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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:40

Il aura fallu que les camerounais crient au scandale, que la communauté internationale tire la sonnette d'alarme pour que le roi Biya décide enfin, honteusement de communiquer la date des élections présidentielles qui est finalement fixée au 9 octobre de cette année. Dieus seul sait pourquoi il en a fait un secret.

Mais qu'est ce qui aura tant poussé Biya à garder aussi longtemps secret la date d'une élection dont les camerounais ne sont même pas passionnés. Ce qui est étrange dans la réaction du vieux monarque camerounais, c'est qu'il n'est même pas candidat à un mois des elections. D'ailleurs dans les rangs de l'opposition aussi, il n'y a pas de candidature, si ce n'est quelques gesticulations fantaisistes de quelques personnes sans grand engouement qui battent campagne sur la toile. les listes électorales ne sont pas closes, les cartes d'électeurs ne sont pas imprimées, ni distribuées, pourtant c'est depuis sept ans que paul biya organisateur et candidat sait qu'il devrait avoir des elections cette année. l'on peut se poser des questions sur la stratégie du candidat Biya, même s'il ne l'est pas encore officiellement. En tout cas, tout est clair maintenant que Biya est entrain de poser les jalons d'un conflit armé, Biya est entrain de semer les germes de ce qui se passe ailleurs. Mais les camerounais ne tomberont pas dans le piège que leur tend Biya pour terminer une fois pour toute la macabre oeuvre qu'il a commencé il y a 29 ans. La destruction pure et simple du Cameroun. Les camerounais ne sont pas dupes, ils préserveront ce qui leur reste de pays et réussiront à chasser Biya de ce pays. 

Je reviendrai prochainement et dans les détail sur cette énième manipulation de biya, cette énième tentative de déstabilisation d'un pays déjà meurtri par la pauvreté et qui tangue dangereusement vers les abysses d'un enfer meurtrier.

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Published by Aurelien lea marla
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 16:33

Crispations.

Énigmatique Biya

 

À son arrivée au pouvoir, peu d’observateurs imaginaient que Biya tiendrait longtemps: il semblait timide, mal à l’aise, sa voix éraillée le faisait passer pour un faible. « On ne me donnait, au départ, que six mois de survie et, dans le fond, on n’avait pas tort. Toute la sécurité avait été mise en place par mon prédécesseur et lui était dévouée. “Comment osez-vous dormir ici !”, s’inquiétaient mes amis. Vous voyez, j’ai survécu », confiait-il en 1999. La manière dont il a géré ses dix premières années au pouvoir a finalement laissé à voir aux Camerounais un Biya bien différent de l’idée qu’ils s’en faisaient au début de sa présidence. Au fur et à mesure que les années sont passées, il est devenu de plus en plus lointain, de plus en plus énigmatique: le temps est loin où on le voyait faire du vélo dans Yaoundé. Depuis 1984, Biya s’est retranché dans sa forteresse, devenant peu à peu quasiment invisible pour ses concitoyens et même pour la plupart de ses collaborateurs. Les conférences de presse qu’il a tenues et les interviews qu’il a accordés, en près de trente années de présidence, se comptent sur les doigts d’une main. Il se montre rarement en public: en général, les Camerounais le voient au défilé militaire qui marque la journée du 20 mai, fête nationale, et de temps en temps en Une du quotidien d’État Cameroon Tribune à l’occasion d’une audience accordée à un ambassadeur ou à un industriel étranger de passage. Ils peuvent l’entendre chaque année à trois reprises: lors de ses discours traditionnels, prononcés à la fin de l’année, au moment de la « fête de la jeunesse » du 11 février, et lors de l’anniversaire de son arrivée au pouvoir, le 6 novembre. Mais, remarque un analyste, dans toutes ces adresses à ses concitoyens, « Biya parle des affaires de son pays comme s’il était un observateur extérieur. Il a des tournures étonnantes comme “je constate que”, “il me semble que”. Ces formulations sont très révélatrices: elles montrent qu’il ne se sent pas concerné. On dirait qu’il est Zimbabwéen et qu’il parle de la Chine ». Jamais le président ne se déplace à l’intérieur du pays, sauf pour se rendre dans son village natal de Mvomeka’a ou de manière furtive pendant les campagnes présidentielles. En 2010, il a fait par exemple une seule visite officielle: il s’est rendu à Bamenda pour la célébration du Cinquantenaire de l’armée mais aussi pour préparer le terrain de l’élection présidentielle de 2011. Il n’était pas allé dans cette importante cité du Nord-Ouest depuis 1991. Bamenda est cependant la ville qui l’a vu le plus souvent: en près de 30 ans, Biya s’y est rendu cinq fois (1983, 1984, 1985, 1991 et 2010). Il n’est pas allé à Douala, capitale économique et plus grosse métropole du pays, depuis 1991. Il est cependant passé en octobre 2010 par son aéroport, situé à la sortie de la ville, sur la route qui conduit à Yaoundé: son avion, n’ayant pas pu se poser à Yaoundé, a dû y faire un atterrissage forcé. Biya et son épouse ont dû rallier dans la nuit la capitale à bord du véhicule du gouverneur de la région du Littoral, dont dépend Douala. Ils ont à cette occasion emprunté « l’axe lourd » reliant la cité portuaire à Yaoundé, la route la plus empruntée et accessoirement la plus meurtrière du pays en raison de l’incivisme des automobilistes mais aussi parce qu’aucun investissement n’a été réalisé pour l’adapter au niveau du trafic. « Inédit :Paul Biya découvre l’axe lourd », a titré à l’occasion le quotidien Mutations, expliquant que ce retour effectué de nuit était probablement dû au mauvais état de la résidence présidentielle de Douala. En temps ordinaire, les seules sorties de Biya sont à destination de l’aéroport international de Nsimalen, à une vingtaine de kilomètres du palais présidentiel d’Étoudi, ou de Mvomeka’a où il a développé une exploitation d’ananas et fait construire un terrain de golf et où il séjourne souvent40. Il arrive régulièrement que ses concitoyens ne sachent pas où il se trouve pendant plus jours, voire plusieurs semaines. « Où est passé Biya ? », demandait en octobre 2009 le quotidien Mutations, six jours après le départ du chef de l’État de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York « pour une destination inconnue ». Fin juillet 2010, le journal privé Le Messager titrait à son tour : « Mais où est donc passé Paul Biya ? », aucune nouvelle n’ayant été donnée du président depuis sa participation aux cérémonies officielles du 14 juillet à Paris. En novembre 2010, même scénario : « Où est donc passé Paul Biya ? », s’est interrogé de nouveau Mutations. La plupart du temps, le président se trouve en réalité en Suisse, à l’hôtel Intercontinental de Genève. Un quotidien privé a calculé qu’il y avait résidé avec sa femme pendant trois des six derniers mois de l’année 2008. Il reste souvent parfois jusqu’à 44 jours d’affilée à l’extérieur du Cameroun, la limite légale prévue par la Constitution avant une constatation de vacance dupouvoir. Ses longs séjours suisses ont amené ses compatriotes à le surnommer « le vacancier », « le roi fainéant » ou à railler laformule officielle utilisée pour annoncer ses départs « pour un bref séjour privé en Europe » : à son retour, ses détracteurs le disent ainsi « en court séjour privé au Cameroun ». Il est difficile pour les Camerounais de voir ses réalisations et de connaître la nature de ses activités. Il préside en moyenne un seul conseil des ministres par an et souvent moins. Certains de ses ministres ne le rencontrent jamais. Les rares rendez-vous marqués sur son calendrier sont très souvent reportés ou supprimés, sans explication. En 2005, Biya a ainsi annulé, à la dernière minute, la visite d’État qu’il devait effectuer au Japon. Il en est de même pour les événements qui nécessitent son approbation: des « états généraux de la communication » annoncés pour le 10 octobre 2010 ont été reportés, Étoudi n’ayant pas réagi pour marquer son accord à leur tenue. Plus surprenant, les élections législatives de 2002 ont été, après un premier report de six mois, différées d’une semaine alors que les bureaux de vote... étaient déjà ouverts. De nombreuses décisions sont aussi prises au bout de plusieurs mois, ce qui aboutit à des situations incongrues. Début 2011, un décret présidentiel a ainsi nommé un mort comme sous-préfet dans le département du Nkam: l’homme était décédé en mai 2010, c’est-à-dire entre le moment – février 2010 – où les textes de nomination ont été portés à la présidence – et celui où Biya les a finalement signés, en janvier 201141. Biya ne participe que très rarement aux rencontres internationales et encore moins à celles qui réunissent ses homologues africains. C’est de manière très exceptionnelle qu’il a été présent au sommet annuel des chefs d’État de l’Union africaine (UA, ex-Organisation de l’unité africaine) organisé en juin 2011 en Guinée équatoriale. Il n’avait pas assisté à une telle réunion depuis 1996, date à laquelle ce rendez-vous s’était tenu au Cameroun. Il n’avait même pas daigné participer à celui de 1997 à Harare, où il aurait pourtant dû passer le relais de la présidence de l’organisation, qu’il venait d’assurer pendant un an. Début 2011, il a été fortement question qu’il aille au sommet prévu à Addis Abeba. L’annonce a même été faite officiellement. L’ordre du jour de cette réunion était alors chargé et important, en raison des graves crises graves secouant la Côte d’Ivoire, l’Égypte et la Tunisie. « Pour la première fois depuis 1996, le chef de l’État devrait prendre part aux travaux de l’organisation panafricaine qui s’ouvre ce week-end dans la capitale éthiopienne », se réjouissait la presse42. Quelques jours plus tard, le 1er février, un journaliste constatait : « Les habitués des rencontres internationales où le président camerounais est attendu savent qu’il est rarement aux côtés de ses pairs africains, lorsque d’importantes décisions touchant la marche du continent sont prises. Attendu, sans grand espoir, au 14e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine qui se déroule depuis hier, Paul Biya n’est pas venu » Le même jour, le président et sa femme partaient plutôt « pour un court séjour privé » en Europe, selon le quotidien d’État Cameroon Tribune. Ce dernier décrivait pour l’occasion le rituel et le folklore marquant habituellement les départs et retours du président : vingt minutes de « brefs entretiens » entre Biya et « des proches collaborateurs » au « pavillon d’honneur » de l’aéroport, avec « tam-tams et chants exécutés en face du pavillon d’honneur », puis le président est salué alors qu’il marche sur le « tapis rouge qui le mène vers la passerelle » par un « parterre de personnalités », dont le Premier ministre, le ministre d’État et secrétaire général de la présidence de la République, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, etc. « C’est sous les yeux de tous ces responsables que l’avion décolle peu avant midi », a conclu le journal. Les journalistes n’ont pu faire que des supputations pour expliquer l’absence de Biya à Addis Abeba: « Le mystère plane, même si dans l’entourage du chef de l’État on est habitué à ses volte-face de dernière minute. Un responsable du cabinet civil évoque, sans trop y croire, les développements de la situation en Égypte: “Il demandait à être régulièrement informé de la situation et il a semblé s’agacer de ce que, comme Ben Ali quelques deux semaines auparavant, Hosni Moubarak ait rapidement cédé aux revendications populaires en nommant un vice-président de la République, poste prévu depuis de longues années par la Constitution mais jamais pourvu, et en changeant de Premier ministre.” Cela peut-il expliquer qu’il ait refusé en dernièreminute de faire un déplacement pour lequel il avait déjà fait prendre des rendez-vous? Une autre hypothèse est avancée par une source généralement bien informée à la présidence de la République et ayant l’habitude de préparer des dossiers diplomatiques: “Le conflit ivoirien semble embarrasser le président, surtout dans sa phase actuelle où la situation peut basculer à tout moment. Étant informé de ce qu’il y avait deux ministres ivoiriens des Affaires étrangères à Addis-Abeba, il se demandait quelle attitude avoir dans ces conditions là” »

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 19:53

Un espoir nommé Biya

 

Avec la bénédiction de son prédécesseur, Biya est ainsi devenu à 49 ans le second président du Cameroun. Pur produit de la politisation de la bureaucratie opérée par Ahidjo, il avait gravi auparavant tous les échelons du pouvoir sans avoir jamais eu de mandat électif: né à Mvomeka’a (sud) en 1933 dans une famille de paysans dont le père était aussi catéchiste, Biya avait d’abord été élève au petit séminaire Saint-Tharcissius d’Édea (sud) puis au séminaire d’Akono, avant de rejoindre le lycée Leclerc de Yaoundé. Après son baccalauréat, il était allé en France y poursuivre ses études, à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Institut des hautes études d’Outre-mer. C’est là qu’il avait été repéré par un de ses enseignants, Louis-Paul Aujoulat, toujours très influent sur la scène politique camerounaise. Ce dernier l’avait par la suite recommandé à Ahidjo.Ason retour au Cameroun en 1962, le jeune Biya avait de cette façon intégré directement la présidence de la République comme « chargé de mission ». Il avait été nommé directeur de cabinet, puis secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Culture. En 1967, il était devenu le directeur du Cabinet civil du président, dont il avait ensuite cumulé la fonction avec celle de secrétaire général de la présidence, avant d’être nommé Premier ministre en 1975. À cause de cette carrière passée dans les bureaux, Biya était peu connu de la majorité des Camerounais en 1982. Mais les rares éléments dont disposaient à son sujet ses compatriotes leur semblaient positifs. Biya leur apparaissait d’abord être un homme simple. Ils se souvenaient l’avoir vu, Premier ministre, faire du vélo le samedi dans Yaoundé avec son ami Joseph Fofé (devenu plus tard ministre des Sports). Il était aussi réputé intègre: on ne lui connaissait ni propriété luxueuse au Cameroun ou à l’étranger, ni dépenses extravagantes, ni implication dans des affaires financières douteuses. Bien qu’il ait été longtemps un proche collaborateur d’Ahidjo, son arrivée à la tête de l’État a été par conséquent accueillie avec beaucoup de soulagement par la plupar des Camerounais, qui espéraient que les années de peur permanente imposées par Ahidjo allaient prendre fin....

En 1977, le Cameroun a connu un important changement: il est devenu officiellement producteur de pétrole. Exploité par la compagnie française ELFSerepca et par Pecten, filiale américaine du groupe Shell, l’or noir est immédiatement devenu le moteur de l’économie: de 50000 tonnes en 1977, la production pétrolière est passée à 6 millions de tonnes en 1982, représentant environ 60% des exportations nationales. En 1981, l’État a construit à Limbé (sudouest)  une raffinerie, la Société nationale de raffinage (Sonara). Boosté par le pétrole et la production agricole, le taux de croissance, en moyenne de 4% entre 1965 et 1977, a atteint 13% par an jusqu’en 1981. Classé dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires par la Banque mondiale, le Cameroun était alors l’un des États du continent africain qui se portaient le mieux. Les fonctionnaires, notamment, bénéficiaient de très bons salaires et de nombreux avantages. Ce n’était  cependant pas suffisant pour faire oublier aux Camerounais la terreur que leur inspirait Ahidjo: en 1980, Amnesty International estimait qu’il y avait plus de 200 prisonniers politiques, dont certains incarcérés depuis près de 20 ans, « sans le moindre chef d’inculpation », sans « procédure judiciaire » et « sans la moindre possibilité de recours ». « L’envergure des violations des droits de l’homme au Cameroun demeure très préoccupante », disait l’ONG, dénonçant des brimades infligées par les geôliers et des pratiques de « torture à l’électrochoc pendant les interrogatoires.....

Toutes ces mesures, et son engagement au changement ont valu à Biya une très grande popularité à ses débuts. « Pour la première fois depuis l’indépendance, une mobilisation se déclenchait spontanément en faveur du pouvoir en place », rapporte Luc Sindjoun35. On parlait alors de « biyamania ». Biya « avait le soutien d’un peuple débarrassé de son tyran et qui manifestait son enthousiasme dans les rues. Il avait le soutien des milieux d’affaires (...). Il avait le soutien de l’armée », résumait en 1987 Siméon Kuissu, de l’UPC en exil36. Même cette dernière, au début méfiante37, s’est finalement montrée aussi enthousiaste: en janvier 1983, ses responsables ont écrit au président pour saluer sa volonté d’ouverture et lui proposer d’élaborer avec lui « une politique de changement dans la stabilité ». En visite officielle à Paris en février 1983, Biya a déclaré de son côté, depuis leperron de l’Élysée : « L’UPC en tant que telle n’a aucune existence légale au Cameroun. Mais je sais qu’il y a des Camerounais qui se réclament de cette appellation, dont certains se trouvent en France. Mais je dis que s’ils veulent rentrer au Cameroun, ils peuvent le faire. » Encouragés par ce discours, si différent du langage dur d’Ahidjo, beaucoup d’exilés politiques ont décidé de revenir au Cameroun. L’avenir du pays s’annonçai talors plutôt bon.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 13:11

Chers amis.

Je vous fait lire quelques morceaux choisis du livre que publie Fanny Pigeaud, sur le Cameroun. "Au Cameroun de Paul Biya" aux éditions Khartala.

Fanny Pigeaud est journaliste à L'AFP. Ce livre donne si besoin etait plusieurs raisons de dire non à Paul Biya qui en 29 ans de pouvoir sans partage à piller le Cameroun, aussi bien sur le plan social, économique que politique. à découvrir sur Amazone.fr... Je ne vous livrerai que quelques pages de cet ouvrage ô combien bien écrit et qui détaille parfaitement le besoin sinistre de monsieur Biya de laisser exsangue ce pays au détriment des camerounais qui ne demandent qu'à vivre dignement.


Introduction

Les Occidentaux connaissent en général très peu le Cameroun. Tout juste savent-ils qu’il est le pays d’origine de footballeurs talentueux comme Roger Milla ou Samuel Eto’o Fils, et que son équipe nationale des « Lions indomptables » participe régulièrement à la Coupe du monde de football. La plupart des Africains sont souvent tout aussi ignorants, même s’ils constatent que la réputation des ressortissants camerounais s’est considérablement dégradée au cours des dix dernières années, les faisant souvent passer pour des individus évoluant dans le registre de l’escroquerie. Cette méconnaissance s’explique par la quasi absence du Cameroun sur la scène politique internationale mais aussi dans l’actualité: depuis de nombreuses années, le pays n’intéresse pas les journalistes étrangers. Il occupe pourtant une position centrale dans le golfe de Guinée, paradis des compagnies pétrolières et minières. Avec un accès à la mer, des terres extrêmement fertiles dans des climats diversifiés, de grandes ressources naturelles et humaines, il est aussi l’un des États les mieux dotés du continent africain. Les grandes puissances européennes ne s’y sont d’ailleurs pas trompées: plusieurs d’entre elles l’ont fortement convoité, si bien qu’il a eu à subir trois colonisateurs différents avant d’être le seul territoire d’Afrique subsaharienne occupé par la France à connaître une guerre de libération, passée sous silence dans les manuels d’Histoire des écoliers français et camerounais. Mais en dépit de ses richesses exceptionnelles, les performances économiques et sociales du Cameroun, qui compte 20 millions d’habitants, sont loin d’atteindre le niveau qu’on pourrait attendre de lui. En 2010, le taux de croissance du pays était seulement de 3,2%, ce qui le plaçait à la traîne de sa région, dont il devrait pourtant être le moteur, à l’instar de ce qu’a longtemps été la Côte d’Ivoire pour l’Afrique de l’Ouest. Le président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), la 6 AU CAMEROUN DE PAUL BIYA principale organisation patronale, a relevé que les performances économiques du Cameroun se situaient en deçà de la moyenne mondiale (4,8 %), africaine (5%) et sous-régionale (4%): « Notre pays est l’un des moins performants du monde et ses résultats sont en déphasage avec le potentiel que tout le monde lui reconnaît  », a-t-il déploré. Quelques mois plus tôt, la Banque mondiale avait relevé que la croissance réalisée par le pays était « décevante » et qu’il était en retard pour l’atteinte de la plupart des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), notamment une « inégale distribution des ressources ». De plus, selon l’indice de perception du climat des affaires « Doing Business» de l’institution financière internationale, le Cameroun était classé au 168e rang sur 183 pays en 2011. Il était aussi considéré comme l’un des États les moins compétitifs (111e pays sur 133) par le Global Competitiveness Index du Work Economic Forum(WEF). L’incapacité du Cameroun à relever le défi économique n’est pas due au hasard ou à une conjoncture internationale défavorable, même s’il a eu à subir des chocs externes importants. Elle est liée aux conditions désastreuses de son accession à l’indépendance et à la très faible qualité du leadership politique qui en a découlé. Cette dernière fait du Cameroun un cas particulier: il n’a connu que deux présidents depuis son indépendance, en 1960. Le premier, Ahmadou Ahidjo, est resté au pouvoir pendant 22 ans. Si, sous sa présidence, le pays a joui d’une très bonne santé économique, au point que certains ont parlé de « miracle camerounais », sa gestion autoritaire et patrimoniale, décrite par plusieurs auteurs, a planté une partie des germes de la situation actuelle, comme l’expliquait dans les années 1970 le politologue Jean-François Médard. C’est cependant la gouvernance du successeur d’Ahidjo, Paul Biya, arrivé au pouvoir en 1982, qui a mené le pays vers le bas de tous les classements économiques et sociaux. Tout en conservant et en accentuant les principaux traits du régime Ahidjo, Biya en a introduit d’autres: une grave tendance à l’incurie, à l’inertie et à la criminalisation. L’ensemble a abouti à un système largement improductif et paradoxal: depuis bientôt 30 ans, les Camerounais sont soumis à la toute puissance de leurs dirigeants qui font tout pour se maintenir au pouvoir sans pour autant gouverner. Ce régime à la fois autoritaire et laxiste a peu à peu fait du Cameroun un drôle de pays. Beaucoup de ses ressortissantsvivant à l’étranger témoignent de la difficulté à faire comprendre son quotidien souvent surprenant. « Quand j’essaie d’expliquer à mes collègues ce qui se passe au Cameroun, j’ai toujours l’impression qu’on croit que je raconte des histoires, que je mens », confie un journaliste camerounais travaillant au siège régional d’une agence de presse internationale installée dans un autre État africain. Pourtant, le Cameroun est bien un pays où il peut se passer deux ans sans que le président de la République préside un conseil des ministres; où le patron de la police peut faire emprisonner des innocents pour couvrir les coupables d’un meurtre; où lorsqu’un citoyen téléphone en urgence à la police pour signaler l’agression d’une femme dont il vient d’être le témoin et donner la description des fautifs, il s’entend répondre : « Mais laissez la femme se plaindre elle-même! De quoi vous mêlez-vous ? », avant de se faire raccrocher au nez; où le chef de l’État paie en valises de cash le ravitaillement en kérosène de l’avion qui le transporte; où l’on peut louer, pour une somme dérisoire, l’arme d’un policier ; où l’on met deux jours à retrouver la carcasse d’un Boeing 737-800 qui s’est écrasé, avec ses 114 occupants, trente secondes après son décollage; où moins de trois mois avant une élection présidentielle, personne ne sait à quelle date le scrutin aura précisément lieu et aucune des deux grandes formations politiques, le parti présidentiel et le principal parti d’opposition, n’a de candidat déclaré... Dans ce Cameroun, qui semble naviguer sans tête et sans but, les jeunes, soit la moitié de la population, ne parviennent plus à s’imaginer un avenir. Leur profond désarroi s’est exprimé en février 2008: pendant quatre jours, des centaines d’entre eux ont occupé les rues de plusieurs villes pour protester contre leurs conditions de vie toujours plus difficiles et contre un projet derévision constitutionnelle visant à permettre à Biya d’être candidat à l’élection présidentielle de 2011. Affirmant que « Biyadoit partir ! », ils ont bloqué la circulation, dressé des barrages de pneus enflammés, improvisé des marches, pillé des commerces, brûlé des véhicules, saccagé les locaux d’entreprises privées ainsi que des bâtiments publics. « Tuez-nous, nous n’avons pas peur de mourir: nous sommes déjà morts ! »,disaient certains d’entre eux face aux forces de sécurité. Même Yaoundé, la capitale politique d’ordinaire acquise au pouvoir, a été prise dans la colère populaire: des jeunes sont arrivés jusqu’aux portes du palais présidentiel. Les autorités ont violemment réagi: dès les premières heures du mouvement démarré à Douala, la capitale économique, elles ont fait tirer à balles réelles sur les manifestants. Selon un bilan officiel, 40 personnes ont été tuées, au moins 139 d’après des ONG. La contestation a pris fin avec le déploiement de chars de l’armée dans les rues de la capitale. Moins de deux mois plus tard, l’Assemblée nationale, dominée par le parti présidentiel, a adopté l’amendement à la Constitution supprimant la limitation du nombre de mandats présidentiels. Malgré leur extrême gravité, les troubles de 2008 sont en grande partie passés inaperçus à l’étranger, illustrant une nouvelle fois le peu d’intérêt suscité par le pays. Aucune chaîne de télévision occidentale, par exemple, ne s’est rendue sur place pour en rendre compte. Cette enquête lève une partie du voile qui recouvre le Cameroun. En donnant la parole à de nombreux acteurs et en s’appuyant sur plusieurs années d’observation sur le terrain, elle décrit la réalité singulière que vivent les Camerounais et l’état de leur pays, après près de trente années passées sous la présidence de Paul Biya. Elle décrypte les rouages de son système de gouvernance et analyse les ressorts de l’exceptionnelle longévité au pouvoir du chef de l’État, parmi lesquels figurent une corruption record, la manipulation des identités ethniques, l’entretien des divisions au sein de l’élite dirigeante, le soutien de la France... Elle montre que le Cameroun est victime de la stratégie de maintien au pouvoir d’un homme cynique et guidé par la recherche de son seul profit, de la complicité de la communauté internationale qui, soucieuse de protéger ses intérêts, fait son jeu, et du renoncement des Camerounais à arracher leur liberté. Cette synthèse des « années Biya » devrait aider les jeunesCamerounais à mieux connaître et à comprendre le cheminement de leur pays, dont la mémoire historique, même récente, est très peu entretenue, et ce alors qu’une époque est sur le point de s’achever. En effet, même si Biya, âgé de 78 ans en 2011, semble vouloir – il ne l’a pas encore officiellement dit – se présenter à l’élection présidentielle prévue en octobre 2011 et ainsi prolonger son long séjour à la tête de l’État, il n’est pas éternel :chaque jour rapproche le Cameroun du moment où le pouvoir changera de mains et où les Camerounais devront, s’ils veulent donner un avenir à leurs enfants, faire le bilan des décennies passées.

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 02:02

brCS29_1799888_1_px_470_.jpgEn quittant son Cameroun natal pour poser ses valises à Brest, Christian Wanda n'imaginait pas qu'il serait l'idole de tout un stade en si peu de temps, surtout qu'il n'avait pas en tête de faire du football son métier, le considérant toujours comme une passion.  Mais sa carrière prendra très vite une trajectoire envoûtante en seulement une année. " je n'arrive pas encore à comprendre ce qui m'arrive" se confiait-il encore modestement, dans un journal de la région de Brest dans le Finistère il y a quelques jours.

 

Lorsque Christian Wanda, "Christ" comme l'on surnommé ses coéquipiers de l'AS Brestoise, qui n'aspirait qu'à une vie de famille tranquille arrive à Brest, il n'est pas question pour lui de faire du football en club, car ayant arrêté ses prestations dans les airs de jeu depuis trois ans environs à cause des blessures à répétition. Sa vie prendra une tournure digne de ces histoires fantastiques ce mercredi soir du mois d'août 2010, alors que, faisant son jogging quotidien pour "garder la forme" comme il dit lui même, il croise le chemin des joueurs de l'AS Brestoise (ASB), le plus vieux club de brest et le plus attachant. Il demandera alors l'autorisation de s'entraîner avec eux ce soir là seulement pour voir s'il peut toujours "taper sur un ballon" au très sympathique Marc Avril, coach de l'ASB. Celui-ci, fidèle à son ouverture d'esprit  et à sa très grnade gentillesse lui accordera cette faveur et ne regrettera pas son geste. car, très vite, il remarquera les exceptionnelles qualités athlétiques et techniques de celui qui deviendra quelques mois plus tard le chouchou du stade Menez Paul. c'est ainsi que Marc Avril parlera de lui au président du club, le non moins formidable Alain Thomin qui le présentera au club quelques jours plus tard comme nouvelle recrue.

" Je ne croyais pas que je pouvais taper dans l'oeil d'un coach, mais Marco est un homme avisé et il m'a donné ma chance" nous confiait encore "Christ" hier. 

Christian Wanda confirmera tout le bien qu'on pensait de lui de lui à l'ASB par ses qualités humaines, mais aussi par ses changements de directions en pleine vitesse, ses dribbles chaloupés, ses frappes de mules et surtout sa très grande efficacité face aux buts. ce qui est plutôt rare pour un joueur de sa stature, 1, 89m pour 87kg. Donnant  ainsi raison au visionnaire Marc Avril. C'est ainsi qu'aux côtés de Fabien le Goasduff, Angel Chalm, Mick Rilho, Manu Salaun, Kamel Abas ou encore du capitaine Manu Avril, il mettra souvent à genoux les défenseurs de Milizac, Bohars, Ergué Gaberic ou encore Plabennec en championnat, coupe de france et coupe du conseil général. Il remportera d'ailleurs la coupe de district et permettra à l'ASB d'assurer sa montée en drh trois journées avant la fin du championnat. 

Aujourd'hui, malgré les fortes sollicitations du stade Plabennecois, milizac, Gsi Pontivy, Us Concarneau ou même Quimper CFC, Chrsitian Wanda reste pensionnaire de l'AS Brestoise, club avec lequel il nourrit de grandes ambitions. C'est donc sans fioriture qu'il participe depuis deux semaines à la préparation d'avant saison sous la houlette de l'inoxydable Louis Gueguen "Loul".

chr.jpg

" C'est vraiment un costaud ce gars, on a l'impression qu'il monte en puissance chaque jour, peut-être qu'un jour, il attirera le regard du sélectionneur camerounais. En tout cas, moi j'aimerai bien le voir plus haut, car c'est un très bon joueur.." ainsi parlait hier aux entraînement Maurice Le Gall, un de ses fervents admirateurs à Menez Paul.

 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:09

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes

 

L’heure est grave. Il y a quelques temps, nous avons appris avec consternation, l’intention qu’a monsieur Biya Paul de se porter de nouveau candidat à l’élection présidentielle au Cameroun cette année. Ceci au mépris de la constitution, de son âge très avancé, de la volonté du peuple, de l’épuisement et de la lassitude de la misère de la population. Election présidentielle dont jusqu’ici lui seul connaît la date. Nous avions espérer qu’il lui resterait un peu de bon sens et qu’il déciderait de se retirer en Suisse avec sa famille. Hélas, nos espoirs, nos aspirons sont à ce jour, entrain de sombrer clairement avec cette déclaration d’intention.

Cela fait 29 ans que monsieur Biya trône à la tête du Cameroun au moyen des stratagèmes et méthodes cruels et démoniaques, méthodiques et extrêmement impopulaires.

 

Que nous a-t-il apporté : Rien

 

Que peut-il nous apporter : Rien

 

Que ne savons-nous pas de lui : Tout

 

En 29 ans de pouvoir, monsieur Biya nous passer de pays en voie de développement à pays pauvre très endetté. Ces différentes dettes sous lesquelles nous croupissons et dont nos enfants et petits enfants souffriront encore n’ont jamais servi qu’à la famille de monsieur Biya et ses thuriféraires. Le nombre de pauvres s’est accru de façon exponentielle depuis que ce monsieur est à la tête du Cameroun. Il serait difficile, et même impossible d’énumérer les méfaits et les catastrophes humaines auxquels nous a soumis monsieur Paul Biya, tout comme il serait impossible de trouver un seul acte républicain que ce monsieur a poser pour ce beau pays qui lui a tout donner et dont il n’a pas hésité de saigner à blanc.

Nous n’avons pas le droit de laisser dépérir notre pays comme c’est le cas en ce moment. 29 ans suffisent largement pour que nous sortions de notre latence et que nous décidions du devenir et de l’avenir de notre cher et beau pays.

Nous avons le devoir de bâtir un pays égalitaire, un pays solidaire, un pays qui donne sa chance à chaque citoyen, un pays où il fait bon vivre, un pays qui ne verra plus ses fils les plus valeureux affronter les requins et les  eaux aussi bien capricieuses que voraces  de l’atlantique, de la méditerranée, à la recherche d’improbables paradis occidentaux.  

 

Le moment est venu pour nous de dire NON avec vigueur à ce monsieur.

 

Mes chères compatriotes, le grand nombre de signatures à cette pétition sera le début d’une série d’actions qui pousseront hors du pouvoir monsieur Biya et ses amis.

 

Mes chères compatriotes, il y a des plans qui peuvent sortir le Cameroun de sa misère et offrir une vie efficiente et correcte à tous ses enfants. Le peuple seul détient le pouvoir de choisir qui doit présider à sa destinée. Personne n’a le droit de confisquer le pouvoir qui est la propriété exclusive du peuple et d’affamer ce dernier afin de le rendre malléable à souhait.

 

Il est grand temps pour nous de stopper cette machine infernale qui a fait de nous des indigents.

 

Le fait pour nous de signer cette pétition qui demande clairement et sans hésitation aucune à monsieur Biya de renoncer à son projet de candidature sera le socle des actions qui nous permettront de nous débarrasser une fois pour toute de ce tyran et qui libéreront le Cameroun du joug de ce petit groupe d’apparatchiks dont le seul but est de s’en mettre plein les poches.

 

Mes chers compatriotes, il n’est plus acceptable de laisser monsieur Biya faire semblant de former les jeunes camerounais alors qu’il les abrutit en leur permettant d’être reçu au Baccalauréat avec 6/20 de moyenne générale.  Et pourtant,  ces derniers sont supposés devenir les dirigeants du Cameroun de demain et que le Baccalauréat reste le diplôme qui donne accès à une certaine maturité aussi bien sociale qu’intellectuelle.

Stoppons cette machine infernale qu’est ce régime du renouveau. Disons non à ces grandes ambitions qui consistent en notre extermination.

 

Signons cette pétition afin de donner quitus aux camerounais d’engager les actions nécessaires pour la libération complète et définitive du Cameroun.

 

Nous venons de célébrer le cinquantenaire de notre indépendance et le bilan que nous en tirons est plutôt amer. Les pays comme la Malaisie, la Thaïlande ou la Corée du sud qui nous admiraient encore il y a quelques années sont devenus nos créanciers et nous consentent aujourd’hui des aides.

 

Nous ne pouvons laisser la situation se dépérir plus longtemps.

 

Disons NON à la candidature de Biya aux prochaines élections et donnons – nous ainsi les moyens de créer un Autre Cameroun, un Cameroun fier de ses enfants, un Cameroun dont ses enfants seront fiers, un Cameroun égalitaire, un Cameroun solidaire, un Cameroun juste et un Cameroun qui se donne un avenir radieux et joyeux.

 

Vive le Cameroun et que Dieu le protège.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 22:38

pp.jpgDepuis quelques jours, une rumeur circule dans les chaumières camerounaises, sur un fait d'une gravité sans précédent.

En effet, le baccalauréat, session 2010/2011 ainsi que le BEP auraient été délibérés à 6 de moyenne générale. Jusqu'ici, je n'ai recueilli que les déclarations de quelques enseignants qui prétendent avoir participé aux différentes commissions corrections et commissions de délibérations dans les multiples centres d'examens. 

J'ose croire que ceci est une farce que certaines personnes font pour discréditer ces diplômes camerounais qui au fil des années et au moyen de quelques inefficacités probantes ne cessent de perdre en valeur.  Cependant, dans le cas où ce fait qui n'en ai encore qu'au stade des rumeurs, car, le ministère des enseignements secondaires ainsi que celui de l'enseignement supérieur sollicités, n'ont pas voulu répondre et l'on ne s'y prête à aucun commentaire sur ce fait.  L'office du Bac, plusieurs fois éclaboussée par les scandales allant du détournement des frais d'examen à la braderie des procédures de correction non plus n'a daigné donner une réponse efficiente.

Si l'on peut encore qualifier ce drame scolaire et éducationnel de rumeur, il est à noter que les révélations des enseignants mécontents de voir ainsi toute une génération livré ainsi  à la bêtise et à la sous qualification, le silence du ministère des enseignements secondaires, de l'enseignement supérieur ainsi que de l'office du BAC restent les témoignages du malaise qui règne dans ces institutions. 

Selon certaines sources bien introduites, les instructions seraient venues des plus hautes sphères de l'Etat pour que les résultats du Bac soient excellents cette année quelque soit le prix à payer. Même si pour cela, il faut faire croire à certains camerounais déjà meurtris par la misère qu'ils possèdent de grande facultés et capacités à s'engager dans des études supérieures alors que ce n'est visiblement pas le cas. Alors beaucoup de questions peuvent se poser.

A qui profite le dégradation permanente de la formation des jeunes camerounais?

A quoi rime ce cirque qui consiste à fabriquer des jeunes camerounais de valeurs et de capacités douteuses?

Dans quelles universités ce flot de jeunes bacheliers à 6 de moyenne ira t-il? quand on sait que les pseudo universités que Paul Biya crée à tour de bras ne valent même pas en infrastructures, les lycées comme le lycée polyvalent de Bonaberi et autre lycée de yabassi Crée à l'époque du président Ahidjo.

Une année électorale peut-elle justifier le sacrifice de toute une génération de camerounais?

Une chose est certaine, si cette rumeur persistante s'avère vraie, les diplômes camerounais perdraient leur crédibilité aussi bien à l'echelle nationale qu'internationale et l'on comprendra une fois pour toute que le but du régime du renouveau n'aura pas seulement été de saigner à blanc ce pays infiniment riche, mais aussi de l'abêtir à souhait.

Les grandes ambitions deviendraient alors de toutes minuscules ambitions. Prendre les élèves et étudiants en otage régulièrement en leur faisant faire d'imbéciles marches de soutien au candidats Biya et ses sous fifres ne suffit plus aux autorités camerounaises. Le nouveau model social sera celui de l'abetissement collectif des jeunes dans ce pays après les avoir affamés pendant 29 ans.imgres.jpg

Qui vivra verra, attendons de voir si les bacheliers à 6 de moyenne pourront faire élire ce fossile pour un nouveau septennat.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 16:02

Alors qu'il avait annoncé à grandes pompes le recrutement de 25 000 jeunes dans la fonction publique au Cameroun, le gouvernement camerounais se retrouve aujourd'hui coincé par le caractère purement fallacieux et farfelu de cette opération, qui, visiblement n'avait pour but que d'en mettre plein la vue aux jeunes camerounais, pourtant dejà meurtris par les différents maux qui minent leur quotidien.

Pourtant, tout avait bien commencé ce 1er février 2011 quand Paul Biya, éternel président camerounais est venu à la télévision nationale annoncé l'arrivée des grands projets qui relanceraient l'économie et pourvoiraient en emplois les jeunes camerounais diplômes des universités et grandes écoles du pays et d'ailleurs. Incitant même ceux qui au prix de leur vie avaient affronter les requins et des mers voraces pour d'improbables paradis occidentaux et qui subissent au quotidien les injustices et les humiliations des policiers et politiciens occidentaux parfois énervés de voir les africains débarquer chez eux "pour leur voler leurs emplois" ou seuelemnt un peu trop zélés.

« une gamme importante d’emplois, allant des plus simples aux plus qualifiés ou encore «l’entrée en activité des grands projets structurants… », qui vont  «... générer de nombreux emplois... »

Ne se limitant pas cette annonce qui comme tant d'autres et avec les mêmes effets, l'absolu et super président camerounais a poussé le vice loin en promettant aux jeunes 25 000 emplois d'office.

 «En attendant, j’ai instruit le Premier ministre de procéder, cette année, à un recrutement spécial, dans la Fonction publique, de 25 milles jeunes diplômés».

Seulement des familles entières suspendues aux résultats de cette opération de recrutement attendent, la boule au ventre depuis deux mois, période à laquelle les noms des heureux élus devraient être publiés. Aucune nouvelle ne venant des autorités compétentes et chargées de cette vaste opération, les camerounais s'interrogent de plus en plus sur la véracité de cette opération et sous les chaumières, il se dit que " Paul Biya aurait lancé cette opération pour soutirer de l'argent aux familles et ainsi financer sa campagne électorale. On pourrait dire que ceux qui le prétendent sont un petit peu bas dans la réflection, toutefois, rien n'est impossible au camerounais et même une idée aussi saugrenue pourrait trouver terrain fertile dans ce pays où les populations livrées à elles mêmes ne savent plus à quel saint se vouer. 

D'autres personnes imaginent que Paul Biya, au coeur des différentes révolutions qui, au plus fort de leur moment secouaient le monde arabe, aurait fait cette promesse mensongère pour calmer les jeunes et ainsi éviter que lui arrive ce qui est arrivé tour à tour à Ben Ali et Moubarak.

Une chose est certaine, quelque soit l'idée qu'on se fait de ce recrutement visiblement factice annoncé par Biya et relayé tambour battant par ses thuriféraires et pions publicitaires, il est clair que c'est la population qui une fois de plus subit atrocement, dramatiquement les affres d'un président complètement deconnecté de la vie de son pays, que c'est la population qui, déjà extrêmement misérable subit là une fois de plus la volonté machiavélique d'un groupe d'apparatchiks dont la seule volonté est de laisser exsangue ce beau triangle juché confortablement au centre de l'Afrique. La cruauté sanguinaire de Biya et ses agents de la mort laisse une fois encore sous le carreaux des centaines milliers de familles qui ont saigné jusqu'à l'os pour débourser les frais non moins exorbitants qui accompagnaient les dossiers si lourds à constituer de ce recrutement. Voyant en ces emplois probables l'occasion de sortir à travers un brave fils les familles de la pauvreté.

Nous ne pouvons que dire un seul mot à monsieur Biya: ARRETER.


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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 18:29

L'Afrique est un continent qui s'illustre sur le plan international par sa pauvreté, ses maladies, et ses malheurs en tout genre. Mais l'un de ses plus grands malheur, très peu évoqué ou dénoncé par les directeurs de pensées, les journalistes, les donneurs de leçons ou encore les maîtres de l'esclavage des temps modernes  est certainement la manière dont la plus part des chefs d'états arrivent au pouvoir dans ce continent. En une soixantaine d'années, on a dénombré pas moins de 70 coups d'état. Les uns meurtriers, d'autres pacifiques. C'est d'ailleurs ces pratiques qui ont conduit au plus que dramatique génocide rwandais. 

La question qui se pose est comment peut se développer un continent dont les arrivants au pouvoir sont systématiquement occupés à assurer leur sécurité, à essayer de pacifier les pays parfois meurtris jusqu'à l'âme. Le retard incroyable dont accuse l'Afrique aujourd'hui est sans aucun doute dû à ce mode tout particulier et bien préjudiciable qu'ont plusieurs dirigeants africains à arriver au pouvoir. vous me direz et sans doute avec raison que c'est le seul moyen de mettre souvent fin aux régimes tyranniques, ethnocentriques machiavéliques, corrompus, tri balistes et sectaristes qui s'imposent dans ce continent. Le triste constat est qu'à quelques exceptions, aucun pays n'est épargné par ce fléau. Ce cancer qu'est la constante bataille de pouvoir que se livrent ces intrépides fils de l'Afrique. 

Les uns voulant s'éterniser au pouvoir et les autres essayant de le leur arracher comme deux chiens qui se disputent un beefsteak.

voici une liste non exhaustive des principaux coups d'état vaillamment ou lâchement orchestrés dans ce continent si riche, qui ne demande qu'à se construire. Je vous invite à la lire et à méditer sérieusement sur l'avenir de ce continent. Il est vrai, dénoncer seulement ne suffit pas, mais c'est au moins le début d'une prise de conscience. A chacun de se faire une idée et reflechir pour le developpement de ce continent.

•1952 : Égypte, Mohammed Naguib renverse Farouk Ier

•1958 : Soudan, Ibrahim Abboud renverse Abdullah Khalil

•1963 : Congo, David Moussaka et Félix Mouzabakani renversent Fulbert Youlou

•1963 : Togo, Emmanuel Bodjollé renverse Sylvanus Olympio

•1965 : Algérie, Houari Boumédiène renverse Ahmed Ben Bella

•1965 : Zaïre, Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu

•1966 : Burkina Faso, Sangoulé Lamizana renverse Maurice Yaméogo

•1966 : Burundi, Michel Micombero renverse Ntare V

•1966 : Centrafrique, Jean Bédel Bokassa renverse David Dacko

•1966 : Nigeria, Johnson Aguiyi-Ironsi renverse Nnamdi Azikiwe

•1966 : Ouganda, Milton Obote renverse Edward Mutesa

•1968 : Mali, Moussa Traoré renverse Modibo Keïta

•1969 : Libye, Mouammar Kadhafi renverse Idris Ier

•1969 : Soudan, Gaafar Nimeiry renverse Ismail al-Azhari

•1971 : Ouganda, Idi Amin Dada renverse Milton Obote

•1973 : Rwanda, Juvénal Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda

•1974 : Éthiopie, Aman Andom renverse Hailé Sélassié Ier

•1974 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Aman Andom

•1974 : Niger, Seyni Kountché renverse Hamani Diori

•1975 : République fédérale islamique des Comores, Saïd Mohamed Jaffar renverse Ahmed Abdallah

•1975 : Nigeria, Yakubu Gowon renverse Johnson Aguiyi-Ironsi

•1975 : Tchad, Noël Milarew Odingar renverse François Tombalbaye

•1976 : Burundi, Jean-Baptiste Bagaza renverse Michel Micombero

•1976 : République fédérale islamique des Comores, Ali Soilih renverse Saïd Mohamed Jaffar

•1977 : Congo, Joachim Yhombi-Opango renverse Marien Ngouabi

•1977 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Tafari Benti

•1978 : République fédérale islamique des Comores, Said Atthoumani renverse Ali Soilih

•1978 : Mauritanie, Mustafa Ould Salek renverse Moktar Ould Daddah

•1979 : Centrafrique, David Dacko renverse Bokassa Ier

•1979 : Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse Francisco Macías Nguema

•1979 : Tchad, Goukouni Oueddei renverse Félix Malloum

•1979 : Ouganda, Yusufu Lule renverse Idi Amin Dada

•1980 : Burkina Faso, Saye Zerbo renverse Sangoulé Lamizana

•1980 : Guinée-Bissau, João Bernardo Vieira renverse Luis de Almeida Cabral

•1980 : Au Libéria, Samuel Doe renverse William Richard Tolbert

•1981 : Centrafrique, André Kolingba renverse David Dacko

•1982 : Burkina Faso, Jean-Baptiste Ouédraogo renverse Saye Zerbo

•1982 : Tchad, Hissène Habré renverse Goukouni Oueddei

•1983 : Burkina Faso, Thomas Sankara renverse Jean-Baptiste Ouédraogo

•1983 : Nigeria, Muhammadu Buhari renverse Shehu Shagari

•1984 : Guinée, Lansana Conté renverse Louis Lansana Beavogui

•1984 : Mauritanie, Maaouiya Ould Taya renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla

•1985 : Ouganda, Basilio Olara Okello renverse Milton Obote

•1985 : Soudan, Swar al-Dahab renverse Gaafar Nimeiry

•1986 : Soudan, Ahmed al-Mirghani renverse Swar al-Dahab

•1987 : Burkina Faso, Blaise Compaoré renverse Thomas Sankara

•1987 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Jean-Baptiste Bagaza

•1987 : Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali renverse Habib Bourguiba

•1989 : Soudan, Omar el-Béchir renverse Ahmad al-Mirghani.

•1990 : Libéria, Prince Johnson renverse Samuel Doe

•1991 : Mali, Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré

•1992 : Algérie, le Haut conseil de securité renverse Chadli Bendjedid

•1995 : République fédérale islamique des Comores, Ayouba Combo renverse Said Mohamed Djohar

•1996 : Burundi, Pierre Buyoya renverse Sylvestre Ntibantunganya

•1996 : Niger, Ibrahim Baré Maïnassara renverse Mahamane Ousmane

•1997 : Zaïre/République démocratique du Congo, Laurent Désiré Kabila renverse Mobutu Sese Seko

•1999 : Union des Comores, Azali Assoumani renverse Tadjidine Ben Said Massounde

•1999 : Côte d'Ivoire, Robert Guéï renverse Henri Konan Bédié

•1999 : Guinée-Bissau, Ansumane Mané renverse João Bernardo Vieira

•1999 : Niger, Daouda Malam Wanké renverse Ibrahim Baré Maïnassara

•2003 : Centrafrique, François Bozizé renverse Ange-Félix Patassé

•2003 : Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala

•2005 : Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya

•2008 : Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz renverse Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi

•2008 : Guinée, Moussa Dadis Camara s'accapare du pouvoir à la mort de Lansana Conté

•2009 : Madagascar, Andry Rajoelina dénonce et renverse à une vitesse impressionnante le régime de Marc Ravalomanana

  • 2010 : Niger,  Djibrilla Hamidou renverse Tandja Mamadou
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 11:06

La période où les succès de l'équipe nationale éclipsaient la réalités, les frustrations de la population, les incapacités du régime Biya, la clochardisation de la population, les tromperies, les fourberies et les filouteries en tout genre de l'administration Biya est révolue. Cette drogue qu'est le football au Cameroun commence maintenant à produire les effets pervers dont on a occulté pendant les années au moyens de stratagèmes et manipulations divers. Car si non, comment comprendre qu'un pays qui a  plusieurs fois participé à la coupe du monde, qui a éparpillé les joueurs partout sur la terre n'arrive pas structurer son football? n'arrive pas à offrir des infrastructures adéquats à la pratique de ce sport qui lui a tant rappporté? Les manigances des ISSA HAYATOU, IYA Mohamed et autres ne trouvent plus écho et la réalité rattrape ce football moribond, mal structuré et incapable de s'organiser. 

La preuve est les multiples revers infligés à l'équipe nationale du Cameroun depuis une décennie, les multiples humiliations infligées à la population camerounaise à travers cette équipe nationale formée d'une bande d'adolescents mal encadrés.

Il a suffit d'une humiliation de plus le week-end dernier pour en arriver à cette situation dramatique que décrit le messager dans son article ci-dessous. Il convient maintenant aux camerounais de tout bord, de toute obédience religieuse, politique ou sociale de réfléchir sérieusement sur le Cameroun que nous voulons bâtir. Si les camerounais pensent qu'il temps de batir un pays capable d'offrir les mêmes chances à tous ses fils et filles, un pays capable de s'organiser pour son propre avenir. Il est plus que temps de se débarrasser de cette gangrène qui depuis bientôt trente ans traîne fatalement, diaboliquement ce pays vers les profondeurs abyssales de l'enfer.

 

L'arbre qui cachait la forêt, (l'équipe nationale de football) est tombé. Il faut se dire que les multiples  saupoudrages de Paul Biya sont à leur terme. les camerounais devraient se réveiller maintenant pour mettre hors d'état de nuire ce cancer qui ronge leur pays depuis trente ans environs.

 

download.gifdownload.gifAprès le match Cameroun – Sénégal dans la cuvette de Mfandena à Yaoundé, une autre rencontre, beaucoup plus rude s’est déroulée dans les rues de la capitale camerounaise. Tout commence autour de 18 heures. Les Lions sont encore dans les vestiaires. Des groupes de supporters sont restés dans les gradins. Des milliers d’autres sont dehors, attendant leurs joueurs pour les conspuer. Vers 18 heures et demie, alors que le crépuscule pointe, les Lions entrent dans leur autobus à la sortie de vestiaires. Des dizaines de supporters scandent en chœur : « Eto’o, mouilleur ! ». L’autobus démarre et s’engage dans le tunnel. C’est sans compter avec la détermination des populations frustrées qui forment une véritable barrière humaine. 

Dehors, l’ambiance est déjà surchauffée. On a l’impression que personne n’est rentré chez lui après le match. La police tente de disperser la foule. Sans succès. Le camion anti-émeute, que l’on a surnommé « Abraham » au Cameroun, propulse des jets d’eau sur la horde humaine. Rien n’y fait. Ces derniers répondent par des jets de pierre. Entre temps, plusieurs véhicules sont pris à partie dans cette montée de violence. Un taxi est attaqué et ses passagers sont blessés. Des dizaines de véhicules personnels sont endommagés. L’un des jeunes qui s’en prennent aux voitures nous fait savoir que le pare-brise arrière du véhicule d’Albert Roger Milla aurait été endommagé. Un 4X4 qui appartiendrait à un colonel de l’armée est lui aussi détruit. Des cailloux sont jetés sur les conducteurs de motos. 

Environ une heure après le début des troubles, des renforts de la police arrivent. On enregistre déjà des blessés dans la foule. Plusieurs « Abraham » font des aller et retour depuis la base du Groupement mobile d’intervention (Gmi). La foule ne veut pas se disperser et continue de répondre aux jets d’eau par des jets de cailloux. Sur l’axe qui mène au quartier Elig Edzoa, les gens érigent une barrière avec des ordures ménagères, fûts, balustres, planches, etc. Le tout agrémenté par le feu qu’ils allument avec des vieux pneus de voitures. Idem sur l’axe « Nouvelle route Omnisports », au carrefour Fouda et à « Mobil Omnisports ». Les renforts du côté de la sécurité affluent. Il y a désormais sur place trois corps : la gendarmerie, la police à certains carrefours, et l’armée avec des éléments venus du quartier général (Qg). 

Alors qu’il est environ 20 heures, les raisons de la contestation populaire changent : « le pays va mal », scandent les jeunes. La répression se fait plus forte. Des coups de feu sont tirés en l’air. Le gaz lacrymogène est jeté dans la foule. Des éléments des équipes spéciales d’intervention rapide (Esir) vont jusqu’à pourchasser des jeunes dans les domiciles. Une femme enceinte, après avoir inhalé du gaz lacrymogène s’écroule et est conduite de toute urgence dans un centre hospitalier à Ngousso. On apprendra plus tard qu’elle a fait une fausse couche. 

Du côté des forces de l’ordre, on enregistre des blessés. Deux policiers pris à partie par la foule sont grièvement blessés. L’un d’eux est conduit dans un petit centre hospitalier juste à côté de la Texaco Omnisports. Plusieurs personnes, pour avoir porté le maillot floqué « Eto’o », sont molestées. Des dizaines de jeunes sont blessés, après être tombés après avoir reçu des coups de matraque. Les reporters de Le Messager paient également les frais de cette déferlante. Alain Noah, Edouard Tamba et un employé de la fécafoot seront tabassés par les forces de l’ordre, avant même d’avoir le temps de montrer leurs badges. Christian Tchapmi, lui aussi accompagné de confrères, recevra le gaz lacrymogène et sera conduit à la clinique Fouda. Annie Payep (Vox Africa) et Joséphine Abiala (Mutations) seront sauvées à la faveur de leur nature de femme. 

Le mouvement de contestation autour du stade Ahmadou Ahidjo va baisser d’intensité autour de 23 heures. Permettant aux Lions Indomptables de sortir en toute sécurité. Dans la matinée de dimanche, des sources nous indiquaient qu’il y aurait eu quatre morts du côté d’Elig-Edzoa et Omnisports. Des agressions et des viols auraient également été commis au cours de cette soirée. Tout cela à cause d’un penalty manqué. Football quand tu nous tiens ! 

© Source : Le Messager 

 

 

 


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