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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 20:57

C'est sans surprise que nous avons appris ce jour qu'Hosni Moubarak, terrible dictateur et super président égyptien avait cédé son fauteuil à son dauphin désigné, le général Omar Souleyman. Notons que c'est depuis Dix-huit jours que le peuple égyptien, est descendu dans les rue, sous le sillage de la révolution du Jasmin qui a vu fuir Ben Ali, ex dictateur de Tunisie. 

Il est sans équivoque que l'onde de choc crée par le départ de Ben Ali se propage sur tous les pays arabes. Le contestations sont quotidiennes au Yemen ou encore en Jordanie où l'on réclame plus de liberté de parole et des conditions de vie acceptables. 

La mobilisation de la place Tahir au Caire constitue un précédent pour plusieurs pays. Les dictateurs de plusieurs pays dans le continent africains ont les jambes en coton en ce moment. C'est d'ailleurs dans cet optique que le dictateur camerounais Paul Biya a pris les devants en annonçant des mesure "trompe-oeil" pour court-circuiter tout mouvement de contestation. Il a ainsi interdit tout contrôle routier par exemple, livrant ainsi le pays à une libre circulation des bandits et malfrats en tout genre, surtout quand on sait que ce pays, pourtant encore paisible il y a quelque années est devenu le théâtre des scènes de rapt et d'enlèvement réguliers. 

Alors que la population ne demande qu'à être sécurisée, à vivre avec des policiers qui font leur travail et non avec des racketteurs en uniforme, elle se voit de nouveau livrée à elle même. Une fois de plus, il démontre, si besoin en était encore qu'il ne sait plus quoi faire pour diriger ce pays. C'est croire qu'il perdrait quelques cases dans sa tête. Le populations réclament aux dirigeants de demander aux policiers de faire leur travail et non de les racketter, les autorités décident de renvoyer tous les policiers dans les commissariats, les gendarmes dans les brigades, laissant ainsi lesdits populations à la merci des bandits. 

Tout ceci serait un stratagème pour créer le cahot à la veille d'une élection présidentielle donc les résultats tronqués sont déjà écrits à l'avance et donnent vainqueur le président Biya avec 64% de suffrages valablement exprimés. Le président Biya et sa bande de cleptocrates prévoient alors les constations qui naîtront de ces résultats, surtout que les populations sont dopées par les succès des mouvements de contestation tunisien et égyptien. Il installera alors l'état d'urgence et en profitera pour piller davantage les ressources de ce pays dont il a déjà mis  main basse.

Il est impératif aux populations de ne pas tomber dans ce traquenard mis en place par le régime d'Etoudi. Il faudrait s inscrire massivement sur les listes électorales et voter tous contre ce despote qui à lui tout seul est pire que toutes les catastrophes naturelles survenues au cameroun. A lui tout seul, Paul biya serait plus dangereux qu'un conflit armé.

En ce jour de fête de la jeunesse au Cameroun, la jeunesse devrait prendre la mesure de l'urgence et se débarrasser une fois pour toute de Paul Biya qui n'a plus rien à proposer à ce peuple meurtri par tant d'années de gabegie, tant d'année de musellement, tant d'année de dépérissement.

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Published by Aurelien lea marla
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:44

« Si quelqu’un croit avoir de bonnes raisons de défendre Gbagbo de façon calme et argumentée, les colonnes de ce journal lui sont ouvertes », écrivait Bechir Ben Yahmed la semaine dernière. La romancière française d’origine camerounaise Calixthe Beyala a saisi la balle au bond. Voici son opinion.

D’aussi loin que me porte ma mémoire, il me semble qu’une seule et unique fois je fus en désaccord avec vous, très cher Béchir Ben Yahmed. Et je vous le fis savoir.

C’était il y a fort longtemps, mais lorsque passe trop de temps, ce dernier ne revêt plus aucune importance ; je l’avoue humblement, je n’ai nullement le sens du temps. C’était au sujet du nom du journal Jeune Afrique. Il me souvient que vous lui attribuiez alors le titre de L’Intelligent. Mes yeux fulminaient de colère lorsque je vous en parlai. Aujourd’hui encore, je ne puis oublier votre sourire ; et cette manière très pétillante de me rétorquer que j’aurais dû vous écrire pour vous dire mon sentiment. Depuis ces temps si lointains, aucune particule, aucune ride ne s’est posée sur le respect et l’amitié qui nous lient… Du moins, c’est CE QUE JE CROIS.

Voilà que pour la deuxième fois un sujet nous oppose : l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

Je ne crois pas que M. Alassane Ouattara soit le président élu de la Côte d’Ivoire car, pour cela, il eût fallu que sa victoire fût reconnue par le Conseil constitutionnel de son pays ; il me semble que ce n’est point le cas, me tromperais-je ? Aucune commission électorale, aussi noble soit-elle, ne saurait proclamer le vainqueur d’une élection, d’autant que, dans le cas de la Côte d’Ivoire, cette commission électorale était constituée aux deux tiers par les membres de l’opposition.

Vous me rétorquerez que le président du Conseil constitutionnel ivoirien est un homme du président Gbagbo. Oui, sans aucun doute. Mais n’est-ce point le cas dans tous les pays du monde, et même en France ? On se souvient tous du cas des États-Unis où s’opposaient Al Gore et George W. Bush. La Cour suprême trancha en faveur de ce dernier alors qu’il bénéficiait de moins de voix que son adversaire. Il me semble n’avoir pas entendu des cris d’orfraie des démocrates du monde entier, me tromperais-je ? Il me semble que l’ONU ne battit pas un cil pour condamner cette « usurpation de pouvoir ».

Je ne crois pas que le président français Nicolas Sarkozy aime tant l’Afrique et ses habitants qu’il veille à la démocratisation du continent, voire au bien-être de ses peuples. Je n’ai pas oublié le discours de Dakar. Je n’ai pas oublié les élections au Gabon. Ne fut-il pas le premier à féliciter Bongo fils ? Pourquoi ne fustigea-t-il pas ce dernier ? Pourquoi le félicita-t-il, alors que l’opposition contestait, preuves à l’appui, le résultat des urnes ? Il me semble avoir raté – ce qui m’étonne – votre édito lapidaire sur ce hold-up électoral. Et j’ajoute que le récent documentaire télévisé sur la Françafrique a clairement démontré les impostures, les magouilles et les mille manigances de mon pays, la France, pour placer et maintenir au pouvoir quelques despotes dévoués corps et âme à notre mère patrie.

Je ne crois pas en l’ONU, ce minuscule club d’États riches, où aucun pays d’Afrique ne siège au Conseil de sécurité (L'Afrique du Sud siège au Conseil de sécurité de l'ONU depuis peu, NDLR); je ne crois pas que l’Union africaine soit libre de ses propos, d’autant que, malheureusement pour les Africains, celle-ci est financée par l’Union européenne.

Je ne crois pas que les dirigeants africains soutiennent activement Alassane Ouattara  ; il me semble n’avoir vu aucunes félicitations émanant d’un chef d’État du continent adressées au président désigné par la communauté internationale. Mais qui se cache derrière cette nébuleuse ? Seraient-ce les mêmes qui croisent les bras pendant qu’on bombarde l’Irak ou l’Afghanistan ?

Je ne crois pas à ce souci d’alternance démocratique dont ils veulent nous abreuver. Combien de chefs d’État ont changé la Constitution de leur pays pour pouvoir être élu pour la énième fois ? Combien occupent le poste de président depuis vingt, voire trente ans ? Pourquoi la soi-disant communauté internationale ne les condamne-t-elle pas ? Et la France, qu’en dit-elle ? Rien. Silence ! On exploite !

Je crois, et permettez-moi de reprendre vos propos, « la légende selon laquelle Gbagbo serait le grand défenseur de la souveraineté nationale et que ses positions tranchées lui ont valu l’hostilité de la France ». Il s’agit d’une réalité, vérifiée et palpable. Avez-vous oublié les implications de la France dans le coup d’État contre Gbagbo en 2002, ainsi que les multiples complots qui s’ensuivirent ?

Je crois que tous les panafricanistes croient au complot contre la Côte d’Ivoire. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les deux manifestations organisées à Paris pour le soutien à la souveraineté de la Côte d’Ivoire et qui ont réuni près de cinq mille personnes, battant le macadam dans le froid hivernal. Gbagbo n’est pas seul. Il a le peuple africain à ses côtés.

Je crois qu’autrefois la France et ses acolytes organisaient des coups d’État armés pour déloger les chefs d’État africains qui ne correspondaient pas à leurs critères de sélection. Je crois que la forme de renversement des pouvoirs indésirables a évolué ; elle est plus subtile. Me permettez-vous d’introduire la notion de « coup d’État électoral » ? Et si le président Gbagbo en était une des dignes victimes ? Y aviez-vous songé ?

Je crois que la stratégie géopolitique voudrait que le golfe de Guinée soit totalement sous contrôle occidental. L’épuisement des puits de pétrole dans le golfe Persique et la résistance armée dans ces régions justifient que l’Europe se tourne vers l’Afrique. Pour son pétrole. Pour ses matières premières. Pour ses innombrables richesses. Et aussi – il ne s’agit pas d’un argument moindre – pour sa capacité de soumission bas-ventrale…

Je crois que tous les pays du golfe de Guinée connaîtront le même sort que la Côte d’Ivoire dans un avenir plus ou moins proche.

Je crois tout simplement qu’Alassane Ouattara est, pour les Occidentaux, l’homme de confiance et que pour atteindre leurs objectifs, à savoir lui faire revêtir le costume de président de la Côte d’Ivoire, ils sont prêts à tout.

Je crois enfin que Gbagbo ainsi que le peuple ivoirien se battront jusqu’au bout pour ne point se faire dépouiller. En témoigne le peu d’enthousiasme qu’a suscité l’appel à la mobilisation d’Alassane Ouattara.

Je ne sais pas s’ils y réussiront.

Voilà, cher Béchir Ben Yahmed, ce en quoi je crois. Ou pas. 

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Published by Aurelien lea marla
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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 13:12

J'ai reçu cet article du professeur  Jean Paul Pougala et je me suis permis de le partager avec vous afin que chacun comme il est de coutume entre vous et moi donne son avis.

Bonne lecture.

Depuis le début de la crise ivoirienne, tout et son contraire ou presque ont été dits. Les Occidentaux soutiennent presque tous M. Ouattara qu’ils appellent « Président élu » alors que les Africains soutiennent presque tous le président sortant Gbagbo qu’ils désignent par « Président Réélu ». Au-delà des choix partisans pour l’un ou l’autre président élu ou réélu, il est intéressant de constater qu’il y a une autre bataille celle là à distance qui est en train de se jouer entre la Chine et l’occident en Cote d’Ivoire. A travers des appuis militaires directs ou indirects. L’occident défend une vieille idée de l’Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s’accommodent volontiers d’une misère de masse. La Chine est celle qui veut changer la donne et faire de l’Afrique la vitrine de sa puissance économique et militaire hors d’Asie. Ce qui froisse fortement l’Union Européenne et les USA. Mais ces derniers ont-ils la force et l’énergie pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois qui a malencontreusement décidé de faire de l’Afrique un des piliers de sa superpuissance en construction ? Exactement comme les USA avaient fait de l’Europe il y a 66 ans.

 

Pour les Africaines, les deux personnages de notre feuilleton symbolisent deux conceptions opposées de la politique africaine.  M. Ouattara,  se définit comme « Houphouëtiste », c’est-à dire quelqu’un qui était ouvertement contre les Etats-Unis d’Afrique. En 1963, son mentor Houphouët Boigny était avec l’ancien président Sénégalais Léopold Sedar Senghor les 2 principaux fossoyeurs du rêve de Kwame Nkrumah de créer immédiatement les Etats-Unis d’Afrique. Pour Senghor et Houphouët la relation avec la France était plus importante que toute nécessité d’autonomie africaine. Ce dernier avait alors prononcé la célèbre phrase : « Ils disent qu’ils vont unir l’Afrique du Cape au Caire. Il le feront sans nous, sans ma Cote d’Ivoire ». La suite on la connaît : l’OUA est née comme une nullité avec un seul programme cher à Senghor et Boigny : « intangibilité des frontières héritées de la colonisation européenne » et adieu le vieux rêve de Nkrumah contenu dans son livre prémonitoire publié en 1961 du titre : AFRICA MUST UNITE (l’Afrique doit s’unir si elle ne veut pas connaître famine, pauvreté et guerres). Mettre fin à la triste parenthèse de l’OUA était une priorité pour Gbagbo dès son arrivée au pouvoir en 2000 pour passer à la nouvelle Union Africain (en 2002) comme étape intermédiaire vers la création des Etats-Unis d’Afrique. Aujourd’hui, M. Ouattara continue dans la même voie de Houphouët : il ignore les institutions de la Cote d’Ivoire (le conseil Constitutionnel) et préfère attendre sa légitimité de Paris ou de Washington.  Il demande à une partie du monde de venir faire la guerre pour tuer une partie du peuple ivoirien. Il demande d’affamer les fonctionnaires ivoiriens en les privant de leur salaire. Il demande à la France d’organiser des commandos sous le couvert de la CEDEAO, et comme Houphouët, il n’a jamais expliqué ce qu’il compte offrir à la France en retour.

 

Aux apprentis sorciers de la théorie des guerres éclair, j’ai envie de dire : aucune élection, aucune personne ne mérite qu’il y ait une seule vie de perdue. Les hommes passent, les empires disparaissent. Mais les cicatrices d’une guerre ne finissent jamais. L’Irak peut-il nous servir de leçon ?  

 

3 Exemples hors d’Afrique pour élucider mes propos :

 

-          Le 19 décembre 2010, on a voté en Biélorussie, le président sortant a proclamé qu’il a gagné avec 72% et a aussitôt mis en prison les dirigeants de l’opposition. Y-a-t-il un seul pays Européen qui a menacé ce pays d’utiliser la force pour déloger Alexander Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans ? L’Union Européenne n’a prévu aucun plan militaire pour aller déloger le dictateur. La raison est simple : les 27 pays de l’Union Européenne ont à cœur la valeur de la vie de leurs frères et sœurs de la Biélorussie. C’est à chacun de soigner ses intérêts et les Européens considèrent la vie humaine en Biélorussie plus importante qu’un dictateur qui s’en ira tôt ou tard.

 

-          Le Secrétaire Générale des Nations Unies M. Ban Ki-Moon et le Représentant de l’ONU en Cote d’Ivoire M. Y Choi sont tous les deux citoyens d’un pays divisé en deux, la Corée. Il y a un des deux présidents Kim Jong-Il qu’ils disent fou et un danger permanent pour sa propre population et pour ses voisins. Mais pour Kim, M. Y Choi et M. Ban Ki-Moon ont toujours justement prôné la retenue. A ceux qui veulent faire la guerre en Cote d’Ivoire j’ai deux questions : En quoi la vie d’un Coréen serait-elle plus précieuse à préserver que celle d’un Ivoirien ? En quoi la mort des populations civiles en cote d’Ivoire serait-elle moins grave qu’en Corée ? En quoi Laurent Gbagbo est-il plus dangereux pour ses voisins que le dirigeant Nord-Coréen M. Kim Jong-Il ? au pouvoir hérité de son père depuis 17 ans et qui lui-même l’avait exercé pendant 46 ans jusqu’à sa mort et qu’il s’apprête à passer à  son fils.

 

-          En Birmanie (Myanmar) en 2000 un vainqueur des élections présidentielles a été privé de sa victoire, pire, privé de liberté depuis 10 ans, Mme Aung San Suu Kyi s’est contenté en silence d’un prix Nobel de la paix, sans jamais exiger une quelconque intervention de l’extérieur pour aller déloger les usurpateurs du pouvoir. La victoire de Mme Aung San Suu Kyi validée par la Cour Constitutionnelle Birmane est-elle moins importante que la défaite de M. Ouattara  déclarée perdant par le Conseil Constitutionnel de son pays ?

 

M. Laurent Gbagbo entrera-t-il dans l’histoire comme un dirigent médiocre, méchant, valeureux ou éclairé ? Nul ne pourra le dire. Ce que nous savons par contre c’est qu’il est l’homme qui symbolise le mieux les frustrations des Européens et des Africains. La crise Ivoirienne s’est vite transformée en une crise raciale entre les Blancs et les Noirs, entre l’Afrique et l’Europe. Avec cette fois-ci un 3èmelarron, la Chine en embuscade.

 

Le jour précis (17/12/2010) où l’Union Européenne annonçait d’avoir à l’unanimité choisi le camp de Ouattara dans la crise Ivoirienne, contre Laurent Gbagbo, la Chine nous annonçait d’être devenue la première partenaire commerciale du continent africain en publiant les chiffres de 10 mois d’échanges avec les pays Africains. Il en ressort une augmentation du volume d’affaires à 20 milliards de dollars avec l’Angola faisant de ce pays son premier partenaire africain sur le plan commercial, mais aussi militaire. Et le hasard veut justement que l’Angola soit le pays qui soutient militairement les Forces de  Défense et de Sécurité de Laurent Gbagbo en Cote d’Ivoire. Et c’est ce même jour que  le général Chinois de division Jia Xiaoning, directeur adjoint du bureau des affaires étrangères au ministère chinois de la Défense était reçu en audience au Cameroun par le Président Biya. Ont-ils parlé de la crise ivoirienne ? La chine peut-elle aider financièrement l’Europe pour sortir de la crise économique et accepter qu’elle utilise cet argent pour la combattre en Afrique ? Ce qui est sur, c’est que c’est un scénario que l’Europe n’avait pas prévu. L’annonce la même semaine de l’avion chasseur bombardier furtif chinois le Chengdu J-20 est-elle un simple hasard de calendrier ou un message militaire lancé aux USA et à l’Europe ? Le message a été bien reçu à Washington, puisque le nouveau avion militaire furtif F-35 en préparation devant remplacer le F-22 est déjà jugé obsolète et on parle déjà de l’abandon du projet avec des milliers d’emplois à risque, à cause de la nouvelle barre technologique très haute que la Chine vient d’imposer à l’industrie de l’armement américaine jusqu’ici considérée la plus avancée du monde. Selon les experts militaires américains, le J-20 chinois doté de gros missiles antinavires est spécialement conçu pour détruire les nouveaux 10 port avions américains en construction jusqu’en 2058. On comprend dès lors pourquoi le port avion français Mistral qui en ce moment fait route vers Abidjan pour déloger Gbagbo avant la fin du mois de janvier comme nous l’a promis Ouattara, serait détruite par le nouveau J-20 chinois en moins de 5 minutes. Pour l’instant, la Chine ne tirera pas un seul coup dans la crise ivoirienne, mais il y a à parier que la prochaine crise sera très différente, car l’hégémonie européenne qui dure depuis l’an 1.454 en Afrique vit ses dernières heures à Abidjan.

 

La crise ivoirienne qui n’était apparemment au départ qu’un simple démêlé entre Européens et Africains s’est très vite révélée comme l’anticipation  de la bataille militaire Chine-Occident qui ne fait que commencer, sur le sol africain. C’est aussi le prélude d’une longue saison tumultueuse entre l’Afrique et l’Europe qui peine à accepter l’inexorable autonomie effective de l’Afrique, 50 ans après la parodie d’indépendance. Récemment, les généraux de l’armée chinoise sont en train de défiler un peu partout en Afrique pour tisser des accords de partenariat militaire ; à Pékin, on ne cache plus que le vrai but est de neutraliser toutes les rebellions que l’Europe organisera sur le sol Africain pour les freiner et retarder cette autonomie.

 

L’arrivée de la Chine sur la scène politique, économique et militaire africaine est en train de se transformer en cauchemar pour l’Europe qui en perd toute sa lucidité. Depuis 2007 l’Union Européenne a tout mobilisé pour proposer à la Chine une sorte de triangulaire pour stopper les gigantesques investissements de la Chine en Afrique. L’ex Commissaire Européen au Développement Louis Michel a fait d’incessants déplacements à Pékin pour faire mille propositions sans succès.  L’Europe ne démord pas pour autant, c’est chacun des 27 qui essaye même en solo. L’homme le plus recherché à Pékin et qui donne les maux de têtes aux occidentaux s’appelle : Zhang Ming, le « Monsieur Afrique subsaharienne » du ministère chinois des Affaires étrangères. Tous le détestent et tous lui font la cour. Que lui veulent les occidentaux ? Ils lui demandent ni plus ni moins que de faire semblant d’aider l’Afrique, sans vraiment passer à l’action. On lui explique que c’est cela les règles du jeu depuis 5 siècles et qu’il y a très gros à gagner. Que répond-il ? NIET. La Chine n’est intéressée par aucune triangulaire. L’Afrique qu’on disait marginalisée est remise par la Chine au centre des convoitises. Le président Chinois a visité presque tous les pays africains et certains, 3 ou 4 fois, lorsque les Présidents américains en 8 ans ne visitent que 2 ou 3 pays africains. Et sur les 27 pays de l’Union Européenne, 21 sont dirigés par des présidents qui n’ont jamais mis pied en Afrique.

 

L’Europe est en train de compatir dans une médiocrité des plus grotesques tentant d’embourgeoiser les Chinois en Afrique et de leur enseigner leurs vieilles recettes mesquines qui ont cloué au sol pendant 50 ans le décollage de l’Afrique, avec des slogans tout aussi burlesques et minables : « L'Union européenne et la Chine se sentent plus près de l'Afrique que tout autre continent. ». Les rares documents que nous avons entre les mains des propositions secrètes européennes à la Chine justifient toute cette panique à bord par l’inquiétude des Européens sur un probable surendettement de l’Afrique si la Chine continuait sur cette lancée. Cette thèse est complètement saugrenue. C’est comme si un interdit bancaire allait voir son banquier pour lui expliquer qu’il ne dort pas depuis des semaines parce que son voisin risque de devenir surendetté si cette même banque continuait de lui donner des crédits. Et le supplie de ne plus traiter directement avec ce voisin, mais de  passer par lui afin qu’il filtre et suggère ce qui va bien pour son voisin. Le FMI a récemment refusé un crédit à la RDC au motif que le Congo reçoit des investissements chinois.  Edwards Bernays dans son livre « Propagande ou l’art de Manipuler l’opinion publique en démocratie » nous enseigne que la manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le monde. L’Union Africaine doit reprendre la main en Cote d’Ivoire pour que le gouvernement invisible de l’Europe n’entrave, ne déstabilise et n’enlève à l’Afrique une des pièces maîtresses du puzzle (la Cote d’Ivoire) dont elle aura besoin pour former et bâtir le mosaïque des Etats-Unis d’Afrique. Si aujourd’hui la Cote d’Ivoire est sacrifiée pour offrir à l’Europe une consolation de répit dans sa guerre commerciale et industrielle perdue d’avance avec la Chine (comme le diktat chinois sur les terres rares), demain à qui le tour ?

 

La crise ivoirienne aura pour le moins, le mérite de nous donner plusieurs enseignements :

 

-          L’ONU est une boite vide qui nécessite une complète refonte. Cette organisation est en train de se transformer en instrument de déstabilisation des nations et l’initiatrice des guerres civiles plutôt que d’être un instrument de pacification des peuples comme elle a été originellement conçue.

-          La finalisation des Etats-Unis d’Afrique est un impératif qui ne peut plus attendre. Tout le processus de la fédération africaine en cours doit être accéléré pour ne pas laisser l’espace aux vieux démons de l’Afrique de faire repartir un nouveau cycle de violences, de guerres et donc de déstabilisation du continent contribuant ainsi comme durant les 50 ans précédents à détourner l’attention des vrais enjeux et des objectifs de création du bonheur pour les populations africaines.

-          L’entrainement pour la première guerre mondiale du 21ème siècle entre l’Occident (Europe/USA) et la Chine se fera très probablement sur le sol africain. Le déclin des premiers ne les prive pas de l’instinct d’arrogance habituelle pour continuer d’humilier la seconde en lui intimant ce qu’elle doit faire en Afrique, sur la dévaluation du Yuan. Le ridicule ne tue pas. Ce sont les pays qui se sont de trompés de politique et sont responsables d’une crise financière mondiale, qui prétendent de donner des leçons à la Chine qui elle a été vertueuse dans sa gestion. Il y a une ligne rouge que tôt ou tard l’occident va traverser et ce jour là, cela va faire : Boum ! Et c’est pour ce Boum que l’Afrique sert aujourd’hui à l’un et à l’autre de terrain d’entrainement.

 

 

CONCLUSION

 

Il me plait de conclure avec ces deux extraits de commentaires sur la crise ivoirienne :

 

1-  « Les colonialistes ont toujours un masque. Ils ne disent jamais du bien de vous. Ils pillent vos ressources naturelles. Ils ont commis des génocides à l’égard des Indiens d’Amérique, détruit des civilisations comme celle des Aztèques. Au nom de la liberté du commerce, ils ont imposé à la Chine trois guerres d’opium. Au nom de l’esclavage, ils sont venus imposer le travail forcé en Afrique. Aujourd’hui, c’est au nom de la justice internationale qu’ils interviennent en Cote d’Ivoire. Quelle est cette justice Internationale ? Les magistrats du Tribunal Pénal International sont atteints de ce qu’on appelle un daltonisme au noir. Le dalton ne voit pas certaines couleurs. Ils ne voient que le noir. Si vous allez à la Cour internationale, tous les inculpés sont noirs, pas parce qu’il ne s’est rien passé à Gaza, pas parce qu’il ne s’est rien passé à la prison d’Abugraïb. La question que je me pose maintenant est : Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle cela ? Je ne dis pas que tout le monde est innocent, mais si ces gens sont coupables, c’est aux Africains de les juger. Pourquoi l’Afrique accepte-t-elle que ses dirigeants soient jugés par une bande de cosmopolites qui la méprisent ».  Jacques VergèsAvocat Français (ancien défenseur du leader Serbe Milosevic au TPI)

 

2- « Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d’autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI et gestionnaire libéral, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste ». Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir.  Née en 1946, grand reporter, elle collabore aussi au "Monde Diplomatique"

 

Voilà pourquoi à mon avis il n’y a jamais eu d’élection en Cote d’Ivoire, mais une parodie d’élection. Avec 300 milliards de Francs des Ivoiriens que l’Onu a jeté par la fenêtre pour un simulacre d’élection on aurait pu construire 300 hôpitaux, 1000 écoles, 50 Universités, 3.000 crèches, 5.000 dispensaires.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:26

sL'information est tombée comme un couperet, surprenants certains camerounais qui voyaient en l'accalmie qui s'était installé autour de Yves Michel Fotso, fils du magnat des affaires Victor Fotso, un signe de la fin de ce feuilleton politico-financier concernant le vice président du groupe Fotso. c'était sans compter sur la perfidie, la malignité ou encore l'espièglerie de celui qui lui même est sujet d'une nouvelle plainte déposée par certains de ses compatriotes et jugée recevable à paris, pour détournement, recels et abus de bien publics. 

En effet, il y a un mois environ, Paul Biya, monarque qui règne sur le Cameroun depuis bientôt trois décennies est sous les charbons ardents. Il est sujet d'une enquête préliminaire par le Parquet de paris, suite à une plainte déposée par le Conseil Camerounais de la Diaspora. Celle-ci venant après moult tentatives de plusieurs autres organisations dont Transparency International ou encore Le C O D E. (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora) qui jusqu'ici voyaient leurs plaintes rejetées.

Même si l'ouverture d'une procédure judiciaire reste incertaine après cette enquête préliminaire, La recevabilité de la plainte du CCD sonne déjà comme un avertissement pour Paul Biya. Le vice président du CCD Célestin Djamen disait:

" Si une enquête est ouverte en France, cela permettrait de savoir enfin ce que détient M. Biya, qui vit dans le luxe avec sa famille alors que la pauvreté progresse sans cesse au Cameroun"

D'ailleurs, depuis l'annonce de la recevabilité de la plainte, les pions publicitaires de la machine RDPC sont montés au créneau pour dénoncer une "cabale injustifiée" contre le prince de Mvoméka. Le très facétieux ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, anciennement opposant au régime de Paul Biya et qui est devenu son plus fervent défenseur, vient de faire une sortie médiatique dont lui seul a le secret. Égrenant les qualificatifs pour celui dont il ne tarit pas de salamalecs et d'insultes pour ces "sous camerounais. Allant même jusqu'à douter de la maturité des instances judiciaires françaises.

"L’instrumentalisation de la justice française par des aventuriers camerounais en quête de tribune pour se déclarer candidats à la prochaine élection présidentielle" A t- on entendu dire Issa Tchiroma à la CRTV, chaine de radio-télévision acquise à la propagande du régime. Il en a profité aussi pour s'en prendre aux médias français leur reprochant "d'avoir fait chorus à ces accusations farfelues".

Pour essayer de blanchir Paul Biya, le Cabinet Civil  de la présidence aussi a pondu un communiqué laconique:

" Le Cabinet Civil de Monsieur le Président de la République du Cameroun a appris à travers les médias, que le Parquet de Paris aurait ouvert "la semaine dernière" une enquête préliminaire après le dépôt, par une association dénommée Union pour une Diaspora Active d'une plainte contre le Chef de l'Etat S.E Paul Biya soupçonné de s'être constitué un important patrimoine en France par des détournements de fonds publics.

Le Cabinet Civil de monsieur le Président de la République, qui se réserve l'usage des moyens de droit contre les auteurs présumés de cette action, attend les conclusions de ladite enquête.

D'ores et déjà, le Cabinet Civil de Monsieur le Président de la République du Cameroun tient à rassurer l'opinion nationale et internationale que le chef de l'Etat S.E Paul Biya qui a fait de la rigueur et de la moralisation des comportements le socle de sa politique depuis son accession à la magistrature suprême, le 06 Novembre 1982, ne dispose pas de patrimoine en France ou ailleurs.

En conséquence, Monsieur le Président de la République du Cameroun S.E Paul Biya, ne se sent nullement concerné par ces dénonciations."

Signé, Martin BELINGA EBOUTOU.

Après un tel communiqué ponctué de menaces de représailles envers des camerounais qui  s'estiment en droit de savoir où vont leurs impôts et les richesses du pays, démontre le rififi que cette enquête préliminaire a entraîné dans le très calme sillage cleptomane de Paul Biya. Presqu'un cadeau empoisonné offert par le CCD, à celui qui bien que président à la destiné de 20 millions de camerounais a élu domicile en Suisse, pour son 28 ème anniversaire de l'accession à la magistrature suprême. Paul Biya a même personnellement fait le déplacement de Tripoli pour le sommet UE- AFRIQUE, lui qui nous habitué à ne pas assister aux évènements politiques, sociales ou économiques qui ont lieu en Afrique. Était-ce là un voyage pour essayer d'aller amadouer les autorités françaises de mettre fin à cette enquête? L’on peut même se demander avec raison pourquoi c'est seulement maintenant que Paul Biya fait arrêter Yves Michel Fotso, alors que tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans l'histoire de l'Albatros, l'avion de sinistre mémoire, cimetière des détournements leur sont reprochés croupissent dans à KODENGUI depuis des années. Atangana Mebara... 

Plusieurs observateurs voient en cette arrestation médiatique et cinématographique une tentative de détournement d'attention des camerounais par le pouvoir pour obscurcir l'enquête en cours en l'endroit de Paul Biya. Un saupoudrage certain pour que les camerounais croient en la sincérité de Paul Biya. Mais "on peut tromper une partie du peuple pour toujours, et le peuple tout entier pendant un temps, mais jamais les deux ensembles".

Le muselage dont sont sujets les médias camerounais en ce moment témoigne aussi de l'embarras que suscite cette affaire dans les sérails du pouvoir d'Etoudi. Alors, nous restons attentifs aux résultats de l'enquête Préliminaire ouverte à l'endroit de celui qui est perçu au Cameroun en ce moment dans les milieux populaires comme la pire des catastrophes qu'aurait pu subir le Cameroun. La lame avec laquelle il tranche la tête des gens qui lui ont servi dans le passé et qui un temps soit peu ont eu l'idée de se croire présidentiables pourrait se retourner contre lui.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 21:22

52_10_03_11.jpgDepuis quelques jours, comme des croque-morts attendant impatiemment la fin d'un homme trop attaché à la vie, des langues bien pendues et bien fourchues se relayent pour annoncer le décès de GUY LOBE, artiste musicien camerounais.

Depuis le début de l'année et même depuis cinq ans, la scène musicale mondiale en général et camerounaise en particulier a perdu tour à tour Charlotte MBANGO, HOÏGEN EKAWALLA, JEANNOT HENS, JEAN BIKOKO ALADIN et bien d'autres encore. la plupart du temps, ces artistes qui ont représente le Cameroun et hissé au firmament son vert-rouge-jaune trépassent dans des conditions pitoyables, abandonnés à leur triste sort par leurs compatriotes, par les autorités et même par leurs compères, pourtant Dieu sait combien c'est pénible de perdre un artiste, gardien de la culture d'un peuple, donc de son identité.

Pour ce qui est du père de "Dieudonné", "Africaines" ou encore "oya yo," nous devons unir nos prières pour qu'il quitte au plus vite l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris  où il est hospitalisé. Afin de ne pas connaitre la peine que nous avons eu à la disparition de ZANZIBAR, ESSINDI MINDJA, FILINGUE HIROSHIMA, JEAN MICHE KANKAN ou encore KOTTO BASS, tous mort au sommet de leur art et abandonné de tous.

J'en appelle ici à  la bonne volonté des camerounais de tout bord pour soutenir matériellement et moralement la famille de Guy Lobé dans ces moments d'incertitudes. Vous pouvez trouver sur facebook un message de Guy Lobe à Marcel BWANGA en particulier et aux camerounais en général. Il dénonce cette macabre cabale, cette mortuaire délation lancée à son égard depuis quelques jours.

Puisse Dieu tout puissant garder Guy lobe  longtemps parmi nous et que celui continue à nous bercer de ses chansons anthologiques.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:35

Je vous propose ici une tribune dans laquelle je m'autoriserai à mettre sur la table un certain nombre de propositions qui peuvent s'assimiler à un programme aussi bien politique, économique et sociale par lequel notre pays pourrait passer pour sortir de l'obscurantisme dans lequel il est plongé, malgré ses cinquante années d'indépendance et pire encore, depuis l'avènement de Paul Biya et sa "démocratie avancée" au pouvoir.

Je propose d'ailleurs que ces propositions soient la base d'une réflexion solide et objective, dénuée de tout fanatisme. Ces propositions seront portées sur trois grands axes par lesquels tout pays aspirant au bien être de sa population devraient pouvoir reposer l'objet de sa politique. ces axes seront notamment:

               1- l'axe politique (administration, gestion des hommes.....)

               2- l'axe de développement (économie, gestion de ressources du Cameroun, fiscalité, Infrastructures diverses.....)

               3- l'axe Sociale (santé, éducation, culture.......)

Les prochains jours, je vous ferais savoir mes premières propositions pour le premier axe (axe politique) pour que nous commencions notre discussion constructive.

Ceci n'est aucunement une démarche vers un lobbying ou vers une quelconque prétention d'une connaissance ou d'une capacité à sortir le Cameroun du marasme aussi bien sociale, politique qu’économique dans lequel il se trouve plongé en ce moment. Mais ce n'est qu'une petite contribution d'un citoyen soucieux du devenir de son pays, soucieux du devenir de ses compatriotes qui aujourd'hui, faute d'espoir, faute d'un futur certain ne s'arrêtent plus de s'éparpiller à travers le monde, dépouillant par la même occasion leur pays de ses bras valides.

ceci peut sembler le souhait d'un certain nombres d'hommes et de femmes pour qui ce pays ne représente pas grand chose, mais pour nous qui croyons en ce merveilleux triangle national qui est passé en un quart de siècle de pays en voie de développement à pays pauvre très endetté, il est hors de question de le laisser sombrer. il est hors de question de nous défiler face à l'adversité.

je crois fermement aujourd'hui, que chacun à son niveau, chacun à sa place devrait prendre la mesure de l'urgence, la mesure de ce que le pays a besoin de toutes ses forces vives, de toutes ses âmes, de tous ses fils et filles afin d'avancer ensemble vers le développement dont certaines personnes ont transformé en mirage, en mythe et dont l'accès ou l'avènement deviendrait utopique.

Oui nous pouvons y arriver, oui nous pouvons démentir les fatalistes, oui nous pouvons clouer au pilori toutes ces vieilles mentalités qui croient en un mauvais sort jeté sur notre pays. Oui nous pouvons y arriver si chaque camerounais se met à contribution.

Nous avons pris du retard par rapport à certains pays qui hier avaient le même statut que nous, mais il n’est pas impossible de combler ce retard, au contraire, avec un peu de témérité et de bravoure, nous pouvons si nous y croyons.

A la jeunesse en particulier, il est temps de prendre la mesure de choses, il ne nous est aucunement interdit de nous mêler des affaires du pays.

les "slogans du genre la politique aux politiciens, l'école aux écoliers" sont caduques aujourd'hui, nous n'avons pas le droit de laisser certaines petites âmes décider de notre futur. Alors, n'ayons pas peur, réagissons massivement à cet appel, à cette plate forme. On dira qu'on a déjà assez débattu comme ça dans notre pays, mais je vous assure, c'est dans ces débats que nous tirerons le maximum d'éléments nécessaires à notre envol.

Comme je vous le disais au début de mon propos, je commencerai les jours prochains par mes premières propositions à débattre. Faire courir cette information auprès de vos amis, auprès de vos frères, auprès de vos mères, auprès de vos, pères, dites au camerounais que nous ne sommes pas perdus, dites au camerounais que nous y arriverons.

vive le Cameroun.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:30

C'est élève d'un collège de Douala a réussi l'exploit d'étaler sa sottise au grand jour. Mais ceci ne reflète aucunement la réalité ou l'état d'esprit de tous les élèves camerounais qui sont d'une intelligence aussi particulière que probante.

C’est à rire au point de se casser les côtes.

NTARAPIE FRANCIS MERIME, élève en classe de 3ème M5 N1

Vendredi le 15 Février 2002

Rédaction

Sujet : 
Que pensez-vous de cette affirmation : « Ventre affamé n'à point d'oreille ».

"Le ventre est la partie du corps qui comporte les intestins, les estomacs, les foies, les poumons dans lequel la nourriture vient rester. Les oreilles de leur part sont situées sur la tête qui est séparée du ventre par le cou. Le ventre qu'il soit affamé ou pas ne peut donc pas avoir faim. La personne qui a dit donc le ventre affamé n'a point d'oreille est zéro, il ne connaît pas la science et le corps humain. Il n'a pas fait le cours élémentaire ; Pourquoi ça ? Nous aurons les preuves dans les lignes suivantes.

C'est la première fois d'entendre qu'il y a des oreilles sur le ventre et que ces oreilles disparaissent quand on a faim. Je crois que c'est un problème de sorcellerie car je n'ai pas moi les oreilles sur le ventre. On dit même qu'il y a les gens qui ont quatre yeux. Ils, c'est les vampires ou quoi? En tout cas, ça n'a pas encore duré.

Comme une fille comme ça a menti sur mon nom que j'ai mit l'enfant dans son ventre alors qu'on se disait seulement bonjour et en passant ; cette fille là a fait jusqu'à son père à dit qu'on va m'amener à la prison New-Bell , c'est là que mon père a dit Miracle ! Mon vieux, cette affaire là est sérieuse. Alors il a décidé d'acheter les ustensiles d'accouchement tel que les couches carré et rectangles et les petits caleçons de l'enfant. Mais ça m'avait étonné moi jusqu'ààà, parce que je ne comprends pas moi comment quelqu'un peut seulement dire bonjour à une fille et l'enfant rentre dans son ventre. C'est du jamais vu !!! On peut même croire que la grossesse « salutation » existe déjà einh !

Donc il faut faire attention vous les garçons qui saluent les filles en route.

J'étais alors obligé comme c'était moi le père génital de l'enfant d'accompagner la fille à l'hôpital pour les visites prénatation alors que le meurtrier de la fille était même lui cool dans son coin. J'étais vraiment obligé car la fille disait à mon père que la visite c'est 7 500 F alors que c'était entre 1 500 F et 2 000 F . Alors un jour quand on quittait la maison je le dis : « mange » et comme c'est une fille qui tourne trop les yeux, elle répondit que : « je dis ein on t'a envoyé ? laisse moi, je n'ai pas faim ». Arrivé à l'hôpital, comme il n'y avait rien dans son ventre, l'enfant a commencé à cogner NKOUM, NKOUM, NKOUM dans son ventre jusqu'à on comprenait dehors, la fille a commencer à tapoter son ventre en disant « oh fiston tu me laisses ? » mais l'enfant a toujours cogné. Moi-même ça me faisait déjà quelque chose. Alors j'ai mis ma bouche sur son ventre et j'ai crié que : « enfant de bordel, tu ne peux pas te taire là-bàs » mais jusque-là, l'enfant cognait toujours.

C'est à ce moment que le docteur est venu et a dit : «Ventre affamé n'a point d'oreille ». C'est textuellement ça car la fille n'avait rien dans le ventre comme nourriture et les corps du bébé faisait des bruits, mais malgré ça, les oreilles de la fille et du bébé étaient toujours à sa place, donc celui qui a dit ça, comme je le disais dans mon introduction, ne connaît pas le corps humain, il n'a pas fait le cours élémentaire. Même si tu ne manges pas pendant une semaine, tes oreilles seront toujours là. C'est tout simplement un problème de sorcellerie.
"

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:28

Une fois de plus, la sinistre unité d'élite de Paul Biya fait parler d'elle. Dimanche dernier, un élément de cette unité appelée BIR (Bataillon d'intervention Rapide) a fait parler de lui en tirant  à bout portant sur un simple camerounais qui a eu la mauvaise idée  ou la malchance de se trouver sur son passage. Comment comprendre donc qu'une unité qui a été crée, à en croire à son géniteur Paul Biya, pour combattre les coupeurs de route au nord et ailleurs se retrouve aujourd'hui à circuler dans la ville armée jusqu'aux dents pour faire des contrôles de véhicules.

Soit le Cameroun est en guerre, mais contre qui? Contre quel  pays? Soit les policiers et gendarmes du Camerounais sont des imbéciles qui touchent des traitements inutilement. Mais je préfère ne pas croire en cette hypothèse car depuis des lustres, ces deux corps existent et ont préservé la sécurité publique.

Dans ce cas, il faut voir en ces manœuvres de Paul Biya une autre manière d'asseoir sa dictature ignoble. Les militaires sont supposés rester dans leur caserne et défendre le pays en cas d'attaque extérieure ou encore en cas de situation périlleuse. Mais jusqu'ici le Cameroun n'est pas en guerre, et la sécurité publique n'est aucunement menacée en ce moment. visiblement Paul Biya et son gouvernement sont complément à la dérive. Car envoyer des militaires d'un corps dit d'élite en route pour massacrer ses propres compatriotes n'est rien d'autre qu'une preuve s'il en fallait encore que le Cameroun tourne définitivement vers une dérive autocratique et dangereuse.

On a cru que,  ce que ces militaires avaient déjà en fin février 2008 suffisait pour dissoudre cette unité qui loin de servir le Cameroun est devenue un nid de bandits, un vivier de brigands qui volent pillent, violent, braquent et commettent les forfaits en tout genre.

J'espère comme tous les camerounais d'ailleurs que cette nouvelle preuve de leur bestialité et de leur brutalité qui décrivent parfaitement le machiavélisme de Paul Biya convaincra ceux qui en doutaient encore de la nécessite de dissoudre cette macabre unité de l'armée et de leur retirer les pleins pouvoirs qui leur ont été attribués.

Il est temps de dire non à ce type et à son pouvoir, à son gouvernement obscur et sans avenir pour notre beau triangle national.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:26

Dans une information parue dans les colonne de la presse madrilène ( Marca) et relayée par la presse mondiale (rfi, France football, cameroun infos....), Javier Clémente, ancien entraîneur de l'athletico bilbao et de la sélection espagnole de 1992 à 1998 aurait signé un contrat de deux ans avec le Cameroun. Si pour l'instant, cette information n'a pas été officialisée par les autorités footballistiques du Cameroun. Tout porte à croire qu'elle soit exacte. Une fois de plus c'est nouvel échec des autorités sportives du Cameroun. Un vrai coup de pied au nez pour les anciennes valeurs du football camerounais telles que Joseph Antoine Bell, François Omam Biyick, Jacques Songo'o, Jean Paul Akono, Thomas Nkono ou encore Ngweha Ikouam....

Car, après les mésaventures que l'équipe nationale du Cameroun a eu avec Paul Le Guen pourtant choisi par le président de la république en personne et désormais entré tristement dans l'histoire du football camerounais, l'on aurait pu croire que les leçons ont été tirées et que le moment est venu de faire confiance aux anciennes gloires du football camerounais et surtout de leur donner des moyens pour mettre en place une équipe digne du Cameroun. Surtout que nous ne cessons de danser la sarabande du cinquantenaire de notre indépendance.

Quand on sait ce que cet entraîneur pense de Samuel Eto'o et des déclarations qu'il a eu à son égard, il est à craindre du climat qui pourrait régner dans cette équipe les jours à venir, surtout que le leadership d'Eto'o dans l'équipe nationale semble ne pas être érodé, malgré la déconfiture Sud africaine. L’on peut aussi se poser des questions sur la connaissance de monsieur Clemente de l'Afrique.

Dans tous les pays du monde, (je veux parler des pays normaux) les sélections nationales, comme les instances fédérales du football sont tenues par les anciennes gloires, mais chez nous, c'est comme si nous étions atteint du syndrome de la méconnaissance des valeurs nationales et allons toujours chercher des gens venues d'ailleurs, qui ne connaissent parfois, ni nos valeurs, ni coutumes, ni nos réalités.

ils peuvent essayer ou faire semblant de s'intégrer, la réalité jailli bien vite qu'on ne l'imagine et les espérances des camerounais s'estompent bien vite. le pire est que la plupart de ces entraîneurs venus d'ailleurs ont les mêmes diplômes et parfois les mêmes profils que nos anciennes gloires. C'est donc légitimement que nous pouvons nous poser des questions sur les réels aspirations de ces gens qui gèrent nos institutions. Car depuis 1950, date création de l'équipe nationale du Cameroun, les entraîneurs camerounais n'ont cessé d'être des éternels adjoints des occidentaux dont parfois, certains n'ont aucune référence footballistique.

S'il est vrai qu'on peut reprocher à Jules Nyongha d'avoir lamentablement échoué à la coupe d'Afrique en Afrique du Sud, on doit aussi reconnaître que Jean Paul Akono avait gagné avec maestria les jeux olympiques en terrassant le très glorieux Bresil. 

Alors l'heure est certainement venue pour nous africain en général et camerounais en particulier de prendre en main notre destin, de faire confiance à nos gloires, de leur confier nos équipes nationales tout en leur donnant des moyens pour arriver à des résultats certains. L’heure est venue pour nous de nous dépenser de ce 'besoin de se faire dompter".  Les statistiques de la FiFA sont claires, aucun pays au monde n'a gagné la coupe du monde avec un étranger à la tête de sa sélection nationale, cela dit, si le Cameroun espère bien figurer dans cette messe planétaire du football, il est temps de se dépenser de cette idée selon laquelle,  ce n'est qu'avec des occidentaux qu'on peut gagner de voir la vérité en face. De rompre avec cette tradition de la recherche du meilleur ailleurs.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 19:24

LE SANCTUAIRE


Il dispose au Palais d'un sanctuaire, et d'un sanctum. Le
sanctum lui est très personnel. Personne d'autre n'y accède.
Mais, on sait qu'il y vit un très vieil homme, sans âge.
Certainement moins âgé que Dieu, mais d'un âge qui ne saurait être défini dans le temps. Cet homme, vêtu tout de blanc, a lui-même la peau blanche. Il ne parle à personne, peut-être seulement à Paul Biya, ne mange rien, ne boit rien, ne se lave même pas. Mais, quand il lui arrive de sortir du sanctum du Président, il est toujours frais, propre, écarlate. Il se déplace lentement, brisé par le poids de l'âge, avec des cheveux très longs, fortement blanchis par le temps. Il paraît doux, faible, fragile. Son regard ne se pose que sur ce qu'il veut regarder. Et en fait, il n'a de regard que pour Paul Biya. Qui dit de lui avec beaucoup d'affection qu'il s'agit de son bon génie. Il a la particularité de ne se faire voir que de qui il veut être vu. Il s'agit d'un personnage extraordinaire, dont on ne sait concrètement quel est le rôle auprès du Président.
Le sanctuaire du Président, lui, est un tout autre lieu de travaux spirituels. Il y pratique des cultes, des rituels, et autres séances de sacerdoce auxquels il peut associer des personnes. En ce lieu se déroule des messes de toutes sortes, y compris des sacrifices humains. A titre illustratif, on y retrouve des crânes humains. Il s'en trouve même qui ont été ouverts, comme pour servir de calebasses. A l'occasion des séances de lymphophagie, c'est dans ces espèces de calebasses que Paul Biya et les autres communiants recueillent le sang qu'ils vont boire. Sang humain, sang de coq et sang de chat.
A la mort du Président Ahidjo survenue à Dakar, le chef de l'Etat, pour échapper à un maléfice du fait du pacte qui les liait et qu'il avait violé, a sollicité qu'on lui serve d'urgence su sang frais et des organes d'une jeune fille. Les services se sont alors déployés sur le campus de Ngoa Ekelle, où ils firent une victime : une étudiante succomba aux charmes d'une somptueuse Mercedes, et se laissa embarquer par le bel homme qui, au volant du fastueux engin, semblait se disposer à elle corps et âme, avec ses pimpantes allures de gentleman bourgeois. Tout ce qu'il y a pour séduire une jeune femme. La fille sera davantage curieuse et séduite lorsque son compagnon va lui proposer de l'emmener à la présidence où il vit et travaille. Il s'agit d'un endroit plutôt mythique, qu'elle n'avait jamais rêvé d'approcher, et qu'elle se contentait juste de contempler à la télévision. Pour une fois que l'occasion lui était offerte de fouler "le sol de Paul Biya", pourquoi y aurait-il à hésiter ?

Mais le rêve va vite tourner au cauchemar ; le bonheur de la découverte du palace présidentiel se transforme en la pire des horreurs lorsque la réalité va devenir précision dans son esprit : elle a été gentiment conduite dans un sanctuaire pour servir d'holocauste. Et à la place du don juan pratiquement volatilisé, elle se retrouve face à trois hommes vêtus comme des prêtres, avec en plus des cagoules recouvrant les têtes.
Ce ne sera pas un viol comme elle a dû l'espérer ; plus qu'un viol il s'agira d'un meurtre sacrificiel. Son cœur, son foie, son sang se retrouveront sur la table de Paul Biya, son Président, l'homme-lion.
Le 26 mai 1990, un parti se déclare à Bamenda : le Social Démocratic Front (SDF). L'armée intervient pour réprimer. Bilan officiel 6 morts. Paul Biya panique. Les Camerounais pourraient-ils se soulever contre lui ? Certes, le phénomène est général en Afrique depuis que le vent des libertés s'est levé à l'Est, emportant en Urss, le président Gorbatchev. Ce qui arrive aux autres doit-il forcément lui arriver ? Rapidement, il fait appel à ses proches et très vite, un mot d'ordre est passé.

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