Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 13:53

Alors que quelques témeraires ( dont moi même) n'arrêtent de gesticuler et fantasmer sur internet au sujet des élections présidentielles au Cameroun, Le président naturel Paul Biya continue à garder secret la date du scrutin qui devrait le porter, une fois de trop, à la magistrature suprême. Faisant de cette date un vrai mystère. Pendant que dans toutes les démocraties digne de ce nom, les dates de tenue des consultations populaires sont connues des années avant, au Cameroun, on continue à faire de la navigation à vue. Le chef de l'Etat etant seul maître à décider de la tenue ou pas, de la date.

Ni la gesticulation pathétique de certains universitaires ( Fame Ndongo, Agbor Tabi...) devenus des laquais du pouvoir, une honte pour le Cameroun, le désespoir de la jeunesse, ni la libération de Lapiro de Mbanga détenu illégalement pendant plus de deux ans, qui auraient pu constituer des signes palpables de la volonté de Biya d'organiser une élection libre et transparente, un signe d'apaisement, ne representent rien, nous sommes deja habitués à ces messages de soutiens et la libération de Lapiro de Mbanga n'est rien d'autre que du saupoudrage.Nous sommes maintenant habitués à ces manigances indignes des gens qui portent l'etendard de la république. Des gens chargés de former le Cameroun de demain.

Quand on regarde le paysage politico-médiatique du Cameroun depuis le début d'année, on n'y aperçoit pas de message encourageant les camerounais à s'inscrire sur les listes électorales. A ce jour, la structure non moins partiale (ELECAM) mis en place par Paul Biya pour baliser les élections n'a enregistré que 160 000 inscriptions dans la province du littoral, à titre d'exemple, pourtant la plus importante, du moins économiquement.

Le déclarations de candidature se font au compte goutte et avec une mollesse ahurissante, comme quoi, ceux qui se prévalent leader de l'opposition au Cameroun auraient laissé libre cours à Biya de faire du Cameroun ce qu'il veut.

Des sources concordantes indiquent que dans la partie anglophone du Cameroun, il ne se passe rien parce que les ressortissants de ces régions du Cameroun majoritairement opposés à Biya se prépareraient à des actions plus dynamiques que les simples protestations verbales.

La diaspora camerounaise, pourtant très active il y a un an, très enthousiaste à l'idée que cette élection sonnerait le glas présidentiel de Paul Biya et très active sur internet il y a peu, semble elle aussi tombée dans une lethargie incomprehensible, comme quoi tout le monde serait sous le coup d'un puissant soporifique.

les mouvement tels que le LCN et autres qui ont gesticuler pendant des mois entiers en 2010, qui ont fait miroiter l'espoir d'un renouvellement des instances dirigeantes du Cameroun sont complètement à la ramasse. les leader complètement  absents.  Des fois nous nous demandons si ce n'était une imposture de plus. Si une fois de plus nous ne sommes pas tombés précipitamment sous le charme d'une nouvelle génération de bonimenteurs. Ou alors il s'agirait tout simplement d'un extraordinaire amateurisme politique de ces jeunes dirigeants, qui, pourtant petris de diplômes, les uns, plus éloquents que des autres. Alors que ces jeunes gens qui nous ont miroiter des changements possibles sont des professeurs de sciences politiques et autres stratégies de gouvernances dans les universités les plus prestigieuses de l'occident.

Une année électorale est un moment de rêve, c'est le moment où l'on donne des aspirations nouvelles aux populations, et Dieu seul sait si les camerounais en ont besoin en ce moment où les espoirs s'évanouissent au rythme des années que Paul Biya passe à la tête de ce pays. En ce moment où la désolations semble être un mode de vie.

Voilà pourquoi nous pensons que cette année ne sera en aucun cas une année majeure pour le Cameroun, il n'y aura pas d'élections présidentielles comme l'auraient pensé pas mal d'observateurs. Peut-être le spectre de la Côte-d'ivoire plane trop dans ce pays où pendant longtemps, on a farci la tête des jeunes comme quoi Paul Biya est le seul camerounais capable de diriger ce pays. Sa disparition entraînerait sans coup férir la disparition de ce pays.

Je tire ici un coup de chapeau à Tchiroma qui par des intimidations et des basses manoeuvres LD1354A[1]en tout genre à réussi à faire main basse sur la presse et lui a ôté le semblant de liberté qui lui restait.

Vive le Cameroun et son président à vie. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Aurelien lea marla
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de aurelienlea.over-blog.com
  • Le blog de aurelienlea.over-blog.com
  • : Espace d'échange et de partage de nouvelles, d'idées, d'expériences et d'informations.
  • Contact

Recherche

Liens