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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 11:06

La période où les succès de l'équipe nationale éclipsaient la réalités, les frustrations de la population, les incapacités du régime Biya, la clochardisation de la population, les tromperies, les fourberies et les filouteries en tout genre de l'administration Biya est révolue. Cette drogue qu'est le football au Cameroun commence maintenant à produire les effets pervers dont on a occulté pendant les années au moyens de stratagèmes et manipulations divers. Car si non, comment comprendre qu'un pays qui a  plusieurs fois participé à la coupe du monde, qui a éparpillé les joueurs partout sur la terre n'arrive pas structurer son football? n'arrive pas à offrir des infrastructures adéquats à la pratique de ce sport qui lui a tant rappporté? Les manigances des ISSA HAYATOU, IYA Mohamed et autres ne trouvent plus écho et la réalité rattrape ce football moribond, mal structuré et incapable de s'organiser. 

La preuve est les multiples revers infligés à l'équipe nationale du Cameroun depuis une décennie, les multiples humiliations infligées à la population camerounaise à travers cette équipe nationale formée d'une bande d'adolescents mal encadrés.

Il a suffit d'une humiliation de plus le week-end dernier pour en arriver à cette situation dramatique que décrit le messager dans son article ci-dessous. Il convient maintenant aux camerounais de tout bord, de toute obédience religieuse, politique ou sociale de réfléchir sérieusement sur le Cameroun que nous voulons bâtir. Si les camerounais pensent qu'il temps de batir un pays capable d'offrir les mêmes chances à tous ses fils et filles, un pays capable de s'organiser pour son propre avenir. Il est plus que temps de se débarrasser de cette gangrène qui depuis bientôt trente ans traîne fatalement, diaboliquement ce pays vers les profondeurs abyssales de l'enfer.

 

L'arbre qui cachait la forêt, (l'équipe nationale de football) est tombé. Il faut se dire que les multiples  saupoudrages de Paul Biya sont à leur terme. les camerounais devraient se réveiller maintenant pour mettre hors d'état de nuire ce cancer qui ronge leur pays depuis trente ans environs.

 

download.gifdownload.gifAprès le match Cameroun – Sénégal dans la cuvette de Mfandena à Yaoundé, une autre rencontre, beaucoup plus rude s’est déroulée dans les rues de la capitale camerounaise. Tout commence autour de 18 heures. Les Lions sont encore dans les vestiaires. Des groupes de supporters sont restés dans les gradins. Des milliers d’autres sont dehors, attendant leurs joueurs pour les conspuer. Vers 18 heures et demie, alors que le crépuscule pointe, les Lions entrent dans leur autobus à la sortie de vestiaires. Des dizaines de supporters scandent en chœur : « Eto’o, mouilleur ! ». L’autobus démarre et s’engage dans le tunnel. C’est sans compter avec la détermination des populations frustrées qui forment une véritable barrière humaine. 

Dehors, l’ambiance est déjà surchauffée. On a l’impression que personne n’est rentré chez lui après le match. La police tente de disperser la foule. Sans succès. Le camion anti-émeute, que l’on a surnommé « Abraham » au Cameroun, propulse des jets d’eau sur la horde humaine. Rien n’y fait. Ces derniers répondent par des jets de pierre. Entre temps, plusieurs véhicules sont pris à partie dans cette montée de violence. Un taxi est attaqué et ses passagers sont blessés. Des dizaines de véhicules personnels sont endommagés. L’un des jeunes qui s’en prennent aux voitures nous fait savoir que le pare-brise arrière du véhicule d’Albert Roger Milla aurait été endommagé. Un 4X4 qui appartiendrait à un colonel de l’armée est lui aussi détruit. Des cailloux sont jetés sur les conducteurs de motos. 

Environ une heure après le début des troubles, des renforts de la police arrivent. On enregistre déjà des blessés dans la foule. Plusieurs « Abraham » font des aller et retour depuis la base du Groupement mobile d’intervention (Gmi). La foule ne veut pas se disperser et continue de répondre aux jets d’eau par des jets de cailloux. Sur l’axe qui mène au quartier Elig Edzoa, les gens érigent une barrière avec des ordures ménagères, fûts, balustres, planches, etc. Le tout agrémenté par le feu qu’ils allument avec des vieux pneus de voitures. Idem sur l’axe « Nouvelle route Omnisports », au carrefour Fouda et à « Mobil Omnisports ». Les renforts du côté de la sécurité affluent. Il y a désormais sur place trois corps : la gendarmerie, la police à certains carrefours, et l’armée avec des éléments venus du quartier général (Qg). 

Alors qu’il est environ 20 heures, les raisons de la contestation populaire changent : « le pays va mal », scandent les jeunes. La répression se fait plus forte. Des coups de feu sont tirés en l’air. Le gaz lacrymogène est jeté dans la foule. Des éléments des équipes spéciales d’intervention rapide (Esir) vont jusqu’à pourchasser des jeunes dans les domiciles. Une femme enceinte, après avoir inhalé du gaz lacrymogène s’écroule et est conduite de toute urgence dans un centre hospitalier à Ngousso. On apprendra plus tard qu’elle a fait une fausse couche. 

Du côté des forces de l’ordre, on enregistre des blessés. Deux policiers pris à partie par la foule sont grièvement blessés. L’un d’eux est conduit dans un petit centre hospitalier juste à côté de la Texaco Omnisports. Plusieurs personnes, pour avoir porté le maillot floqué « Eto’o », sont molestées. Des dizaines de jeunes sont blessés, après être tombés après avoir reçu des coups de matraque. Les reporters de Le Messager paient également les frais de cette déferlante. Alain Noah, Edouard Tamba et un employé de la fécafoot seront tabassés par les forces de l’ordre, avant même d’avoir le temps de montrer leurs badges. Christian Tchapmi, lui aussi accompagné de confrères, recevra le gaz lacrymogène et sera conduit à la clinique Fouda. Annie Payep (Vox Africa) et Joséphine Abiala (Mutations) seront sauvées à la faveur de leur nature de femme. 

Le mouvement de contestation autour du stade Ahmadou Ahidjo va baisser d’intensité autour de 23 heures. Permettant aux Lions Indomptables de sortir en toute sécurité. Dans la matinée de dimanche, des sources nous indiquaient qu’il y aurait eu quatre morts du côté d’Elig-Edzoa et Omnisports. Des agressions et des viols auraient également été commis au cours de cette soirée. Tout cela à cause d’un penalty manqué. Football quand tu nous tiens ! 

© Source : Le Messager 

 

 

 


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Published by Aurelien lea marla
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ETIENNE LEVENT 26/06/2011 13:09


Le journalisme ne se limite pas à de la narration qui elle,est bien différente de la description. Quand vous analysez, épargnez nous vos sentiments sur le régime en place.
Concernant la situation de l'équipe nationale, il est clair que les choses ne vont pas dans le sens positif et il est tout à fait normal que le désordre que l'on observe aujourd'hui soit. Il est la
traduction de la réalité que les choses changent. Les sociétés ne peuvent évoluer que s'il ya des ruptures, des conflits ouverts ou latents. Ce n'est pas dire que tout va pour le mieux, c'est pour
dire les choses sont parfaites et que l'ordre de la nature est bel et bien trespecté. Soyez davantage journaliste...


Aurelien lea marla 26/06/2011 14:58



Et à votre avis, ce qui se passe à l'équipe nationale est un changement dans le bons sens. Vous êtes tellement vondicatif que vous ne réalisez même pas que vous dites une chose et son contraiire
en même temps. Pour rapelle, je vous dirai qu'une analyse est un point de vue, une étude ou encore la traduction d'un fait. Relisez vous avant de poster les commentaires toujours vindicatifs.
Vous pourrez peut-être apporter des éléments de contradiction à mon point de vue et non venir verser des débilités dignes d'une intelligence rabougrie par la bêtise collective.



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