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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 12:45

Détresse: La lettre ouverte de Paul Eric Kingue adressée aux Députés de la nation

Paul_Eric.jpgLettre ouverte aux députes de la nation : Cri de détresse de Paul Eric Kingue, ex-maire de Njombe-Penja en détention abusive à la prison de New-bell à Douala au Cameroun...Honorables législateurs, chers Députés… Au moment où vous siégez à l’Assemblée Nationale pour la session de Novembre 2011, permettez-moi d’attirer solennellement votre attention sur l’injustice et l’acharnement dont je suis victime depuis Février 2008.


Je m’en voudrais de ne pas porter à votre connaissance mes souffrances, mes frustrations et surtout mon effondrement, à la suite du décès à l’âge de 11 ans, de mon unique garçon, Paul Eric KINGUE Junior survenu en Mars dernier, des suites « d’erreur de transfusion sanguine » à l’hôpital Laquintinie de Douala. Transfusion sanguine que je n’aurais jamais acceptée si j’avais été libre et à ses côtés, parce que fondamentalement opposé à cette pratique. Il faut dire qu’au moment où mon fils se rend à l’hôpital où aucune précaution d’examen de numération sanguine préalable n’a été faite, il n’est pas malade.

(note de H : Junior se plaignait d’une douleur au front, probablement d’un début de sinusite. Il est entré à l’hôpital pour un check-up.)

 

Le 28 Février prochain, j’aurai passé jour pour jour quatre ans dans les lieux de la détention sans fondement. Quatre ans, sans qu’à ce jour, il soit produit dans un procès contradictoire et équitable, la moindre preuve de ce qui m’est reproché. Quatre ans en somme de véritable fiction judiciaire qui n’a de comparable que le vaudou et le charlatanisme. Mais aussi et surtout, quatre ans de procès superposés et interminables, du fait de dilatoires savamment entretenus par mes bourreaux décidés de détruire ma vie.

 

Honorables législateurs et chers députés,

 

Je vous écris ce jour parce que convaincu que votre légitimité vous met en posture de connaître des injustices et des abus dont sont victimes au quotidien, les citoyens dont vous êtes l’émanation. Vous êtes des élus des populations camerounaises dans leur ensemble et, la tribune que vous offre vos fonctions ainsi que vos missions vous oint fatalement du sensible et périlleux devoir de veiller sur la vie de vos concitoyens, d’où qu’ils soient, quels qu’ils soient, et quelle que soit leur appartenance politique.

 

Au moment de mon interpellation, j’étais Maire élu du RDPC (et pour votre information supplémentaire, candidat élu aux primaires des législatives de 2007 à Njombé Penja ; Président local de sous-section enfin.

 

Après ma prise de fonction à la commune de Penja, et au terme du passage en revue de celle-ci, il m’a été donné de constater la faiblesse des revenus de cette collectivité pourtant riche, mais dont les populations croupissent paradoxalement dans une misère insupportable. 

 

Révolté devant cette situation intenable, j’ai commis une expertise fiscale qui a conclu que ma commune perdait depuis 30 ans 2.700.000.000 FCFA (deux milliards sept cent millions de FCFA) par an, du fait du non payement par les plantations de bananes françaises locales (PHP, SPM, CAPLAIN) des impôts locaux.

 

A titre d’exemple, ces Entreprises qui ont produit en 2007 environ 207 milliards de nos francs de chiffre d’affaire, n’ont reversé ni à la commune de Penja, ni à l’Etat du Cameroun le moindre centime en terme de patente ; pire, elles en sont exonérées depuis 30 ans.

 

Après avoir dénoncé ces multiples exonérations dont bénéficient illégalement ces Agro-industries et les facilités qui leur ont indument été accordées par quelques fonctionnaires corrompus au plus haut niveau de l’Etat, j’ai personnellement saisi en Novembre 2007 le Premier Ministre chef du Gouvernement qui, à l’époque des faits, a instruit le Direction Générale des Impôts d’élucider la situation portée à sa connaissance et qui, selon ses propres termes, lui semblait être une véritable maffia.

 

Le 03 Décembre de la même année c’est-à-dire 30 jours seulement après, en réaction de ma requête, le Directeur Général d’alors, Sieur LAURENT NKODO après avoir trouvé ma démarche fondée au vu des textes légaux que j’avais produits, a reversé au régime de droit commun, les entreprises locales incriminées avec pour conséquence immédiate, la levée de toutes les exonérations initialement accordées à celles-ci (cf lettre jointe du 03 Décembre 2007). Depuis mon arrestation cette instruction est restée lettre morte c’est-à-dire non appliquée, et ce au détriment de la commune dont j’avais la charge.

 

Bouleversés par mon opiniâtreté à redonner à ma commune ce qu’ils empochent individuellement et par an depuis 30 ans, les responsables de la PHP, SPM et CAPLAIN et leurs alliés aussi bien au MINTATD, aux forces armées qu’aux magistrats, pour obtenir d’une part ma révocation au mépris de l’article 94 de la loi n°2004-18 du 22 Juillet 2004 fixant les règles applicables aux communes-section 3 – de la suspension, de la cessation des fonctions et de la substitution de l’exécution municipal qui prescrit pourtant et sans restriction aucune, l’obligation du contradictoire en cas de violation des lois et de fautes lourdes par le maire.

 

Pour m’interpeller, il a fallu mettre à contribution l’armée dont 12 camions et six pick-up plein d’hommes en tenue et sur instruction du ministre Rémy Ze Méka le 28 Février 2007, alors que j’étais sans arme, sans armée, sans milice.

 

Pour achever de me détruire, les magistrats du Moungo, englués et « mouillés » jusqu’au cou par la « sève de banane » - suivez mon regard – ont été réquisitionnés pour fabriquer des procès les uns après les autres, afin qu’il ne me soit pas possible d’être libéré avant longtemps.

 

Pourtant, au terme du premier procès portant sur les émeutes de Février 2008, malgré l’absence totale de toute accusation de témoins du Ministère public contre moi, j’ai été condamné à 6 ans d’emprisonnement ferme à Nkongsamba, peine réduite à 3 ans à la cour d’appel du Littoral et frappée dans les délais légaux du pourvoi en cassation. Les Magistrats de ma collégialité n’ont pas manqué de déclarer publiquement et je cite : « on ne voulait pas faire perdre la face à l’Etat dans ce procès vide et sans preuves ».

 

Un second procès initié par le TGI du Moungo porte sur l’accusation de détournement de 1.400.000 FCFA (un million quatre cent mille francs CFA), à peine ce qu’il faut pour nourrir un chien. Ici, j’ai été condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme, sans que la moindre pièce prouvant que j’ai été en contact avec la somme querellée ait été versée au dossier au cours des débats.

 

Dix ans dont l’objectif est de ne pas me voir revenir « embêter les bananeraies françaises ». A ce jour, ce procès est en appel et après audition des témoins de l’accusation, tous déclarent ne m’avoir jamais remis la somme querellée. Et depuis c’est la débandade… Le représentant du ministère public est porté disparu, alors qu’il lui est demandé de présenter ses réquisitions intermédiaires depuis deux mois. Renvoyé au 19 Décembre 2011, il faudra peut-être finalement pour ce procès quatre mois pour des réquisitions intermédiaires du ministère public.

 

Au même moment se prépare à Nkongsamba une nouvelle condamnation qui vient trahir le complot, la persécution et l’acharnement politico judiciaire en marche pour m’écraser. Dans cet autre procès, il m’est reproché d’avoir détourné 4.960.000 FCFA (quatre millions neuf cent soixante mille francs CFA), don d’une entreprise locale, qui avait pour objectif d’installer un réseau d’eau SNEC à l’hôtel de ville de Penja. Ce réseau d’eau est installé et toutes les pièces, y compris le procès-verbal de réception définitive des travaux sont là pour le prouver. Pourtant, aveuglés par la corruption, les Magistrats du Moungo s’apprêtent à me condamner une nouvelle fois et cette nouvelle condamnation est programmée pour le 16 décembre 2011 (affaire à suivre). L’objectif étant, comme je l’ai dit plus haut, d’empêcher que je revienne dans cette commune qui est la source d’enrichissement d’un groupe d’individus dont au-moins 2 sont vos collègues à l’Assemblée Nationale.

 

Face à une telle injustice et un tel acharnement, je vous écris afin que du haut de votre tribune, vous preniez fait et cause pendant cette session ou celle à venir, du cri de détresse d’un élu qui n’a voulu faire que son travail et en toute conscience.

 

Souvenez-vous cher(e)s élu(e)s et comme nous l’a si bien appris Martin Luther King, « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ».

 

En attendant de vous voir vous approprier mes peines et ma souffrance, veuillez croire Honorables Législateurs et chers Députés, à ma parfaite considération.

 

Le Prisonnier Politique Paul Eric KINGUE, otage du régime.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:00

image.jpgJ'ai reçu cet alarmant article d'un confrère et j'ai décidé de vous le partager. Je tiens à préciser qu'il ne s'agit encore là que d'une rumeur dont je n'ai pu verifier la véracité. Mais quand on sait qu'en Afrique, les rumeurs sont souvent annonciatrices du futur, il est normal de faire attention aux jours à venir.

 

 

Les malheurs continuent sous Ouattara: Le Franc CFA dévalué le 1er janvier 2012
C’est une information exclusive. Les pays membres de la zone CFA n’ont pas fini de souffrir. Cette fois, c’est le noir qu’ils vont commencer à broyer. Si rien ne vient entre temps changer la donne, dès le 1er janvier 2012, c’est-à-dire dans 40 jours, le FCFA sera dévalué à nouveau. La parité fixe qui jusque-là était de 1 euro=655,59 FCFA, passera à 1 euro=1000FCFA. Selon un diplomate européen, c’est pour apporter cette information aux chefs d’Etat de l’Uemoa qu’Alassane Dramne Ouattara a fait le tour de la sous-région la semaine dernière. Il a été mandaté, selon le diplomate, par le président français Nicolas Sarkozy. 
«En Afrique centrale, c’est à Denis Sassou Nguesso que la mission a été confiée d’informer ses homologues de la CEMAC mais aussi des Comores», ajoute notre source. Le diplomate assure que Sarkozy, compte tenu des problèmes que le Président sénégalais rencontre actuellement et surtout à cause de sa grande susceptibilité, a tenu à parler personnellement à Abdoulaye Wade lequel devrait informer son petit voisin Bissau-guinéen. 
Comme on peut s’en douter, cette mesure de dévaluation du FCFA est venue de la grave crise que traverse en ce moment l’Europe de l’euro et que seule, l’Allemagne supporte à travers ses caisses. C’est donc la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui, selon nos sources, a demandé à son homologue français, Nicolas Sarkozy, de mettre de l’ordre dans les ex-colonies françaises avant qu’il ne soit tard. Mais si l’on regarde bien le schéma, il ne s’agit pas, à travers cette mise en garde de Mme Merkel, de sauver les économies des pays de la zone FCFA. Il s’agit bien d’aider la France à éviter de sombrer, ce qui pourrait plomber la zone euro, l’Allemagne ne pouvant plus à elle seule financer les déficits de cette zone.
Mais qu’est-ce que la dévaluation du FCFA peut bien apporter à la France au plan financier et budgétaire ? Beaucoup, beaucoup trop même. Au travers de la guerre militaire qu’elle a menée ouvertement en Côte d’Ivoire pour renverser Laurent Gbagbo, la France a réussi à mettre sous l’éteignoir, tous les nationalistes et autres souverainistes dont le fondement de la politique est de redonner à l’Afrique, toute sa dignité. Laquelle devrait lui permettre de diversifier ses relations commerciales et politiques avec le reste du monde et non plus seulement avec l’ancienne puissance coloniale. Le cas de la Côte d’Ivoire est édifiant à cet égard. Aujourd’hui, tout semble dire que les accords de 1961, lendemain des indépendances, ont été réveillés. Les sociétés françaises ont récupéré tous les marchés. Bouygues est présent partout et il ne serait pas surprenant que, pour acheter désormais sur le marché mondial, l’Etat de Côte d’Ivoire passe forcément par l’Etat français. En d’autres termes, c’est en France que nous allons désormais acheter tout. Et comme tout cela se fait en devise (euro), nous allons dépenser beaucoup de CFA pour obtenir peu de produits. Ce qui arrangerait vraiment la France si l’on tient compte de l’ensemble des pays de la zone CFA qui vont acheter sur le marché français ou qui vont être obligés de faire transiter leurs marchandises par les ports et aéroports français. Si l’on ajoute à cela l’exploitation honteuse de nos ressources à laquelle se livre en toute impunité la France, on peut dire que le pari est gagné pour Paris de trouver les milliards d’euro qu’elle cherche partout pour combler son déficit. De l’avis d’un expert, les pays africains vont contribuer, avec cette mesure, pour 40% de leurs avoirs, au colmatage du déficit français.
Comme en janvier 1994, lors de la première dévaluation, les pays africains qui font la manche recevront encore beaucoup d’argent des pays européens. Puisqu’il leur suffit de dégager 1 million d’euro pour que cela se transforme en 1milliard de FCFA. Parions ! Les hagiographes des différents palais présidentiels chanteront à l’unisson la fameuse chanson qui ne leur réussit pourtant pas : «Pluie de milliards !!!». Oubliant que cet argent est à rembourser non seulement avec des intérêts mais en devise. Conséquence, la dette des pays africains toujours sous la coupole de Paris va accroître de façon vertigineuse. Sacrifiant ainsi les futures générations africaines qui, une fois aux affaires, passeront le clair de leur temps à rembourser des dettes.
Depuis que Ouattara est parvenu au pouvoir, les prix des produits alimentaires de première nécessité ne font qu’augmenter à la vitesse grand V. A partir du 1er janvier prochain, ça va être plus grave. La dévaluation ne peut nous servir que si nous exportons beaucoup. Tout le monde le sait. Tous les pays de l’espace francophone importent presque tout : produits manufacturés, riz, bois, poisson etc. A partir du mois de janvier 2012, c’est maintenant 1000 fcfa pour un euro. Au moment de servir le marché intérieur, les commerçants revendeurs devront tenir compte de cette nouvelle parité fixe. Les prix vont donc gonfler et ça va chauffer dans les marmites ! Le prix du carburant va suivre la flèche dans le sens verticale. Et on n’y pourra rien. Malheur aux pauvres populations africaines !




Abdoulaye Villard Sanogo

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 01:18

imgres-copie-2.jpgIl y a quelques mois, Laurent Gbagbo était arrêté comme un vulgaire bandit et il croupit en ce moment dans une prison (résidence surveillée) dans le nord du pays, fief d'Alassane Ouattara. Au nom de la démocratie, les forts ont décrété qui avait gagné les élections en cote d'ivoire et qui les avait perdu. Quelques temps après, encore au nom de la démocratie, Kadhafi était assassiné avec sauvagerie et sa dépouille exposée comme un vulgaire poisson répugnant pendant des jours entier, au mépris des règles d'usage de l'islam.

Pourtant, en syrie, en Iran, en Corée du nord, en Chine et dans tous les pays de l'ex Union Soviétique, les gens meurent de la seule envie de leur dictateur. En ce moment, aucune intervention militaire n'est envisageable ni en Iran, ni en Syrie, pour ne pas "déstabiliser toute la région" et "ne pas causer un drame humanitaire aux pauvres populations syriennes et iraniennes déjà sujettes aux pires souffrances de la part de leurs dirigeants.

Pour le cas de la Corée du nord, Myanmar et des pays communistes et socialistes de l'ex Union Soviétique, le soutien de la chine, "pays émergent" qui sauve en ce moment "l'Europe et ses pays industrialisés" de la crise économique, constitue un rempart infranchissable, que les pays détenteur du monopole de la démocratie et auto-proclamés justiciers ne peuvent franchir.  On a même entendu ces derniers jours, le président HU Jintao donner des leçons de gouvernance et de travail aux européens. Il est même allé jusqu'à les qualifier de "fainéants" sans que personne ne bronche. D'ailleurs ne voit-on pas des photos dans lesquels le président de la deuxième puissance économique européenne se prosterne pour saluer un "chinetoque?"

L'Afrique est donc ainsi bafouée, humiliée parce qu'aucun risque de déstabilisation n'existe. On peut alors déverser des tonnes de bombes en libye, détruire ce que Kadhafi a mis des dizaines d'années à construire, on peut polluer le nigeria à souhait, personne ne brochera en Afrique. Les forts et chantres de la démocratie décident de l'Afrique comme bon leur semble.

De l'autre côté, des footballeurs iraniens peuvent recevoir 70 coups de fouet pour avoir trop jubiler après un but, des femmes peuvent être lapidées, on peut écraser au char des gens sans arme en Syrie, les seules sanctions que subiront l'Iran ou la Syrie seront la visite des inspecteurs de l'AIEA à Téhéran pour vérifier le programme nucléaire ou la suspension de Damas de la ligue arabe. mais pour une contestation post- électorale, on peut envoyer des chars de guerre à Abidjan pour détrôner Laurent Gbagbo, pour une quête des liberté, on peut exterminer la famille de Kadaffi

Damas peut même faire des déclarations de guerre ouvertes à la France en attaquant leur ambassade qui est considéré comme territoire français, donc inviolable, la seule sanction encourue c'est une pâle protestation du ministère des affaires étrangère.

Le communisme serait-il donc à ce jour la seule garantie pour l'Afrique de ne plus se voir outragée comme c'est le cas en ce moment?

Un mandat d'arrêt international n'a t-il pas été lancé par le procureur Ocampo à l'encontre d'Omar el bechir? parce que celui -ci est en affaire avec la chine et qu'il n'est pas bon de se fâcher avec la chine en ce moment, n'est-il toujours pas au pouvoir au Soudan et ne continue t-il pas à narguer le monde et à envoyer ses milices njanjaouides massacrer les populations chrétiennes du sud?

En tout cas pour que l'Afrique ne connaisse plus les multiples affronts que lui inflige le vieux continent depuis l'esclavage au choix des président aujourd'hui en passant par la colonisation, tout porte à croire qu'il faudrait peut-être tous se mettre en parfait accord avec la chine. Paul Biya du Cameroun l'a parfaitement compris en cédant son pays aux chinois, cela lui garantit le pouvoir éternel au CAMEROUN. Il vient d'ailleurs de remporter sur tapis des elections présidentielles sans intérêt. 

Pauvre Afrique. Tu es vraiment mal partie.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:46

1676719_kadhafiensang.jpgC'est avec sourire et surtout beaucoup d'allant que les journalistes du monde entier en général et français en particulier nous ont annoncé la mort de Muhamar Kadhafi aujourd'hui. Par la même occasion, toutes les chaînes d'informations en continue nous abreuvent d'analyses des "spécialistes" de l'Afrique comme du monde arabe. Ainsi le peuple lybien qui a longtemps vecu dans l'oppression, la dictature, le banissement des droits humains, des droits de l'homme connait une  "renaissance ". 

Quelles leçons pouvons nous tirer de ces images diffusées à travers les télévisions et circulant sur le net, montrant le fondateur et le guide de la jamaïria arabe libyenne le visage ensanglanté, étendu et mort?

Aucune sans aucun doute.

Si ce n'est celle de la démocratie à tête chercheuse.

Officiellement, les forces de l'Otan ont aidé le peuple libyen a retrouver la liberté, la démocratie et surtout le droit de vivre une vie normale. Il serait incongrue de ma part d'évoquer ici le pétrole et autres richesses libyennes qui peuvent avoir attiré la convoitise de ces pourfendeurs des dictatures que sont les pays occidentaux. Mais je ne peux résister à cette question qui me turlupine les méninges.

Si L'Otan et autres organisations guerrières sont si soucieuses de la liberté des peuples, comment se fait-il que Paul Biya du Cameroun, Kim Jong Il de la corée du nord, Noursoultan Nazarbayev du Kazakhstan ou la junte birmane au pouvoir soient toujours à la tête de leur pays? 

Une chose est certaine, l'histoire nous dira le bien fondé ou les raisons de cette nouvelle croisade qui semble être lancée contre un certain nombre de dirigeants. 

Kadhafi est mort: vive la démocratie

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 11:35

Je vous lire ici l'interview du politologue Achille Mbembe, parue dans slate.fr

Il met en évidence la situation dramatique du Cameroun et la perspective d'une alternance qui ne peut se faire que par une insurrection armée. Nous camerounais, sommes fortement et même essentiellement opposé à la violence et à la mise à sac de notre triangle national, berceau de nos ancêtres. Mais aurons-nous le choix les jours à venir? Ne tomberons nous pas dans le piège du désordre que nous tendu Paul Biya? 

 

Le politologue Achille Mbembe explique pourquoi l'élection présidentielle du 9 octobre 2011 n'apportera aucun changement majeur au Cameroun.

 

SlateAfrique - Les Camerounais se rendent aux urnes le 9 octobre. Peuvent-ils espérer une alternance politique?

Achille Mbembe - Dans les circonstances actuelles, aucune alternance par la voie des urnes n'est possible auCameroun. L'alternance dans ce pays sera le produit soit d'un mouvement armé s'appuyant ou non sur une formation politique et sur des forces étrangères (comme on l'a vu enCôte d'Ivoire); soit le résultat de la mort naturelle de l'autocrate ou de son assassinat; ou encore d'un coup de force par des fractions dissidentes de l'armée. Pour le reste, les voies d'un changement pacifique orchestré par les Camerounais eux-mêmes sont fermées. La prochaineconsultation électorale constitue donc, de ce point de vue, un non-événement.

SlateAfrique - Comment expliquer une telle longévité de Paul Biya, au pouvoir depuis vingt neuf ans?

A.M. - Ayant très tôt compris que pour rester le plus longtemps possible au pouvoir il fallait surtout ne rien faire, il a mis en place un système de gouvernement fort inédit et que j'appelle le gouvernement par l'immobilisme. Il a beaucoup étudié Machiavel dont il s'est efforcé, avec succès, d'adapter les leçons à une situation typiquement africaine. Le génie de Paul Biya est d'avoir découvert que le pouvoir n'a d'autre but que le pouvoir. Le but de ceux qui ont le pouvoir n'est pas d'accomplir quoi que ce soit de grandiose. C'est tout simplement d'être au pouvoir. Et donc gouverner, c'est surtout ne pas gouverner.

Diviser pour ne pas régner

SlateAfrique - A 78 ans, Paul Biya est-il toujours en état de gouverner le Cameroun?

A.M. - Oui, bien entendu. Il est certes sénile. Mais, il a inventé cette formule magistrale qu'est le gouvernement spectral. C'est une formule qui marche à tous les coups. Il n'a même pas besoin d'être vivant pour gouverner. Puisqu'il s'agit surtout de transformer le pouvoir en pouvoir de ne rien faire, je parie qu'il serait en mesure de gouverner même en étant mort. 

SlateAfrique - Comment expliquer que l’opposition ne parvienne pas à se mettre d’accord sur un nom ?

A.M. - Il faudrait, pour commencer, que l'opposition existe. Or, strictement parlant, elle n'existe pas. La raison est toute simple. Au cours des cinquante dernières années, c'est toute la société qui a fait l'objet d'une progressive émasculation. L'autoritarisme s'est enkysté dans la culture. 

Le régime a largement réussi à imposer une tonton-macoutisation généralisée des esprits. Objectivement, il n'a plus besoin d'utiliser la force physique. Ayant procédé au «déforcage» de la société, il tient le peuple tout entier par les couilles.

SlateAfrique - Comment expliquer que le président Biya soit aussi souvent absent? On dit qu’il passe l’essentiel de son temps hors du Cameroun. Et que plusieurs mois peuvent s’écouler avant qu’il n’organise un conseil des ministres.

A.M. - Cela est vrai. Lorsque —chose rare— il est au Cameroun, il passe l'essentiel de son temps dans son village. Sinon, il préfère vivre en Europe, en Suisse notamment. Il y a, chez lui, une conception très libidinale du pouvoir. Le pouvoir, c'est fait pour toutes sortes de jouissances. D'où l'importance qu'il attache a la villégiature et aux bains de jouvence.

Une opposition exsangue

SlateAfrique - Pourquoi ses absences prolongées ne provoquent-elles pas davantage de réactions de l’opinion publique?

A.M. - Les gens sont complètement épuisés. Ils consacrent le peu d'énergie qu'ils ont encore aux luttes quotidiennes pour la survie. Ou encore lorsqu'il leur vient à l'idée de se battre, c'est en général contre leurs voisins immédiats. Leur rage et leur colère ne sont pas dirigées contre un système, mais souvent contre d'autres plus misérables qu'eux-mêmes.

SlateAfrique - Peut-on parler d’exercice solitaire du pouvoir? Qui gouverne en son absence?

A.M. - Il s'est entouré d'une centaine de vieillards qui ne tiennent pas à mourir seuls. Ils veillent donc sur divers cercles concentriques et attisent haines et jalousies parmi les cadets sociaux qu'ils dominent. Mais comme dans les satrapies anciennes, Paul Biya  a surtout perfectionné l'art de la manipulation. Les gens vivent suspendus a l'espoir d'être nommés, un jour prochain, à un haut poste où ils jouiraient des honneurs et des prébendes que sont censées procurer les positions de pouvoir au sein de l'appareil d'Etat. Il utilise ce sombre désir comme une ressource pour littéralement envoûter et paralyser la société. Nominations, révocations, disgrâces, déchéances et emprisonnements, puis retours spectaculaires en grâce, voila des recettes qui s'avèrent, à tous les coups, porteuses.

SlateAfrique - Les opposants peuvent-ils s’exprimer librement au Cameroun?

A.M - La parole est relativement libre au Cameroun, et souvent, les gens ne se privent pas de dire exactement ce qu'ils pensent. Mais cela n'a aucun impact sur le cours des choses. Toute manifestation publique est en revanche durement réprimée. Des entraves de divers ordres —brimades, intimidations, coups— sont opposées à tout effort d'organisation oppositionnelle. Je crains que l'on n'aie atteint un point de surdité irréversible et que la force soit désormais la seule manière de sortir ce régime de son sommeil. Ceci dit, les groupes sociaux capables d'y recourir ne sont pas organisés.

SlateAfrique - Des observateurs affirment que la France est en train de lâcher Paul Biya. Pensez-vous que ce soit une réalité? Si oui, pourquoi?

Non, la France ne lâche jamais ses amis africains. 

Propos recueillis par Pierre Cherruau

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:36

imgres-copie-1.jpgDes hommes armés auraient pris position à plusieurs endroits dans la ville de Douala, capitale économique du Cameroun et des coups de feu auraient été entendus. 

Selon des informations recueillies de plusieurs sources concordantes, des hommes armés auraient affronté des forces de l'ordre dans plusieurs quartiers de Douala ce jeudi 29 octobre 2011, notamment au niveau du pont sur le wouri et à Ndokoti, deux endroits rendus maintenant tristement célèbres de cette ville cosmopolite qu'est Douala. Pour l'instant, si nous ne pouvons pas donner avec précision les motivations de ses hommes, toutefois, il est presque certain qu'elles ont trait avec la candidature et la probable victoire de Biya aux prochaines élections présidentielles. d'autant qu'ils brandissaient des pancartes avec les mentions  "Paul Biya dictateur, Paul biya voleur"

Il est sans doute trop tôt pour tirer des conclusions après ces évènements ô combien surprenants pour les populations camerounaises, qui sont plutôt habituées à cette pseudo paix que leur fait miroiter le dictateur Biya au pouvoir depuis presque trois décennies. Les émeutes de Février 2008 étant restées comme le soulèvement populaire le plus large et le plus rude depuis l'indépendance. Mais une chose est certaine, ces évènements d'une violence particulière témoignent du malaise social et des risques d'embrasement que court ce pays pourtant sanctuarisé dans la tête de plusieurs personnes. Les mensonges répétitifs de Biya et ses amis, le brandissement permanent du spectre du désordre a fait croire au camerounais qu'ils pouvaient vivre dans la misère sans que personne ne réagisse. Que le camerounais jouit d'une immunité naturelle contre les conflits armés. Pourtant Les expériences des pays voisins devraient nous alerter sur les danger que posent les injustices sociales, la corruption, le népotisme, la favoritisme, la dictature, la misère et tous les maux dont souffre ce pays depuis l'accession de monsieur Biya au pouvoir. 

nous reviendrons plus amplement sur ces évènements plus tard, après avoir eu des informations précises sur ce groupe d'hommes armés et leurs véritables revendications. Nous invitons les camerounais à rester vigilants et à se dire que le cameroun n'est nullement immunisé contre un conflit armé. Il faut tout faire aujourd'hui pour se débarrasser de Biya qui pourrait être le vecteur d'une déstabilisation profonde du pays.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 18:13

Les camerounais sont -ils donc destinés à subir ces farces électorales de très mauvais goût?

C'est la question qu'on serait tenté de se poser quand on voit l'imbécillité, la cruauté et le satanisme de la mascarade électorale en devenir au Cameroun. Après des mois d'attente de la date de tenu des elections, que Paul Biya a gardé secrète jusqu'à la dernière heure, les camerounais subissent en ce moment un déferlement de candidatures à l'élection présidentielle. Cinquante et une candidatures ont été enregistrées à la clôture des dépôts de dossiers hier à minuit.

Rappelons que cette date de fin de dépôt de candidature était initialement fixée à 14h, heure de Yaoundé, mais a été prolongée jusqu'à minuit heure de Yaoundé. La candidature de Paul Biya qui jusqu'ici n'a pas été investi par son parti comme le veulent les statuts de cette macabre organisation est arrivée à 12 heures. On peut donc croire qu'elecam, l'organisme crée par Paul Biya pour gérer ces pseudo élections a voulu donner du temps à Paul biya, qui comme, il a oublié son pays et ses compatriotes avait probablement oublié de dire oui à ses propres motions de soutien et demande de représentation. Nous savons que les motions de soutien et appels à candidature écrits des mains des individus perfides comme Fame Ndongo, Mendo ze, Moukoko Mbonjo ou autres Cavaye yegue au nom, soit disant des populations ne sont rien d'autre que des manoeuvres de diversion et de tromperie en tout genre.

Une elcetion présidentielle avec 51 candidats dans les startings bloc! c'est un record, c'est un record comme seul le Cameroun en est capable de battre. Plusieurs fois pays le plus corrompu du monde, seul pays gouverné par un type qui passe la moitié de son temps en Suisse. (182 jours sur 365 en 2009, 124 jours sur 365 en 2010). Seul pays au monde où l'on passe son baccalauréat avec 6/20 de moyenne générale, seul pays au monde où l'on célèbre les bandits et vilipende les honnêts gens. Bref seul pays au monde où tout va à contre sens.

Les premières explications qui apparaissent de ce déferlement de candidatures tiennent justement pour certains candidats d'un certain nombre de raisons:

la facilité à gouverner le cameroun, qu'on y réside ou pas, de la passivité de la population, de la possibilité de piller les ressources du pays en toute impunité. L'exemple de Biya inspire décidément plusieurs camerounais.

S'il est vrai que dans cette multitude de candidatures, on trouve celles des éternels pseudo opposants au régime, John Fru ndi, Adamou ndam njoya, Jean Jacques Ekindi... il est aussi vrai qu'on y trouve celles de quelques farfelus qui viennent soit faire les figurants, au nom de Paul Biya, soit sans aucun doute poussés par un excès de zèle. Toujours est-il que dans ces candidatures à la con, il faut voir la main invisible du parti état, Rdpc. Si non comment toutes ces gens quasiment inconnus même dans leur quartier d'habitation, qui ne sont même pas des élus et qui n'ont pas de mouvement politique avec des elus ont-il pu réunir les signatures de parrainage nécessaires à leur candidature?

Après les fraudes, par bourrage des urnes, non distribution des cartes d'électeurs dans les zones dites hostiles au régime (douala, bamenda...), pré- remplissage des procès verbaux, vote des morts, et j'en passe, Paul Biya et ses kleptocrates ont crée un nouveau mode de tripatouillage électorale: l'exhibitionnisme électorale. c'est dire qu'il ne reste qu'une solution aux camerounais pour arrêter ce foutage de gueule à grande échelle.

suivez mon regard.............

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 11:18

Des pratiques malsaines

 

 

Les stratégies de Biya pour se maintenir au pouvoir n’ont pas seulement accentué les fractures au sein du régime : elles ont aussi encouragé le développement de nombreuses pratiques occultes. Une grande partie de l’élite politique et administrative se livre en effet à des rites magiques censés les aider à conquérir ou à garder un poste, mais aussi à mettre à mal leurs concurrents. En 2006, l’opposant et historien Abel Eyinga a ainsi raconté que, peuaprès avoir annoncé son projet de se présenter à la mairie d’Ébolowa (sud) pour les municipales de 1996, il lui avait été « rapporté que des séances de sorcellerie et de magie noire se tenaient chaque semaine (dans le camp du pouvoir, ndlr) pour décider du genre de sort à (lui) jeter. » Eyinga précisait que le ministre Fame Ndongo avait « la réputation d’être le principal conseiller du président Biya en matière de sorcellerie, de sectes secrètes étrangères et des autres pratiques occultes utilisées en haut lieu. Il nous a avoué, un jour à Ébolowa, publiquement, que sans les sectes Biya ne serait plus au pouvoir depuis belle lurette » L’ancien ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances (1996-2002), Jean Marie Gankou, a pour sa part été arrêté et détenu en mai 2008 pendant plusieurs jours, soupçonné d’avoir commandé auprès d’un sorcier un fétiche contre une forte somme d’argent. Selon la presse, il cherchait par ce procédé à retrouver un poste gouvernemental. Autre exemple : en 2010, les responsables du football camerounais (ministère des Sports et Fédération camerounaise de football- Fécafoot) ont intégré dans la délégation officielle du pays, partie à la Coupe du monde de football en Afrique du Sud, douze marabouts: ils avaient pour mission d’augmenter les chances des « Lions indomptables » dans la compétition. Mais bien qu’ils aient promis de faire aller l’équipe nationale au moins jusqu’en demifinale celleci a été éliminée au premier tour. Les sorciers ont alors été priés par les responsables de la délégation de rentrer immédiatement au Cameroun alors qu’il restait encore un match à jouer pour les Lions. Pour expliquer les mauvais résultats ces derniers au Mondial, le ministre des Sports, Michel Zoah, aévoqué « des problèmes de clans et de pratiques ésotériques ». En prenant en août 2010 ses fonctions de directeur technique national adjoint à la Fécafoot, Robert Atah a constaté : « Les dirigeants ne comptent pas sur le travail d’un entraîneur et de leurs joueurs, ils comptent sur les gris-gris. (...) Quand j’arrive dans une équipe et que peut-être on arrive aux barrages, au lieu de s’occuper des joueurs, on dit qu’on va chercher un marabout qui va préparer l’équipe » Le prêtre exorciste Meinrad Pierre Hebga, régulièrement consulté pour désenvoûter des victimes d’actes de sorcellerie, expliquait le phénomène en 2005 : « Actuellement, il y a des nominations: vraiment, c’est la catastrophe. (...) Tous les jours, je reçois des gens que le président de la République a nommés à de hauts postes de responsabilités : colonels, ministres, commandants, commissaires de police... Les autres réagissent souvent par la jalousie. Au Cameroun, la sorcellerie se déploie quand il doit y avoir des élections ou quand on doit nommer des gens, même à l’université. C’est incroyable. L’université est pourtant le domaine par excellence de la science ». À la question de savoir pourquoi les Camerounais se livraient à la sorcellerie, il avait répondu : « C’est la recherche de l’argent, la richesse. Depuis que Paul Biya a relancé les nominations, il y a des gens qui viennent chez moi. Il y a un ancien commandant, qui est venu aujourd’hui, ainsi que deux colonels. Un ministre était ici il y a trois ou quatre jours. Il y a des gens qui veulent avoir des postes, et qui veulent aussi empêcher les autres d’avoir des postes. Donc, ça se situe autour de l’amour de l’argent. Il y en a même qui le font ouvertement. Une dame a ainsi dit à son mari : “Tu es un médecin, donc un scientifique, et tu immoles des moutons aux esprits !” Et le monsieur a répondu: “Toi et les enfants, vous n’êtes pas des millions, moi je veux des millions”. Elle a demandé: “Tu peux répéter ça devant la famille ?”; il a répondu “oui” et il l’a répété devant les deux familles, et même devant un commissaire de police, que si les esprits lui demandent de tuer sa femme, il la tue. » L’importance de l’ésotérisme dans les arcanes du pouvoir s’explique en partie par les croyances populaires qui lient souvent pouvoir et sorcellerie. Dans plusieurs ethnies camerounaises existent des sociétés secrètes qui sont en relation avec les ancêtres et le monde invisible de la sorcellerie. Puissantes, elles jouaient et jouent encore un rôle important de régulation sociale. Richesse et ascension sociale sont aussi associées à la sorcellerie. Il arrive par exemple que les habitants des grandes villes craignent de retourner dans leur village d’origine: ils redoutent d’y être victimes d’actes de sorcellerie hostiles de la part de villageois jaloux de leur réussite « à la ville ». À l’inverse, ceux qui deviennent rapidement riches sont soupçonnés par les autres d’avoir eu recours à des pratiques magiques, comme celle du kong (chez les Beti), appelé famla (Bamiléké), ekong (Duala) ou djambe (Maka). Cette pratique de sorcellerie consiste, selon la pensée populaire, à tuer des gens pour faire ensuite travailler leur corps ranimés sous forme de zombis, ou leur âme comme esclaves dans la vie réelle pour le corps et dans l’au-delà pour l’âme. C’est cette mise en esclavage qui permettrait de s’enrichir. « Prendre quelqu’un dans le kong signifie le faire mourir après une maladie plus ou moins longue. Après sa mort, la victime est supposée aller travailler dans un pays lointain au service d’un patron à qui il a été vendu par son meurtrier, lequel perçoit pour cela une certaine somme d’argent. Une personne qui s’enrichit trop vite est accusée de vendre les siens de cette manière, surtout si le taux de mortalité semble anormalement élevé dans son entourage », ont expliqué l’anthropologue Séverin Cécile Abéga et le sociologue Claude Abé. Les pratiques irrationnelles des responsables camerounais sont cependant aussi encouragées par le fonctionnement arbitraire et la stratégie souvent incompréhensible de Biya: l’impossibilité de se fier à son mérite et à ses compétences pour avoir un poste de responsabilité, ou tout simplement « réussir » socialement, oblige à imaginer d’autres voies et logiques. Des groupuscules ésotériques se sont ainsi constitués et sont devenus, pour certains, d’importants réseaux d’influence et de recrutement pour le pouvoir. « Vous voulez un poste de responsabilité dans la fonction publique? Vous voulez entrer au gouvernement ou alors devenir un grand directeur général d’une société? Désormais auCameroun, pour avoir un haut poste de responsabilité, accéder au pouvoir social et devenir riche, la voie connue de tous est celle des cercles mystico-magiques », constatait le quotidien Le Messager en 2005. Franc-maçonnerie, Rose-Croix, Ordre des rameaux, Éboka figurent aujourd’hui parmi les sectes les plus connues. Biya a lui-même particulièrement favorisé l’ordre de la Rose-Croix (Amorc), dont on le disait membre: Raymond Bernard, secrétaire général de cette secte, a séjourné à plusieurs reprises au Cameroun et a bénéficié d’importants financements de Biya. Il a ainsi reçu 3,6 millions de francs nets d’impôt, en 1988, de la Société nationale des hydrocarbures (SNH)13. En 1990, le président camerounais lui a également acheté pour 5,3 millions de francs un tableau de Bernard Buffet et a fait, toujours via la SNH, un don de 5,6 millions de francs puis un autre de 2 millions en 1989 au Centre international de recherchesculturelles et spirituelles (Circes), une association créée par R. Bernard en 1988. La présidence camerounaise a vraisemblablement effectué aussi un virement de 20 millions de francs au même Circes. Enfin, Biya a prêté 40 millions de francs sans intérêt et remboursables en 99 ans à l’Ordre souverain du Temple initiatique (Osti), dont Raymond Bernard a été le grand maître jusqu’en 1997. Ainsi patronnée, la Rose-Croix a pris beaucoup d’ampleur au Cameroun au cours des années 1980 et des années 1990. La rumeur disait alors à Yaoundé qu’il fallait être rosicrucien pour avoir des chances de devenir ministre. Titus Édzoa a été un membre important de l’ordre, tout comme le général Serge Benaé Mpeké (1930-2007), chef d’état-major particulier de Biya. Depuis la fin des années 1990, la Francmaçonnerie semble être à son tour devenue l’un des premiers réseaux d’influence et de recrutement au sein de la classe politique et d’affaires du pays. Ces groupes ésotériques pratiquent la magie, la géomancie, le satanisme mais se livrent aussi à des actes criminels, constaté dès le début des années 1990. Certains de leurs cultes « exigent par exemple l’offrande de sacrifices humains ou de certainesparts de l’organisme humain – cas du cerveau, des organes sexuels, du coeur. D’autres vont jusqu’à l’élimination physique des gens et à leur démembrement. Dans les deux cas prévaut l’idée selon laquelle le “pouvoir se mange”, la manducation de certains organes humains permettant de capter la puissance invisible, de se l’approprier et de la déployer contre les ennemis, dans la lutte pour le contrôle de l’État et de ses ressources », ont écrit en 1995 l’historien Achille Mbembe, l’économiste Célestin Monga et le sociologue Yao Assogba.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 01:24

pbDans un communiqué laconique comme il en a seul le secret, lu à la Crtv, radio-télévisons camerounaises le 30 Août 2011, Paul Biya annonce enfin la date de  tenue du scrutin présidentielle de 2011 qui l'opposera vraisemblablement à lui même. retenant pour cela la date du 9 octobre 2011. S'il est vrai que constitutionnellement, l'on ne peut pas dire que Paul Biya soit en marge de la loi, il est tout aussi vrai que pratiquement, le choix de communiquer la date des élections présidentielles qui revêtent d'une importance aussi capitale d'une façon aussi légère constitue clairement un acte de guerre à l'endroit des populations camerounaises qui souffrent déjà sous la dictature Biya depuis presque trois décennies. le choix d'annoncer la date de tenue d'une élection présidentielle quarante jours seulement avant celle-ci est un signe, un manque de respect et même un affront vis à vis de la population camerounaise.

Comment peut-on organiser une élection présidentielle en quarante jours alors que les listes électorales ne sont ni constituées, ni closes? la convocation du corps électoral maintenant ne laisse aucun choix aux potentiels candidats dont on trouvera toutes les tares pour ne pas gêner le maintien de Biya, de contester ou de reconstituer les dossiers fiables. 

Comment peut-on organiser une élection présidentielle au Cameroun alors qu'on ne sait pas qui est éligible de qui ne l'est pas, qui est électeur de qui ne l'est pas? Paul Biya prévoit-il d'organiser une élection sans candidat et sans électeur?

la manière dont Paul Biya a décidé de gérer cette élection est un signe manifeste de sa volonté de mettre le Cameroun à feu et à sang. L'insécurité grandissante au Cameroun, les rapts qui s'opèrent au Cameroun depuis quatre années environs et qui se soldent par les versements des rançons par l'état à des groupiscules independantites et acharnés constituent les signes annonciateurs d'une période trouble en devenir au Cameroun. Et cette période est savamment préparée et organisée par Paul Biya qui, au lieu de revoir la constitution pour donner plus d'autonomie au collectivités locales, pour mettre en place un système politique équitable se contente de la tripoter à souhait pour se maintenir au pouvoir. faisant fi d la loi, de la législation en vigueur. Faisant fi de la volonté du peuple camerounais de voir construire une société équitable.

La stratégie de Biya de garder secret jusqu'à la dernière minute la date de tenue du scrutin a été sans aucun doute aussi choisi pour ne pas se faire coincer par les constitutionnalistes et quelques opposants ayant encore la liberté de parole sur son inéligibilité, car tombant sous le coup de ses multiples modifications de la constitution.

La tenue de ces élections dans les conditions actuelles, majorée des frustrations, de la lassitude, du dépit des camerounais sont autant de facteurs qui créeront l'étincelle que certains attendent pour saccager ce pays. Et ceci, biya ne l'ignore pas, il en est d'ailleurs le principal artisan.

Pendant longtemps, les camerounais ont espéré que monsieur Biya utiliserait le peu de bon sens qui lui reste pour éviter un scénario catastrophe au Cameroun. Hélas, il n'en est rien, il est clair que Biya a donné quitus aux gens qui sont à l'affût et prêt à tout pour en découdre avec ce système corrompu, destructeur de prendre les armes et de tout mettre à feu et à sang. 

Alors nous interpellons les camerounais de tout bord de se tenir prêt, de ne pas se laisser voler leur liberté une fois de plus par Biya et sa machine destructrice. Personne ne souhaite une effusion de sang dans ce pays. Ne laissons pas Biya et ses amis qu'il a armés de s'affronter sur nos terres car nous avons besoin d'un Cameroun en paix, dynamique et qui se développe pour donner la chance à tous ses enfants. Il faut dès à présent penser à ce qui doit et qui va se passer.

Le Cameroun ne jouit aucunement, malgré les croyances de certains d'une immunité naturelle contre les conflits armés. Biya est entrain de préparer le terrain pour détruire ce pays. Ce qui se passe dans la maison des poules peut aussi se passer dans celle des canards. Regardons ce qui s'est passé chez les autres et tirons les conséquences.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 01:00

L’État RDPC

 

Le RDPC (Rassemblement Démocratique, Du peuple Camerounais) ironiquement ou fatalemeent rebaptisé Rassemblement de Pilleurs Du Cameroun, est le parti au pouvoir au Cameroun. Il règne et est présent dans toutes les sphère de la vie publique caerounaise. 

 

Depuis les premières législatives multipartites de 1992 qui l’avaient mis en difficulté, le RDPC a opéré une remarquable remontée : à l’issue des élections de 2007, il a remporté 153 des 180 sièges de députés mis en jeu, ce qui lui a donné le contrôle quasi total de l’Assemblée nationale. Sa domination de la scène politique n’est cependant pas due à une large adhésion des Camerounais à ses idées ou à ses réalisations: même s’il a pris conscience pendant les « années de braise » de son impopularité et de son illégitimité, il n’a pas changé ses méthodes de fonctionnement et n’a pas cherché à concevoir et appliquer un projet de société qui aurait pu séduire ses concitoyens. Celui de Biya de construire une société juste et solidaire exposé dans un petit ouvrage, Pour le libéralisme communautaire, paru en 1987, est resté dans les cartons. Pour assurer sa suprématie, le RDPC a plutôt choisi de déployer une large panoplie de stratégies visant à étouffer toute opposition. Pour commencer, il n’a pas desserré son étreinte sur l’appareil administratif: comme à la période de parti unique, il le contrôle totalement, grâce au pouvoir de nomination de Biya. Le président continue ainsi à faire et défaire les carrières des hauts fonctionnaires, sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit. Il a lui-même expliqué le système dans une interview radio-télévisée, accordée au rédacteur en chef de la Cameroon Television (CTV)1 en 1987: « En ce qui concerne les emplois dits supérieurs, ils sont essentiellement révocables: c’est-à-dire que la révocabilité est inscrite dans leur essence. En termes plus clairsle chef de l’État peut révoquer les titulaires de ces fonctions à tout moment, en toute discrétion, sans avoir d’explication à donner à qui que ce soit. Dans le jargon juridique de mon temps, on disait : ce sont des fonctions révocables ad libitum: c’est-àdire, monsieur Éric Chinje, que je peux opiner de la tête, et vous n’êtes plus rédacteur en chef de la CTV. Je n’ai pas à expliquer quoi que ce soit à ce sujet », avait-il dit. Les hauts fonctionnaires nommés par le président exercent à leur tour un contrôle total sur le reste de l’administration, entretenant la confusion entre l’État et le RDPC. Ils mobilisent ainsi les agents de l’État pour les mettre au service du parti. Pour les fonctionnaires ordinaires, la règle du jeu est simple et en général acceptée par tous: s’ils veulent voir leur carrière évoluer, avoir des privilèges ou jouir de protections, il leur faut faire allégeance au parti. Cette soumission a des contreparties: elle les oblige à participer financièrement et physiquement aux activités du RDPC. Chaque 6 novembre, date de l’anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Biya, les administrations se vident: leurs agents, petits et grands, partent animer ou assister aux meetings organisés par le RDPC pour fêter l’événement. En 2010, ministres, secrétaires généraux de ministères, directeurs généraux d’entreprises publiques, parlementaires, recteurs et doyens d’université, directeurs de grandes écoles ont dû participer, sur leur temps de travail, à diverses activités organisées pour pousser les Camerounais à s’inscrire sur les listes électorales. En janvier 2011, beaucoup ont aussi déserté leurs bureaux pendant plusieurs jours pour se rendre, comme Biya, à Ébolowa (sud) au « comice agro-pastoral», un événement national. Le contrôle du parti présidentiel s’exerce aussi tout naturellement sur les grandes écoles publiques, dont les responsables sont aussi nommés par Biya, avec des retombées qui sont loin d’être négligeables: le RDPC peut ainsi formater l’esprit de tous les étudiants de l’École nationale d’administration (Énam) qui forme les hauts fonctionnaires et les magistrats. Le RDPC utilise aussi régulièrement les moyens matériels de l’État: les véhicules administratifs sont par exemple mis à contribution lors des campagnes électorales2. Les fonctionnaires qui participent à ces opérations sur le terrain sont rémunérésen frais de mission payés par leur administration d’origine. Les fonds des entreprises publiques et parapubliques sont aussi utilisés : les directeurs généraux décaissent de l’argent liquide ou font des dons en nature au RDPC, selon les besoins. En avril 2011, un quotidien a noté que les locaux du ministère délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’État, normalement censé garantir la bonne gouvernance des biens publics, servaient régulièrement à abriter des réunions du RDPC3. Quelques années plus tôt, en 2006, les journalistes soulignaient que la commission de financement mise sur pied pour un congrès extraordinaire du parti était entièrement composée de directeurs d’entreprises publiques et parapubliques. Le RDPC a aussi les moyens de pousser les compagnies privées à financer ses activités : en échange, elles ont accès aux marchés publics via ses hauts fonctionnaires en poste ou bénéficient d’avantages fiscaux. Dans le sens contraire, un chef d’entreprise qui veut pouvoir fonctionner sans trop de difficultés ou avoir des ristournes se doit d’adhérer au parti. La pression sur les entrepreneurs s’est tout particulièrement accentuée depuis la restauration du multipartisme et la crise économique qui a privé le parti d’une partie de ses ressources traditionnelles. Depuis, le Comité central du RDPC compte parmi ses membres plusieurs gros entrepreneurs comme le milliardaire Victor Fotso, la femme d’affaires Françoise Foning, le négociant en cacao Jean Bernard Ndongo Essomba, l’industriel Joseph Kadji. Si administration et RDPC ne forment qu’un, la confusion est aussi complète entre la fonction de président de la République et celle de président du RDPC, que cumule Biya. Sont par exemple publiées sur le site Internet de la présidence de la République des décisions prises par Biya en tant que président du RDPC. En avril 2010, le journaliste Jean-Baptiste Sipa a déploré dans un éditorial « l’impossibilité de savoir si M. Biya prend ses décisions politiques en tant que président de la République ou en tant que président national de son parti »4. La mainmise du RDPC sur l’administration a évidemment des conséquences sur le vote des fonctionnaires: en 1992, dans le département du Mayo Kani (Nord), bon nombre d’entre eux ont voté pour le chef de l’État sortant, ycompris « ceux qui le critiquaient en privé, de crainte de perdre leur poste et leur salaire »5. À l’époque, le président de 1’UNDP (le parti de Bello Bouba Maigari qui venait d’obtenir 68 sièges de député) dans ce département était fonctionnaire à la préfecture. « Pour le “punir” de ses activités politiques, il fut muté, en 1991, dans la province de l’Est ». Le RDPC se sert aussi de l’argent de l’État pour financer sa politique de cooptation, utilisée pour neutraliser les potentiels contestataires et leaders d’opinion. Celle-ci vise notamment les chefs traditionnels qui représentent dans certaines régions, comme celle de l’Ouest, une autorité importante. Pendant la période de parti unique, leur soutien au pouvoir central en place était quasiment automatique: ils étaient membres de droit du bureau de la section du parti installée sur leur territoire de commandement. Avec le multipartisme, la donne a évidemment changé. Le RDPC doit déployer plus d’efforts qu’avant pour les garder dans son giron. En 1991, il a tout particulièrement veillé à les faire participer à la Conférence tripartite. Afin de les séduire, Biya s’est fait ensuite attribuer plusieurs titres traditionnels pendant la campagne électorale pour la présidentielle de1992. En 1997, lors de l’élection suivante, il s’est rendu chez le lamido du Rey-Bouba (nord), réputé régner en souverain absolu sur ses sujets. En 2003, plusieurs ministres et membres du RDPC sont aussi allés au palais du chef de ce royaume aux règles moyenâgeuses, s’agenouillant devant lui. Avant l’élection présidentielle de 2004, Biya a reçu des attributs traditionnelsla fin de l’année 2011, la présidence a organisé en 2010 une réunion de tous les chefs du pays. Avec ce « Premier forum des chefs traditionnels du Cameroun pour le développement auprès du chef de l’État, Son Excellence Paul Biya », les autorités ambitionnaient de créer un « Conseil national des chefs traditionnels du Cameroun », destiné à devenir un outil de contrôle des chefferies. Donnant le ton, le président de l’Assemblée nationale et lamido de Mada (nord), Djibril Cavaye Yeguié,  appelé les participants à « apporter tout leur soutien au président de la République, son excellence Paul Biya, pour une victoire à la prochaine élection présidentielle de 2011 ». Il leur a demandé aussi de « faire preuve de loyalisme envers l’État et de protéger les populations des manoeuvres de désinformation orchestrées par des individus animés par des desseins inavoués et qui veulent ternir l’image de notre pays ». Toujours dans la perspective de la présidentielle de 2011, Biya a été « intronisé » en janvier 2011 Nnom Ngui, c’est-à-dire « chef des chefs » chez les Beti, dans sa région d’origine, à l’occasion de la tenue à Ébolowa du Comice agro-pastoral9. « Nous lui avons donné tout le pouvoir. Il est tout puissant, au dessus de tout, c’est lui qui décide en dernier ressort », a assuré René Désiré Effa, président du « forum des chefs traditionnels de la région du Sud »10. Les jours suivants une polémique a cependant opposé les différents acteurs de l’évènement, tandis que de nombreux observateurs se montraient très critiques, laissant entrevoir un arrangement financier derrière l’attribution de ce titre traditionnel: certains collaborateurs du président l’ont visiblement acheté.

 

 

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