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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:58

Au Cameroun, loin de s’illustrer par leur travail dans leur cabinet ministériel, les ministres de Paul Biya s’illustrent beaucoup plus par leur insolente aptitude à nous livrer des histoires abracadabrantesques.

La semaine dernière, c’était autour du très controversé ministre du travail et de la sécurité sociale, Robert Nkili, par ailleurs membre de l’ex belle famille du président Biya de s’illustrer dans ce qui est devenu un le sport favori de ces pontes du pouvoir de Yaoundé.

En effet, on apprend des sources policières que le sieur Robert Nkili aurait déposé une plainte contre son chef cuisinier, accusant ce dernier de lui avoir volé une mallette contenant la non moins importante somme de 300 millions composés de francs CFA et de devises étrangères.

L’affaire se serait déroulée il y a environ un mois, dans le très cossu domicile du ministre sis à Etoug-Ebe à Yaoundé. Il venait de prendre son souper après une journée de « dure labeur » et s’apprêtait à monter dans son lit quand il s’aperçoit que la mallette qu’il avait posé sur une commode dans sa chambre et qui contenait les 300 millions n’y est plus. Il prendra d’abord le temps de fouiller la chambre, la mettant sens dessus dessous avant de s’adresser fatalement et dans le désarroi total aux membres de sa famille et de leur demander s’il n’aurait pas vu sa mallette. Il prendra le soin de ne pas leur indiquer de suite sa contenance. Après moult fouilles digne d’un archéologue, le sieur ministre décidera de s’adresser aussi à son vigile en faction au portail et c’est celui-ci qui lui indiquera avoir vu sortir le chef cuisinier sortir avec un sac poubelle qui semblait contenir quelque chose de rigide. Après avoir passé un savon au vigile, manquant de le frapper, sans doute calmé par la peur d’écorcher ses mains sur la montagne de muscles qu’est le vigile. Le ministre prendra donc la décision face à son incapacité de régler lui-même cette affaire d’alerter un service spécialisé de la police de la capitale qui s’occupe du grand banditisme du forfait de son chef cuisinier et déposera ainsi une plainte contre ce dernier. L’affaire serait passée sous silence comme le souhaitait le ministre, qui craignait de voir éclater un scandale si seulement les policiers n’avaient pas pris d’assaut le quartier Nsam, de triste mémoire, questionnant en permanence vieux, jeunes et toute personne susceptible de leur fournir la moindre information sur le chef cuisinier. Notons que  Nsam est son quartier de résidence. Son domicile est en permanence cerné de policiers et sa compagne vit depuis ce temps,  quasiment en état de siège. Les policiers guettant désespéramment une hypothétique apparition du chef cuisinier. Les populations de ce quartier populaire de Yaoundé aussi vivent dans une certaine psychose depuis plus d’un mois car rafles, bastonnades et autres actes de brutalité faits par des policiers exacerbés de ce travail ingrat deviennent le lot quotidien.

Cette nouvelle disparition de mallette d’argent au domicile d’un ministre, après le cambriolage au bureau du ministre de finance qui a vu s’envoler pas moins d’un milliard de francs CFA et qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive il y a quelques mois pose un vrai problème de société au Cameroun. Car de mémoires de camerounais, ce n’est qu’une énième affaire de ce genre. L’on se demande à quelle fin était destinée cette mallette d’argent. Qu’est ce qu’une mallette contenant une aussi importante somme d’argent viens chercher dans le domicile d’un ministre ? Est-ce là une manière pour les ministres camerounais de thésauriser l’argent qui prive ainsi les banques camerounaises déjà en précarité constante des sommes qu’elles auraient pu faire tourner et ainsi doper l’économie camerounaise ?

Cette mallette était-elle le fruit d’un acte de corruption dont le ministre, pour qui le goût de l’argent est prononcé et qui considère Paul Biya comme une « grâce » avait été sujet ?

Toutes ces questions trottent dans les esprits de la population qui, déjà apeuré par les rapts et les enlèvements quasiment constants au Cameroun. Elles craignent de voir maintenant les quartiers infestés de policiers non plus pour les protéger mais pour les traquer.

 Et penser que l’opération épervier n’a jamais inquiété ce ministre.

 Nous vous tiendrons informer du déroulement de cette nouvelle affaire liée à nos chers francs CFA qui nous font tant défaut et dont certains individus aux buts inavoués s’amusent promener partout comme des sucettes pour enfants.

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Published by Aurelien lea marla
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