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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:02


Voici les salaires et traitements que percevront ceux qui auront la malchance d'être retenus dans la liste des 25 000 camerounais que Paul Biya promet de recruter dans la fonction publique cette année. En vérité, il ne s'agit que d'une vaste opération de saupoudrage pour endormir les camerounais en général, les jeunes en particulier en vue de se representer à la prochaine élection présidentiel et ainsi "royautiser" le Cameroun.

 

      Les candidats   qui seront définitivement retenus auront le statut d’agents de l’Etat relevant du code du travail.

Il est clairement indiqué dans l’avis de recrutement que les conditions de rémunération des candidats définitivement retenus par contrat ou par décision en qualité d’agent de l’Etat relevant du code du travail seront celles prévues dans le barème des salaires applicables aux agents de l’Etat relevant dudit code.

C’est la rémunération mensuelle de base des agents de l’Etat et contractuels relevant du code du travail pour compter du 1 er avril 2008 qui est en vigueur.    

Alors que la date limite - 14 avril 2011 à 15 heures - de dépôt des   dossiers de candidature approche et qu’une centaine de milliers de dossiers ont déjà été déposés dans les services des gouverneurs des régions   et dans certaines missions diplomatiques du Cameroun à l’étranger, plusieurs questions brûlent lèvres : quels sont les critères de sélection dans cette étude de dossiers et quel sera le salaire de ces jeunes gens qui seront recrutés dans la fonction publique ?

Sans tenir compte de l’indemnité de logement au taux   de 20 % qui va s’ajouter au solde de base et sans tenir compte non plus des retenues fiscales et de l’affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), nous présentons essentiellement le salaire de base afin que les Camerounais puissent eux–mêmes se faire une opinion du salaire que l’Etat offre aux jeunes diplômés.

  Dans les affaires sociales, l’assistant principal des affaires sociales est placé en catégorie 9/1 dont le salaire de base est 97. 790 F Cfa. L’assistant des affaires sociales en catégorie 8/1 gagnera 90. 321 F Cfa.


Dans la médecine et les sciences biomédicales : le médecin spécialiste   est en catégorie 11/2. Cela correspond à 117. 462,15 F Cfa. Le médecin généraliste est en catégorie 11/1. Il   aura 112. 276, 80F Cfa. Le chirurgien dentiste, le pharmacien, l’ingénieur médico-sanitaire et l’ingénieur du génie sanitaire ont ce même   salaire de base. L’ingénieur des travaux du génie sanitaire est classé   en catégorie 10/1 dont le   salaire de base est 107. 053, 50 F Cfa. Le technicien médico-sanitaire, le technicien du génie sanitaire, l’infirmier supérieur et   l’infirmier   diplômé d’Etat sont tous   en catégorie 9/ 1. Ils gagneront 97. 790 F Cfa. L’infirmier breveté est en catégorie 8/1 et se retrouvera avec 90. 321 F Cfa. L’aide soignant et l’agent technique médico sanitaire sont en catégorie 6/1. Ils gagneront chacun 59. 875, 90 F Cfa.

Dans les spécialités   telles que cadastre,   géométrie, géodésie,   génie civil, mines et géologie, exploitation des postes et télécommunications, démographie et statistiques, météorologie, informatique,   les techniques industrielles, industries animales, l’aéronautique, l’agriculture, traduction et interprétariat; arts nautiques et affaires maritimes, l’environnement, le génie rural et les   eaux et forêts,   l’ingénieur, l’architecte, l’environnementaliste, l’administrateur des affaires maritimes,   le traducteur principal   et l’aménagiste   sont en catégorie 11/1. Ils   gagneront 112. 276, 80 F Cfa.

Il faut cependant préciser que le traducteur-interprète est en   catégorie 11/2 qui donne droit 117.462, 15   F Cfa. Un des environnementalistes, le métal logiste et   l’hydrologiste sont   en catégorie 10/ 2 et gagneront 111. 962, 85 F Cfa.

Les ingénieurs des travaux de ces spécialités, l’infographe, le maintenancier informatique, l’inspecteur des postes, l’inspecteur des télécommunications,   l’administrateur des postes et   le traducteur   sont en catégorie 10/ 1.   Ils auront 107. 053, 50 F Cfa. Tout comme le spécialiste   des sciences et technologies des transports.

Les géomètres, les techniciens supérieurs, les topographes et les techniciens principaux sont en catégorie 9/1 qui correspond à 97. 790F Cfa. L’infirmier vétérinaire, le technicien supérieur en hôtellerie et restauration,   le technicien de l’audiovisuel sont   dans cette   même catégorie. Les techniciens et agents techniques sont respectivement en catégories 8/1 et 7/1. C’est -à-dire qu’ils gagneront 90.321 F Cfa pour les premiers et 73. 720, 78 F Cfa pour les seconds. Dans ce second groupe, on peut classer l’infirmier vétérinaire adjoint. Mais, l’agent technique des eaux et forêts est en catégorie 5/1 qui correspond plutôt à un salaire de base de 48. 643, 85 F Cfa!

Les journalistes et ceux qui ont le profil dans les relations publiques et dans la publicité, ainsi que   les   bibliothécaires sont en catégorie 10/1, c’est-à-dire qu’ils gagneront 107. 053, 50 F Cfa. L’archiviste / documentaliste est en catégorie 11/1 qui donne droit à 112. 276, 80 F Cfa. C’est ce que gagnera le docteur vétérinaire classé dans la même   catégorie.

Le spécialiste en bibliothéconomie est en catégorie 10/ 2 où l’on a droit à 111. 962,85 F Cfa.   Les cadres administratifs et techniques sont en catégories 10/2, 10/1,   9/1 et 8/1 selon qu’ils sont titulaires   du Dea ou Dess, maîtrise ou Master I,   Licence,   Bts   et baccalauréat

Les personnels enseignants d’université sont en catégorie 11/2 pour les titulaires de doctorat et en catégorie 10/3 pour les titulaires de Dea ou de Master II, avec thèse en cours de finalisation. Ils gagneront respectivement 117.462, 15 F Cfa et 117. 411, 55 F Cfa.

Des salaires très bas

Les instituteurs de l’enseignement technique et de l’enseignement maternel et primaire sont en catégorie 8/1 dont le solde de base est 90. 321 F Cfa.

En matière de recherche sociale, scientifique et technique,   le profil   baccalauréat + 7 équivaut à la catégorie 11/3 qui donne droit au solde de base le plus   élevé : 122. 953, 40 F Cfa ! Le profil baccalauréat + 6 à   la catégorie 11/2 dont le solde de base est 117. 462, 15 F Cfa et le profil baccalauréat   + 5 à la   catégorie 11/1 dont le solde de base est 112. 276, 80 F Cfa.

Dans le secrétariat et les techniques administratives le Bts secrétariat correspond à la catégorie 9/1 qui donne droit à 97. 790 F Cfa. Le cap sténodactylographie se trouve dans la catégorie 5/1 dont le solde de base est 48. 643,85 F Cfa. Le baccalauréat G1 correspond à la catégorie 8/1 dont le salaire de base   90. 321 F Cfa. Le probatoire G1 plongera   le nouvel agent de l’Etat dans la catégorie 7/1 dont le solde de base est 73. 720, 78 F Cfa. Le même solde que gagneront les personnels   d’astreinte tels que l’huissier de protocole, le téléphoniste / standardiste et l’employé de bureau.

Certains personnels d’astreinte auront les soldes les plus bas : c’est le cas des gardiens, des jardiniers, des chauffeurs, des agents d’entretien   et des agents de liaison qui sont catégorie 3/1 qui donne droit au solde de   36. 082, 4 F Cfa.

Quand on sait qu'une bouteille de gaz coûte 6 500 Fcfa en moyenne, une baguête de pain 150 Fcfa, une bouteille d'eau potable 400 Fcfa, un studio habitable 60 000 Fcfa...... il est clair que clair que Paul Biya se moque de la jeunesse. Il est plus que temps de mettre fin à cette situation que nous impose monsieur Biya et compagnie. Levez-vous et dites non.

Mise à jour le Lundi, 04 Avril 2011 11:21

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Published by Aurelien lea marla
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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:13

LIBYE: LES MENSONGES DE LA GUERRE DE L’OCCIDENT CONTRE LA LIBYE

 

A- LES  VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE. 1- Premier satellite Africain RASCOM 1.C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX. L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent.

Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

2-   Fond Monetaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine Des Investissements

Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne  et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare : la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans. On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de
capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.  Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux
dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »

3- UNIONS  REGIONALES COMME FREIN A LA CREATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE

 Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne. L’UPM sans le
principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une
organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.

4- KADHAFI, L’AFRICAIN QUI A PERMIS DE LAVER L’HUMILIATION DE L’APARTHEID

Kadhafi est dans le cœur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux  pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid. C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour  Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de
route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux
terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour  rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.  Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- CEUX QUI VEULENT EXPORTER LA DEMOCRATIE SONT-ILS DE VRAIES  DEMOCRATIES ?

Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.

La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation  ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas.  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712
qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais».  Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1-      Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points
communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie  qui répond le mieux  aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne, des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans. Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.  On est ainsi arrivé
jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.  Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2-    Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter  que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.  Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur
avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3-    L’égalité dans les rangs et dans les fortunes.   Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4-    PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe
d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme  « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui s’est substitué au peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est
donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?  Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale  dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB. Ceux qui
disent que Kadhafi a tiré sur son propre peuple savent-ils que c’est exactement ce que le héro de Obama, Abraham Lincoln a fait, mais avec 630.000 morts ?

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de
rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «  Malo periculosam libertatem quam quietum servitium  -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

C- QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord  serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent
ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.

L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute
la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder  le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disant communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu et place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre
Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité. Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le
président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° disant le contraire après une petite visite de 8 heures à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.

 

 

Genève le 28/03/2011

Jean-Paul Pougala  - pougala@gmail.com

(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.

© Correspondance : Jean-Paul Pougala
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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 15:07

Enfin le troisième tour de l'élection présidentielle ivoirienne, dont les résultats opposent toujours Laurent Gbagbo et Alassane ouattara. 

ngtemps attendu par certains, redouté et craint par d'autres, le troisième tour de l'élection présidentielle a débuté le 19 mars 2011. Après les premier et deuxième qui ont donné tour à tour Gbagbo puis Ouattara vainqueur, tout le monde attendait ce troisième tour qui se paufinait au fil du temps. Une fois de plus, les africains sont dressés les uns contre les autres.

Lentement, mais savamment orchestré par les uns et les autres, ce troisième tour oppose non plus Alassane Ouattara, président de la république de l'hötel du Golf d'Abidjan désigné vainqueur par "la communauté internationale" et Laurent Gbagbo, président de la côte d'ivoire désigné vainqueur et investi par le conseil constitutionnel. Mais plutôt leurs partisans, les uns par conviction, les autres par manipulation diabolique. C'est ainsi que régulièrement dans les rue d'abidjan, on rencontre de plus en plus des scènes de guérilla urbaine opposant les jeunes ivoiriens, soustrayant ainsi ce petit d'Afrique de L'ouest, de ses fils les plus braves.

Mais que peuvent faire ces jeunes désoeuvrés et désorientés par les messages des médias de "la communauté internationale" destinés à leur farcir la tête du caractère sanguinaire de Laurent Gbagbo et  de sa prochaine éviction et les invitations de celui qui s'est proclamé Général de la rue pour les enrôler dans l'armée pour defendre Gbagbo?

Rien. Une chose est certaine, lâchés par l'union africaine, manipulés de part et d'autre, ces jeunes ivoiriens sont aujourd'hui les principaux acteur de ce troisième tour qui se déroule dans la rue et qui ne connaîtra jamais de vainqueur, si non un seul perdant: La côte-d'ivoire. Armé de machettes, couteaux, armes de guerres et tout instrument pouvant causer la mort, ils sont désormais prêt à en découdre, à s'étriper.Photos Scènes de guerre à Abidjan

L'entêtement du président de la république de l'hôtel du Golfe et la malignité de Koudou comme son nom l'indique plonge la Côte d'ivoire dans une impasse. 

Les africains devraient prendre leur destin en main et éviter de jouer le jeu de quelque gens qui, sous le couvert de "la communauté internationale" et des paradigmes farfelus profitent et mettent en place des stratagèmes destinés à nous maintenir dans la servitude. Comme l'a chanté Bob MarleyÉmancipez-vous de la mentalité d'esclavage car Personne d'autres que nous-mêmes ne peut libérer nos esprits. N'ayons pas peur pour l'énergie atomique Car personne ne peut arrêter le temps. Combien de temps encore tueront-ils nos prophètes Pendant que nous nous tenons à part et regardons? Certains disent que c'est juste un passage et que Nous devons accomplir la prophétie..."

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:21

Je n'ai pas resisté à la tentation de reprendre cette lettre ouverte d'un africain qui s'est offusqué de cette nouvelle caricature du journaliste qui ne peut faire une emission sans pronocer les mots prostitution, sexe, drogue. Je vous suggère de lire cette lettre vraiment très interressante.

Cher M. Bernard de Villardière,

"   C'est avec un certain étonnement et une forme de dépit que j'ai regardé Dimanche 6 Mars dernier votre soi disant "enquête exclusive" sur l'"étonnante" vie des Africains de Paris. En tant qu'Africain et en tant que téléspectateur plus ou moins régulier de M6, j'étais doublement concerné par le sujet de cette émission.

Et si je ne m'attendais pas à voir un reportage particulièrement valorisant pour les Africains, j'avais la naïveté de penser que, pratiques journalistiques obligent, vous auriez au moins fait l'effort de tendre vers l'exhaustivité et pratiquer la nuance tant ces sujets communautaristes peuvent être délicats.

Malheureusement, et ce n'est pas nouveau sur le PAF quand il s'agit de traiter de la communauté Africaine, des Musulmans ou des Noirs, la caricature, l'infantilisation et la prolifération des clichés, terreaux du racisme ordinaire, continuent d'être les maîtres mots.

Pour le cas d'espèce, en lieu et place d'un reportage pédagogique, documenté et instructif qui aurait permis de découvrir la communauté africaine pour ceux qui ne la côtoient pas ou ne la connaissent pas, les téléspectateurs ont eu droit au lot de caricatures habituelles habilement distillées dans l'imaginaire collectif.

Au final, dans votre fameuse enquête exclusive, de quoi était-il question ? 
Premièrement, d'une Miss Sénégal de France qui habite avec ses parents dans un HLM où ils sont neuf, mangent du riz dans une gamelle à plusieurs et dont le papa, chef de famille, immigré de longue date naturalisé Français, maîtrise moyennement la langue de Molière. A part les caricatures subliminales sur le style de vie (famille nombreuse, non maîtrise de la langue, etc), vous n'avez daigné présenter aucune information sur le papa qui a certainement travaillé toute sa vie dans une usine française et payé ses impôts au contribuable tout son séjour durant.


Ensuite, M. De La Villardière, vous nous avez présenté un sympathique Congolais de Kinshasa « habitant en banlieue » qui semblait avoir plutôt réussi dans l'entrepreneuriat. Mais, visiblement, cette réussite n'était pas importante pour l'émission puisque votre reportage s'est focalisé sur ce qui était pourtant un aspect secondaire de son existence, sa passion pour la sape, qui n'avait en réalité rien à voir avec son « statut » d'Africain. 

Le « bachelor », comme ce Congolais se surnommait lui même, a finalement été présenté comme un personnage un peu fantasque, une sorte comédien en représentation dans une pièce de théâtre, alors qu'il s'agissait en premier lieu d'un entrepreneur dans toute sa plénitude ayant réussi à monter deux boutiques de prêt à porter en plein Paris.

En troisième position, votre enquête exclusive, toujours pour illustrer cette si "étrange" vie que mènent les Africains à Paris, a présenté une Camerounaise qui vend ce que vous avez appelé du "safou" sur le trottoir de Château d'Eau et qui remballe tout son attirail à chaque fois qu'elle voit les policiers arriver. Ainsi, en plus de laisser filtrer insidieusement l'image d'Africains vivant du commerce de denrées exotiques en toute illégalité, vos journalistes n'ont pas manqué de préciser qu'il s'agissait de la fille du "maire de Yaoundé", comme pour dire que les problèmes des Africains à Paris transpercent les clivages sociaux locaux.

Or, ce que vous auriez du noter, c'est que Yaoundé n'a pas de maire mais un délégué du gouvernement qui chapeaute la ville et des maires d'arrondissement, comme Paris. Donc parler de « maire de Yaoundé » est au mieux une information incomplète. Par ailleurs, combien y a t-il de vendeuses à la sauvette Africaines dans Paris pour que cette jeune Camerounaise, aussi respectable soient les efforts qu'elle déploie pour conspuer les difficultés du quotidien, ait qualité à faire partie d'un panel d'Africains de la capitale ? La question pourrait être posée pour la Miss Sénégal et le reste des Africains présentés dans votre émission.

En quatrième partie du reportage, M. De La Villardière, vous nous avez permis de « découvrir » des prostituées Nigérianes, toujours de château d'Eau, qui «embêtaient » ces bons vieux Français de souche, Blancs, natifs du quartier, qui n'en pouvaient plus de cette déferlante sexuelle en bas de leurs halls d'immeuble ou sur le palier de leurs appartements. Là encore, présenter des prostituées est une chose et c’est une réalité qu’on ne peut pas nier. Mais faire croire qu'elles n'empêchent que les Blancs du quartier de tourner en rond et pas les Noirs, qui s'en accommoderaient plus facilement, est pour le moins trompeur. 

Or c'est ce que votre reportage a essayé de faire valoir, toujours de manière subliminale, en interviewant, après une réunion des habitants du quartier de la goutte d'or, un habitant Noir, orientant ses réponses vers une relativisation des problèmes liés à la prostitution dans le quartier, comme si ce dernier acceptait que leurs lieux d'habitation soient transformés en maison de passe à ciel ouvert.

En guise de clôture de votre émission, le dernier sujet, ficelé pour apporter la nuance et un peu de lumière sur l' ensemble des thèmes abordés précédemment - la face obscure de la vie de la majorité des Africains de Paris selon vous - a mis en avant une jeune restauratrice franco-sénégalaise, Rougui Dia, chef cuisinier dans un restaurant de la place de Paris, censée représenter le profil même des élites Africaines de Paris (avec bien évidemment les sportifs, qu'on n'a pas présentés pour le coup). 

Si le succès de cette dame est incontestable et fort respectable, il est surprenant que la seule personne choisie pour incarner la réussite (exceptionnelle si on en croit l’ensemble de l’émission) de certains Africains de Paris soit issue des milieux de la gastronomie et donc de l'apprentissage (CAP et BEP ou Bac pro en général, ce qui est le cas pour Rougui Dia). N'y avait-il pas de politiques, d'intellectuels, de scientifiques ou de cadres supérieurs à présenter pour illustrer l’éclosion d’un élite Africaine en Ile de France ? Et quid aussi de ces étudiants Africains qui constituent une bonne part des immigrés Africains dans l’hexagone ? 

Si j'ai beaucoup d'estime pour l'ensemble des personnages qui ont été présentées dans votre reportage, M. De La Villardière, je pense néanmoins qu'il aurait fallu au minimum présenter la vie d'un étudiant Africain à Paris (ils sont nombreux dans les grandes écoles et universités de Paris) et celle d’un cadre supérieur d'une profession dite "intellectuelle" ou même, si vous souhaitiez vraiment rester dans les clichés, le parcours de l'un de tous ces Africains qui se battent dans des métiers difficiles (BTP, hôtellerie, gardiennage) que le Français lambda, Blanc, refuse en général de faire.

Par ailleurs, j'aimerais vous préciser, M. De La Villardière, que vous auriez dû éviter de faire l'amalgame habituel entre Africains et Noirs. Un Noir n'est pas nécessairement Africain et un Africain n'est pas nécessairement Noir. Donc vous me voyez très surpris de constater que dans une émission dédiée aux Africains de Paris, on n'ait pas parlé des Maghrébins. 

Je suis d'autant plus surpris que vous ayez présenté la Miss Sénégal de France comme une Africaine alors qu'il a bien été mentionné dans l'émission que cette charmante demoiselle de 19 ans était Française, née en France, y avait grandi et n'était jamais allée dans le pays d'origine de ses parents (eux même naturalisés), le Sénégal. De même, la chef Rougui Dia, certes d’origine Sénégalaise, est une Française à part entière, née en France, qui ne connaît le pays d’origine de ses parents qu’à travers quelques voyages épisodiques. 

Pourquoi donc parler de ces deux femmes, exceptionnelles chacune à leur manière au demeurant, dans une émission sur les Africains de Paris alors qu’elles ne sauraient prétendre les représenter ? On est là encore dans cette totale confusion entre minorités visibles, Noirs et Africains.

Cette enquête exclusive était donc au mieux une émission insidieusement raciste. Ce racisme là qui ne s'exprime plus ouvertement mais qui est véhiculé par la caricature, le cliché et qui confirment les préjugés et la différenciation raciale. Le traitement médiatique des communautés, qu'elles soient religieuses ou ethniques, doit être abordé avec de la rigueur et les plus grandes précautions. Les émissions comme celles là, si on veut qu'elles aient du sens, doivent avoir des vertus pédagogiques pour le téléspectateur lambda qui se base sur ce qu'il voit pour se faire une idée sur de ces "mondes" qu'il ne côtoie pas au quotidien. 

Et en cette période trouble où on nous dit que Marine Le Pen caracole dans les sondages, on se demande si des reportages racialistes de ce type ne sont pas là pour lui donner du grain à moudre. In fine, la meilleure réponse que ces "étonnants" Africains puissent vous faire, M. De La Villardière, ce serait certainement de ne plus jamais regarder votre "enquête exclusive". J’espère qu’ils n’y manqueront pas."


Olivier Nyobe,
Téléspectateur "Africain" de M6

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:48

La scène est surréaliste, Biya vient d'arriver aux canaries. Nous sommes le 15 Mars 2011. Après un voyage moelleux dans l'air bus A320 loué à la compagnie Lufthansa pour le transporter, ainsi que sa famille,Biya s'installe dans une des somptueuses chambres du chalet qu'il a loué pour passer quelques jours de repos bien mérités après avoir travailler ardemment pour nommer de nouveaux généraux dans l'armée camerounaise, faisant ainsi passé le nombre à 31 généraux au total. Comme il est de coutume, avant de partir du Cameroun, il a tenu un conseil de ministre à l'aéroport de Yaoundé Nsimalen auquel participaient le secrétaire général à la présidence, le délégué du gouvernement et le délégué général à la sûreté nationale, le commandant du BIR ayant été reçu la veille au palais d'Etoudi et ayant eu la consigne stricte de mitrailler toute personne surprise à coller une affiche ou à manifester. Son nouvel aide de camp frappe à la porte et lui annonce une urgence. 

"qu'est ce qu'il y a de si urgent pour ne pas me laisser me reposer?" demande t-il. L'aide de camp encore crédule et pas tout à fait rompu à faire ce metier auprès de Biya insiste et le président sort de la chambre.

- On vient de nous apprendre qu'un autre réacteur nucléaire a explosé au Japon.

- Et alors qu'est ce que tu veux que ça me fasse, c'est au Japon. Je crois que nous sommes en Espagne ici. Reponds le président de la république

Le directeur du cabinet civil qui vient de les rejoindre lui rappelle alors qu'il y a des camerounais au Japon et qu'il faudrait peut-être les evacuer. Cette remarque a pour resultat une colère noire du président qui s'en prend à ses collaborateur, leur demandant si c'est lui qui avait demandé à ces gens d'aller au Japon. Malgré l'insistance du haut fonctionnaire, qui met en avant le fait que d'autres pays ont dejà pris le soin d'evacuer leur ressortissants, lui citant le Nigeria et le Ghana en exemple, le président rentre dans la chambre et referme la porte. Les deux fonctionnaires groggi par la reaction de leur Dieu, levent timidement les epaules et s'en vont. C'est ainsi que plus de 1000 personnes de nationalité camerounaise risque une iradiation en ce moment. Etudiants, commerçants et touristes camerounais sont ence moment pris au piège de la cupidité de l'insouciance de biya et de l'incompétence dramatique de ses fonctionnaires et de ses ministres. Au ministère des relations extérieures, on semble même ne pas être informé de ce qui se passe au Japon. La gravité de la situation semble être d'un autre ère. le ministre de tutelle est même en déplacement à Monatélé, où il distribue quelques kilos de riz et de viande au populations qui, meutries par la famine et la pauvreté ne peut resister à l'attrait de cette denrée devenue inaccessible pour elles. Du côté des autorité consulaire au japon, c'est le silence total. "Nous n'avons reçu aucune instruction et nous ne savons même pas le nombre de camerounais qu'il y a au Japon". Soudain arrive affolé un jeune qui a pu entrer dans l'ambassade, la garde ayant deguerpie l'entrée. "La terre tremble...." Il ne termine pas sa phrase, au même moment, la terre tremble de nouveau et la dame qui parle se refugie sous une table. L'angoisse gagne tout le monde et on se met à la recherche de l'ambassadeur.

Ceci est un scénario imaginaire et imaginé pour illustrer l'incapacité et le cynisme des autorités camerounaises vis à vis des ressortissants de notre pays installés au Japon. Pendant que des pays comme le Nigéria ou le Ghana (pour ne pas citer les pays occidentaux) ont dejà pris des mésures pour évacuer leurs ressortissants ou leur apporter l'aide adéquate, au Cameroun, on se contente de vanter les mesures de saupoudrage annoncées par le prince Biya, visant à recruter 25 000 jeunes diplômés pour juguler le chomage. Une goutte d'eau dans la mer quand on sait que ce nombre n'equivaut même pas au nombre de bachelier annuel au Cameroun et que depuis 29 ans, les seules choses qu'ont connu les jeunes camerounais ne sont  autre que le chomage et la misère, la corruption. Il y a quelques temps, des camerounais avaient été abandonnés dans le desert lybien et le Cameroun leur avait refusé toute aide. Ceci est -il une volonté délibérée du président Biya de se séparer de ces camerounais trop ambitieux alors qu'il ne rêve que d'un peuple amorphe et terrifié par la ménace invisible d'une instabilité en cas de depart de Biya?

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 10:57

pbLa nouvelle est tombée ce matin comme un couperet, les radios sont dans un branle-bas total, les états majors de la presse écrite sont dans un état quasi indescriptible. Les journaux sont déjà dans les kiosques et certains pensent faire des éditions spéciales, malgré la modicité des moyens.

Le pays tout entier est dans un état second. Personne ne s'attendait à tel scénario à quelques mois de l'élection présidentiel qui, il est vrai ne passionnait pas le camerounais moyen, plus occupé à trouver sa pitance quotidienne. Mais dans les maisons, les bureaux, les bars, ce n'est que de cet événement qu'on parle. Dans les états major des Pseudos partis d’opposition du Cameroun, certains s’inquiètent même sérieusement sur leur avenir. «  Si ce type s’en va et la population me choisi, comment je vais faire, je suis moi là tranquillement, il vient me créer les problèmes. Est-ce que je peux être président, je fais ma chose pour nourrir mes enfants et maintenant il choisit de partir » Peut-on entendre dire le leader d’un parti politique dit d’opposition au Cameroun. De cet autre leader que les partisans appelle déjà président, on peut entendre répondre à une question d’un militant, «  eh n’emmène pas vos choses là sur moi, est-ce que je t’ai dit que je suis président, tu peux faire comme ça si l’homme d’autrui blaguait seulement il commence à me guetter ».yes.jpg

 

Les programmes de la radio- télévision d'Etat (CRTV) se sont arrêtés ou modifiés subitement et l'hymne nationale a retenti. Ensuite est apparu, Paul Biya, le visage grave, le crane presque dégarni à son centre,  le vieux lion sans doute usé par le poids de la décision qu'il vient de prendre. Après avoir sommairement  commenté l'actualité politique et économique dans le pays, le prince de Mvomeka'a annonce à la surprise de tous : " J'ai décidé de ne pas me présenter à l'élection présidentiel d'octobre 2011, après avoir servi mon pays pendant trois décennies, j'ai décidé de me retirer". Annonçant par la même occasion la date des élections, d’autant plus qu’on sait qu’elles auront lieu en 2011 mais personne ne savait exactement quand, si ce n’est le prince de Mvomeka’a.

Encore sonnée, la population ne réalise pas encore qu'elle vient d'être libérée de 29 ans de dictature, de maltraitance, de soumission, d'avilissement, d'humiliation et de paupérisation. Les gens se disent que c’est un nouveau coup de bluff du vieux dictateur. N’avait-il pas lui-même simulé sa mort alors qu’il était en voyage privé en Suisse il y a quelques années ? Pour ceux qui suivent l'activité politique, les spéculations vont bon train sur qui succédera l'homme lion à la tête du pays, d'autant plus qu'il n'a pas désigné de successeur au sein de son parti des flammes. Ces flammes qui lentement, mais surement, ont consumé les espoirs de la jeunesse camerounaise. C'est d'ailleurs cette jeunesse, réduite soit à s'expatrier vers l'occident, soit à faire les motos taxi dans les villes délabrées de particulièrement sales du Cameroun qui commence à manifester sa  joie et sans doute son soulagement à travers les rues à travers des coups de klaxon de leur outil de travail et de leur chemin vers la tombe.

On imagine déjà que les pontes du régime dictatorial de Biya sont déjà en concurrence sur qui pillera le plus vite et le plus, les maigres recettes qui restent dans les caisses de l'Etat. Pour le ministre des finances Essimi Menye, c'est l'occasion rêvée pour se défiler, d'autant plus qu'il est soupçonné ces derniers jours de multiples faits de vol, de corruption et de détournement des fonds publics. Le très atypique Issa Tchiroma pense déjà à la reconversion, il s'impatiente de savoir à qui il va faire des salamalecs à longueur de journée dorénavant. « Pourtant il n’est même pas vieux, il n’a que 78 ans, il aurait encore pu rester, comment sont même ces gadamayos ». Mais l'équation reste très complexe. Une incertitude plane désormais sur ce beau triangle d'Afrique centrale. Aucun leader de l'opposition ne faisant l'unanimité auprès des lecteurs, la diaspora camerounaise étant plus active sur internet que sur le terrain, les potentiels successeurs dans le RDPC étant pour la plus part derrière les barreaux, le jeu de pronostics est un véritable casse-tête chinois. Les chancelleries occidentales commencent à être submergées de coup de fil, de personnalités politiques et hommes d’affaires qui viennent demander les visas. Aucun ministre, Aucun chef de service ou directeur dans les ministères n’est plus dans son bureau. Même madame fonning essaie d’obtenir un visa pour les Etats-Unis pour aller rejoindre ses enfants, chacun a pris ou essaie de prendre le soin de cacher les derniers sous qu’il vient de détourner dans tel ou tel autre projet. Les rues sont bientôt envahies par les intrépides, les chômeurs surdiplômés, les femmes, et les enfants jubilent de la victoire du temps sur Paul Biya.

Ceci n’est rien d’autre que de la fiction, Biya ne peut pas renoncer à la grosse Mercedes avec la plaque PRC, il ne peut renoncer au plaisir que procure le fait de faire souffrir 20 millions de personnes de faim, de soif, d’éducation, de liberté, de culture, de soin de santé. Il ne peut résister au plaisir que procure la deshumanisation de 20 millions de personnes, Il ne peut renoncer au plaisir de piller les richesses d’un triangle de 475 000 km carrés. Il ne peut renoncer au plaisir de diriger un peuple amorphe, un peuple docile et malléable à souhait. Biya ne peut renoncer au plaisir de voir les jeunes de son pays se faire dévorer par de voraces requins dans les océans, dans les mers, de voir ses jeunes compatriotes se faire électrocuter dans les barrières de Ceuta et Melilla. Il ne peut renoncer au plaisir de tuer ses compatriotes.Click-to-show-Paul-Biya-result-15.jpg

Il ne peut renoncer au plaisir de faire les conseils ministériels à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. Il ne peut résister au plaisir de passer 8 mois sur dix en Suisse et être président du Cameroun.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 22:26

Article reçu d'un confrère et relayer par le site ICICEMAC.COM

Frank Biya exhorte son père Paul Biya à quitter le pouvoir maintenant pour sauver l’honneur de la famille

 

frank-biya.jpgC’est dans une volonté manifeste de sauver l’honneur et surtout de préserver l’avenir de la famille Biya au Cameroun que Franck Biya, premier fils et conseillé de Paul Biya, aurait  transmis ce message à son père par le canal de Gervais Mendo Zé, parrain d’un des fils de Biya et également très proche de la famille Biya.

 

En effet, après un entretient avec Franck Biya, Gervais Mendo Zé aurait remis, vendredi dernier, un message de Franck Biya à son père Paul Biya. Il était accompagné dans cette commission dit-on, par Madame Rosette Ndongo Mengolo, belle mère de Paul Biya et mère de la première dame Chantal Biya, deuxième épouse du président camerounais rapporte-t-on de source proche de la présidence.

La même source rapporte que Gervais Mendo Zé, qui anime depuis quelques mois, une séance bihebdomadaire de prière au Palais d’Étoudi, aurait discuté également avec certains patriarches proches de Paul Biya, pour évaluer comment pourrait s’amorcer un retrait discret de Paul Biya de la scène politique camerounaise. De ce fait, il se murmurerait que Paul Biya souhaiterait avoir des garantis qu’il ne serait ni poursuivi, ni chassé du Cameroun.

Et c’est sans doute pour cela que Mendo Zé aurait entrepris une discussion avec le fils aîné de Paul Biya afin qu’il propose à son père de quitter le pourvoir maintenant dans l’honneur et la dignité qui lui reviendraient. Il s’agirait donc comme dit l’adage, de « quitter les choses avant que cela vous quitte ».

Dans la même lancée, on pense que Franck Biya, Gervais Mendo Zé, Rosette Ndongo Mengolo et Chantal Biya pourraient être déterminant sur la décision et surtout le moment où Paul Biya pourrait choisir pour se retirer de la scène politique camerounaise.

Ce n’est plus un secret pour personne. Comme Ahidjo, le RDPC souhaiterait bien voir Biya démissionner dès son prochain congrès, ce qui donnerait le temps au parti des flammes de choisir un candidat pour la présidentielle d’octobre prochain.

Ceci étant dit, les Camerounais savent désormais que c’est à Paul Biya que revient la décision de se retirer maintenant pour sauver l’honneur de sa famille qui n’entant pas fuir le Cameroun avec lui, comme Mobutu en son temps ou Ben Ali plus récemment.

Peut-on croire que le départ de Biya est amorcé? Ce qu’on sait au moins c’est qu’en tout cas, sa famille s’inquiète de plus en plus de l’après Biya.

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 17:39

arton13722-f45dbSurfant sur la vague de protestation contre les régimes fossiliens et dictatoriaux du maghreb, certaines populations multiplient des appels à manifestation dans les pays du golfe de Guinée. Gabon, Cameroun ou encore Congo Populaire sont ainsi sur les charbons ardents depuis que des activistes, à travers facebook essayent de destabiliser les pouvoirs en place.

Ce jour, une manifestation a été violemment réprimée par les éléments de la police anti-émeute, aidée par les éléments du bataillon d'intervention rapide présent à Douala depuis les évènements de triste mémoire de février 2008. Cette manifestation avait été organisée en prémices à ce que Mboua Massock a appelé le système "Biya doit tomber". Plusieurs arrestations ont été opérées et dont celle de Serge Espoir Matomba désigné comme l'un des leaders de la manifestation d'aujourd'hui qui partait de Bonakouamouang à Bonanjo, cité administrative de Douala.

Le commandant Mboua Massock célèbre au Cameroun pour son opposition farouche à la dictature du président Biya au pouvoir depuis 29 ans et notamment connu comme étant "le père des villes mortes" appelle désormais les Camerounais à descendre dans les rues le mercredi 23 février à partir de 5H 4O minutes pour manifester et renverser le régime de Paul Biya. plusieurs initiatives ont d'ailleurs été prises pour soutenir cette initiative de Mboua Massock. Lui a même à distribué les tracts à Douala, la capitale économique du Cameroun connue pour être le bastion de l'opposition camerounaise. Cet acte de bravoure pour un camerounais lui a d'ailleurs vallu quelques heures de garde à vue dans les geôles de la gendarmerie du Camp Yabassi. 

S'il est vrai que Mboua Massock n'est pas à sa première tentative et qu'il a d'ailleurs parcouru une distance de 3000 km à pieds à travers le Cameroun pour dénoncer les abus du régime corrompu de Paul Biya, son initiative semble cette fois-ci prise au sérieux par les autorités en place, raison pour laquelle elles ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de ne pas laisser une minute à un quelconque rassemblement. Douala est d'ailleurs couverte treillis et plusieurs patrouilles sont organisées pour traquer les éventuels manifestants.

Après plusieurs appels sur facebook par le groupe "ENOUGH! BIYA MUST GO" la mobilisation semble prendre de l'ampleur. La question maintenant est de savoir si les camerounais sortiront de leur torpeur habituelle, de leur extraordinaire passivité qui a permis à Biya de s'enrichir au détriment de la population depuis 29 ans et de commencer depuis peu la braderie du Cameroun aux chinois, enlevant par là même aux camerounais le droit de vivre sur leur propre sol. Si les camerounais descendront massivement dans les rue mercredi prochain pour crier leur raz-le bol et débarrasser le Cameroun de Biya et sa bande de kleptocrates. Une chose est certaine, les mots que pronoçait Lapiro de Banga du fond de sa cellule " 2011 c'est demain" résonnent plus que jamais dans les oreilles des camerounais.

Il certainement grand temps que le Cameroun se débarrasse de cette gangrène qui pousse ses enfants à s'exiler au péril de propre honneur, de leur éthique, de leurs valeur et même de leur vie.

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 09:54

Depuis trois mois environs, la Côte d'ivoire vit une situation unique en son genre, née de la contestation des résultats de l'élection présidentielle par les camps Ouattara et Gbagbo. Chacun se déclarant vainqueur desdits élections. Le pays se retrouve avec deux présidents, l'un reconnu par la communauté internationale: Alassane Ouattara et réfugié dans un Hôtel d'Abidjan d'où il nomme des ambassadeurs et autres dirigeants reconnus par la communauté internationale. L'autre Koudou Laurent Gbagbo reconnu par les institutions ivoiriennes et tenant les rennes du pays et non reconnu par la communauté internationale. 

Ce qui est impressionnant dans la désormais affaire ou crise ivoirienne, c'est la rapidité avec laquelle les chancelleries occidentales, les nations unies et par la même occasion les pays de ce machin appelé Union Africaine, financé à plus de 50% par les chancelleries occidentales. Les pays de L'UEMOA ( Union des Économique et Monétaire Ouest Africaine) entraînés par Blaise Compaoré lui même arrivé au pouvoir par le meurtre de son cousin Thomas Sankara et soutien inconditionné de celui que la plupart des ivoiriens désigne comme son concitoyen Alassane Ouattara. Il ne se passe pas un jour sans que les médias occidentaux, sans doute au pas de leur chancellerie ne nous bassinent les oreilles avec les meurtres et les exactions supposés être commis à abidjan sur les opposant au président, sur les troubles quotidiens et les manifestations contre Laurent Gbagbo. Seulement, on ne se souvient pas d'une image récente de la ville d'Abidjan en proie au violence. Le journaliste Michel Dénisot s'y est rendu pour ineterviewer les deux protagonistes et n'a ramener aucune image d'Abidjan à feu et sang. C'est dire que même en caméra caché, il n'a pu prendre personne en image, quand on sait qu'il s'est spécialisé dans cette pratique avec sa non moins célèbre émission "le grand journal", on est droit d'avoir des doutes sur la crédibilité des déclarations.

Nous avons appris hier la nationalisation de certaines agences bancaires, filiales des groupes français Société générale et BNP Paribas, car celle-ci ont suivi les injonctions de Ouattara leur interdisant de poursuivre leurs activité car elles contribueraient au maintien de Gbagbo au pouvoir.

Mais qu'est ce qui fait donc autant courir les occidentaux sur le problème ivoirien?

On se souvient que dans plusieurs pays, Kazakhstan, Ouzbékistan, Burkina Fasso, Cameroun pour ne citer que ceux-là, les dictateurs se maintiennent au pouvoir à coup de tripatouillage, qu'en Corée du Nord, pays voisin et frère du très bouillant Choi joung JIN et du secrétaire générale de cette institution de maltraitante des forts sur les faible Ban kin moon, le dictateur Kim jon Il est sans pitié pour tout contestaire et que les élections dans ce pays n'existe quasiment pas. Qu'en Birmanie, ANN SANG SU KIY avait remporté les élections présidentielle mais assigné à résidence par la junte ou pouvoir et que la communauté internationale s'était mû dans un honteux mutisme et au mieux avait émis de molles et pathétiques protestaions alors qu'elle dispose de tous les moyens pour débarrasser la Birmanie de cette bande dei dictateurs qui la dirige depuis des années. 

Les pays occidentaux seraient-ils intéressés par le strès nombreux richesses de la cote d'ivoire: fer, cobalt, aluminium, manganèse, cuivre, caoutchouc, diamant, or, bois, uranium, coltran, saphir, coton ou bien entendu café et cacao dont la Cote d'ivoire est les premier producteur mondial?

Pourquoi les différentes armées annoncées avec tellement de ferveur par les chefs d'état donneurr d'ultimatum ne sont -elles pas toujours arrivée à Abidjan pour deloger Laurent Gbagbo et le traduire au TPI pour des crimes qui lui sont imputés? Selon certaines sources, la plupart des charniers dont on attribue la responsabilité à Gbagbo aujourd'hui sont en réalité ceux fait par l'ex rebellion du premier ministre de Ouattara, avec qui ce dernier s'est allié. 

Pourquoi les chancelleries occidentales n'ont -elles pas protesté quand les militaires ont chassé du pouvoir le président nigérien élu Tandja Mamadou? 

Laurent Gbagbo, comme d'autres chefs d'état africain à la solde de l'occident avait pourtant offert de nombreux et juteux contrats à plusieurs entreprises occidentales (Bouygues, Total...). 

Qu'est ce qui peut bien expliquer cette animosité prononcée à son égard et le besoin clair de le chasser du pouvoir et d'y installer Alassane Ouattara qui n'est pas favorable au décompte des voix et qui est allé jusqu'à proposer des richesses incommensurables à Gbagbo s'il lui laissait le pouvoir?  Ce qu'à bien entendu refusé Laurent Gbagbo, se présentant par la même occasion comme un vrai ivoirien défenseur des intérêt de tous les ivoiriens et comme le nouveau Thomas Sankara. Si le très atypique Dadis Camara s'y était mal pris, il reste aujourd'hui probant que l'Afrique devrait les jour à venir proposer davantage de dirigeant tourné vers son indépendance totale et se débarrasser de cette génération de dirigeants un peu trop coopératifs et subordonnés à l'occident.

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Published by Aurelien lea marla
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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:03

Dans un discours radio-télévisé adressé à la jeunesse camerounaise le 10 Février, Paul Biya s'est de nouveau lancé dans un exercice dont il est devenu maître maintenant: promettre monde et merveilles à la jeunesse camerounaise.

Sous le sillage des contestations populaires qui secouent le maghreb depuis quelques temps et sous fond de grogne sourde, le président camerounais a décrit sans enthousiasme certain les actions entreprises par lui depuis son énième septennat, en faveur de la jeunesse camerounaise, allant de la création des pseudo universités crées aux fictives actions contre le chômage.

Seulement, en 2009 comme des années avant, la jeunesse avait déjà entendu les mêmes expressions, "plan national pour l'emploi, appuis de la jeunesse urbaine et rurale..." Si comme d'habitude, des individus pour qui corruption et tribalisme constituent un facteur de développement ont applaudi ce discours, ignorant avec mépris et arrogance, la souffrance des milliers de jeunes camerounais désoeuvrés et livrés à misère, il est à noter que Paul Biya tient les mêmes termes depuis presque trente ans et que depuis ce temps, le Cameroun en général et sa jeunesse en particulier dont l'espérance de vie ne cesse de décroître, passant de 40 ans en 1985 à 25 ans en 2011 et que depuis ce temps, le Cameroun sombre impitoyablement dans un système où les jeunes sont marginalisés, mal formés ou pas du tout. Il est à noter, que la seule alternative offerte à cette jeunesse dont on parle comme fer de lance de la nation est le métier de "moto-taxi-man", lequel n'est ni sécurisé, ni réglementé, comme quoi monsieur Biya a choisi de tuer tous les jeunes camerounais. 

En ce moment où le pays tout entier, celèbre sa jeunesse, il est impératif pour jeunes camerounais de s'interroger sur leur sort, de regarder derrière eux et d'envisager l'avenir. Au lieu de rester les bras croisés et se laisser dépérir par la désillusion qu'engendrent les discours mensongers et les promesses non tenues par mauvaise foi de monsieur Biya, il convient de s'inspirer de la jeunesse maghrébine qui, lasse de souffrir, lasse de se voir spolier leur droit de rêver, leur droit au bonheur, leur droit à l'espoir ont su chasser Moubarak et Ben Ali. 

Je ne suis pas partisan de la violence ou des méthodes rudes en politique, mais les évènements de février 2008 nous ont montré que malgré les meurtres commandités par monsieur Biya et ses amis et exécutés par le BIR, cette milice assassine à la solde de monsieur Biya, le peuple peut faire reculer ces gens qui n'ont aucune vision du Cameroun. Paul Biya n'était-il pas venu à la télévision d'état pour annoncer une série de mesures bien qu'étant dérisoires face à la détresse du peuple?

Alors il est évident que si les jeunes se mettent en ordre de bataille et surtout si les femmes décident de soutenir leurs fils, leur mari, le pouvoir despotique en place à Etoudi pourrait céder. Je vous appelle tous à vous inscrire massivement sur les listes électorales et surtout à exprimer valablement votre choix d'un Cameroun différent, ensuite de vous tenir prêt à défendre ce vote.

Chers jeunes, le moments est venu de prendre les choses en main et de s'assurer un avenir à la hauteur de nos aspirations, à la hauteur des possibilités de ce beau pays que la nature nous gracieusement offert.

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