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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:54

Depuis trois mois environs, la Côte d'ivoire vit une situation unique en son genre, née de la contestation des résultats de l'élection présidentielle par les camps Ouattara et Gbagbo. Chacun se déclarant vainqueur desdits élections. Le pays se retrouve avec deux présidents, l'un reconnu par la communauté internationale: Alassane Ouattara et réfugié dans un Hôtel d'Abidjan d'où il nomme des ambassadeurs et autres dirigeants reconnus par la communauté internationale. L'autre Koudou Laurent Gbagbo reconnu par les institutions ivoiriennes et tenant les rennes du pays et non reconnu par la communauté internationale. 

Ce qui est impressionnant dans la désormais affaire ou crise ivoirienne, c'est la rapidité avec laquelle les chancelleries occidentales, les nations unies et par la même occasion les pays de ce machin appelé Union Africaine, financé à plus de 50% par les chancelleries occidentales. Les pays de L'UEMOA ( Union des Économique et Monétaire Ouest Africaine) entraînés par Blaise Compaoré lui même arrivé au pouvoir par le meurtre de son cousin Thomas Sankara et soutien inconditionné de celui que la plupart des ivoiriens désigne comme son concitoyen Alassane Ouattara. Il ne se passe pas un jour sans que les médias occidentaux, sans doute au pas de leur chancellerie ne nous bassinent les oreilles avec les meurtres et les exactions supposés être commis à abidjan sur les opposant au président, sur les troubles quotidiens et les manifestations contre Laurent Gbagbo. Seulement, on ne se souvient pas d'une image récente de la ville d'Abidjan en proie au violence. Le journaliste Michel Dénisot s'y est rendu pour ineterviewer les deux protagonistes et n'a ramener aucune image d'Abidjan à feu et sang. C'est dire que même en caméra caché, il n'a pu prendre personne en image, quand on sait qu'il s'est spécialisé dans cette pratique avec sa non moins célèbre émission "le grand journal", on est droit d'avoir des doutes sur la crédibilité des déclarations.

Nous avons appris hier la nationalisation de certaines agences bancaires, filiales des groupes français Société générale et BNP Paribas, car celle-ci ont suivi les injonctions de Ouattara leur interdisant de poursuivre leurs activité car elles contribueraient au maintien de Gbagbo au pouvoir.

Mais qu'est ce qui fait donc autant courir les occidentaux sur le problème ivoirien?

On se souvient que dans plusieurs pays, Kazakhstan, Ouzbékistan, Burkina Fasso, Cameroun pour ne citer que ceux-là, les dictateurs se maintiennent au pouvoir à coup de tripatouillage, qu'en Corée du Nord, pays voisin et frère du très bouillant Choi joung JIN et du secrétaire générale de cette institution de maltraitante des forts sur les faible Ban kin moon, le dictateur Kim jon Il est sans pitié pour tout contestaire et que les élections dans ce pays n'existe quasiment pas. Qu'en Birmanie, ANN SANG SU KIY avait remporté les élections présidentielle mais assigné à résidence par la junte ou pouvoir et que la communauté internationale s'était mû dans un honteux mutisme et au mieux avait émis de molles et pathétiques protestaions alors qu'elle dispose de tous les moyens pour débarrasser la Birmanie de cette bande dei dictateurs qui la dirige depuis des années. 

Les pays occidentaux seraient-ils intéressés par le strès nombreux richesses de la cote d'ivoire: fer, cobalt, aluminium, manganèse, cuivre, caoutchouc, diamant, or, bois, uranium, coltran, saphir, coton ou bien entendu café et cacao dont la Cote d'ivoire est les premier producteur mondial?

Pourquoi les différentes armées annoncées avec tellement de ferveur par les chefs d'état donneurr d'ultimatum ne sont -elles pas toujours arrivée à Abidjan pour deloger Laurent Gbagbo et le traduire au TPI pour des crimes qui lui sont imputés? Selon certaines sources, la plupart des charniers dont on attribue la responsabilité à Gbagbo aujourd'hui sont en réalité ceux fait par l'ex rebellion du premier ministre de Ouattara, avec qui ce dernier s'est allié. 

Pourquoi les chancelleries occidentales n'ont -elles pas protesté quand les militaires ont chassé du pouvoir le président nigérien élu Tandja Mamadou? 

Laurent Gbagbo, comme d'autres chefs d'état africain à la solde de l'occident avait pourtant offert de nombreux et juteux contrats à plusieurs entreprises occidentales (Bouygues, Total...). 

Qu'est ce qui peut bien expliquer cette animosité prononcée à son égard et le besoin clair de le chasser du pouvoir et d'y installer Alassane Ouattara qui n'est pas favorable au décompte des voix et qui est allé jusqu'à proposer des richesses incommensurables à Gbagbo s'il lui laissait le pouvoir?  Ce qu'à bien entendu refusé Laurent Gbagbo, se présentant par la même occasion comme un vrai ivoirien défenseur des intérêt de tous les ivoiriens et comme le nouveau Thomas Sankara. Si le très atypique Dadis Camara s'y était mal pris, il reste aujourd'hui probant que l'Afrique devrait les jour à venir proposer davantage de dirigeant tourné vers son indépendance totale et se débarrasser de cette génération de dirigeants un peu trop coopératifs et subordonnés à l'occident.

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Published by Aurelien lea marla
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